Critique de film

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Housebound

"Housebound"
affiche du film

Après un braquage raté, Kylie Bucknell est contrainte à la pire sentence que la justice néo-zélandaise puisse délivrer : devoir retourner vivre chez sa mère. Cette dernière est convaincue que la maison est hantée, mais Kylie estime qu’elle imagine cela pour se distraire d’une vie occupée à la cuisson de légumes vapeur et aux commérages. Néanmoins, lorsqu’elle entend d’inquiétants murmures durant la nuit et que d’étranges événements commencent à se produire, elle va remettre son jugement en question.

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Trailer - Housebound (2014)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Housebound - Un mètre-étalon dans l’art de terrire
Par : Damien Taymans
Tags : NIFFF 2014

Après un braquage raté, Kylie Bucknell est contrainte à la pire sentence que la justice néo-zélandaise puisse délivrer : devoir retourner vivre chez sa mère. Cette dernière est convaincue que la maison est hantée, mais Kylie estime qu’elle imagine cela pour se distraire d’une vie occupée à la cuisson de légumes vapeur et aux commérages. Néanmoins, lorsqu’elle entend d’inquiétants murmures durant la nuit et que d’étranges événements commencent à se produire, elle va remettre son jugement en question.

Sous ses atours de film de fantômes lambda, Housebound recèle tant de gags ingénieux et de personnages abracadabrantesques qu’il s’inscrit d’emblée au panthéon des meilleures comédies "d’épouvante" de ces dernières années. Rien d’étonnant à ce que cette pépite ait dû traverser l’océan indien pour nous parvenir étant donné la précision dont fait preuve sa mécanique humoristique. Le constat est sans appel : seules les îles britannique, australienne et néo-zélandaise rivalisent d’ingéniosité lorsqu’il s’agit de mixer les genres et de cultiver le décalage comme l’illustrait à nouveau What we do in the shadows, autre surprenante comédie horrifique originaire de la patrie de Peter Jackson à connaître les honneurs de la compétition internationale du NIFFF. Cependant, le vainqueur du Prix Narcisse de cette édition s’avère encore mieux affûté dans ce mélange que la dernière citée : Housebound n’opte pas ostensiblement pour la gaudriole et adopte une atmosphère étouffante et crispante héritée d’un cinéma d’épouvante old school. La vieille bâtisse aux innombrables pièces et aux interminables couloirs ne dépareillerait pas dans les classiques de l’horreur gothique à tendance spectrale, de même que les vieilles cordes élimées qu’actionne le vénérable Gerard Johnstone pour provoquer l’effroi.

Le créateur de la désopilante série The Jacquie Brown Diaries réinjecte dans la présente œuvre ce qui a fait le succès de ses précédentes réussites : un sens aigu de la dérision et un vrai sens de la tragi-comédie familiale (voir le noyau familial recomposé, source de nombreuses loufoqueries) de sorte que les zygomatiques et toute une série d’autres muscles se contractent irrémédiablement sitôt que les gags interviennent avec parcimonie. Partant du principe « qu’il y a quelque chose de très drôle à parler de gens qui veulent régler une invasion de fantômes comme s’ils réparaient une machine à laver » et s’inspirant notamment pour cela de l’émission Ghosthunters, Johnstone a composé une ébouriffante comédie d’épouvante familiale des plus épurée et aussi troublante que cocasse. Cet auteur progresse dans les mêmes sentiers que ses prédécesseurs (Jackson, King) et pourrait même leur damer le pion sur la durée.

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