Critique de film

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House 2

"House II: The Second Story"
affiche du film

Jesse et Kate emménagent dans le manoir où habitaient les parents de Jesse il y a 30 ans. En l'explorant, il découvre que l'un de ses ancêtres aurait dérobé un crâne de cristal aux pouvoirs surnaturels dont l'immortalité. Lorsqu'il déterre le cerceuil de son aïeul, celui-ci est toujours vivant ! Mais le crâne va déclencher la convoitise de créatures ancestrales et la maison devient le lieu de phénomènes étranges...

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Trailer - House 2 (1987)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de House 2 - La dernière maison de débauche
Par : Damien Taymans
Tags : Zombies, Fantômes, Monstres

Jesse hérite d’une vieille demeure de ses ancêtres et décide d’investir les lieux avec sa copine, bientôt rejoints pas un couple d’amis un peu nazes sur les bords. En fouillant un peu les lieux, Jesse découvre l’existence d’un crâne de cristal que possède son arrière-arrière-grand-père et qu’il aurait probablement emporté avec lui dans la tombe. Occasion rêvée par Jesse et son nigaud de copains pour aller déterrer arrière-arrière-grand-papy et lui dérober sa relique. Mais c’est sans compter sur la pugnacité du vieillard qui se réveille après un sommeil de soixante-dix ans…

Après le succès engendré par le premier épisode, Sean S. Cunnigham réitère l’aventure en dotant la toute nouvelle franchise House d’un deuxième épisode à l’image du mouvement entériné par sa saga des Vendredi 13. Steve Miner ne souhaitant pas retenter le diable, c’est au tour d’Ethan Wiley, scénariste du premier volet qui avait redonné du punch à l’histoire de base conçue par Fred Dekker en lui donnant des atours plus potaches, de s’adonner à la délicate entreprise de créer une séquelle aux aventures de Roger Cobb. Une séquelle qui n’en est pas une puisque Wiley, également scénariste, décide de faire table rase du passé en pondant une nouvelle intrigue géographiquement déplacée (une autre baraque pourrie au plancher qui craque) peuplée de personnages nouveaux contrastant avec la figure délicieusement paternaliste et involontairement ridicule du romancier Roger Cobb. A sa place, un trio d’individus écervelés (Jesse, son arrière-arrière-grand-père et son meilleur ami mou du genou Charlie) qui se mettent en quête d’un crâne de cristal, des années avant qu’Indiana Jones ne s’y essaye (le style aventureux reluquant largement du côté de la franchise naissante de Spielberg et Lucas), afin de rétablir l’ordre et la cohérence dans un monde en proie au chaos. De bien minces légitimations qui couvrent bon gré mal gré les nombreuses péripéties vécues par les protagonistes.

Abandonnant toute tentative de s’immiscer dans le cadre horrifique, le cinéaste cloisonne son œuvre au domaine de l’humour, potache si possible. Ainsi se succèdent des mésaventures prétendument désopilantes dans un cadre spatio-temporel inexistant qui permettent aux Abbott et Costello en culottes courtes de se frotter à un catcheur peu amène dans une jungle touffue habitée par des sauriens gargantuesques sortis tout droits du Monde perdu (attention, l’abus de fx foireux tue !), à un ptérodactyle plus haut perché qu’un certain corbeau cher à La Fontaine, à une tribu d’Incas retranchés dans leur temple et à un zombiard à la dégaine de John Wayne et à son cheval anorexique dans un cadre western tendance tortellini. Une intrigue vaudevillesque quasiment labyrinthique qui compile nombre de péripéties improbables pour enchanter les marmots éberlués devant tant de niaiserie enfantine. Car, en paternel soucieux de plaire aux hauts-comme-trois-pommes, l’auteur livre-t-il un bestiaire digne des récits aventureux des 80’s d’un Wolfgang Petersen par le truchement de créatures pouponeuses (le chien-chenille notamment) qui emplissent tant bien que mal le métrage de leur insipide présence.

Axé sur la recherche perpétuelle de l’impossible élucubration rigolarde, House 2 abîme l’esprit d’une franchise déjà intrinsèquement contestable. Reste à espérer que l’audience unanimement enfantine visée ne s’emm… pas trop devant cet artefact spongieux aux allures fantasmagoriques bien illusoires.

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