Critique de film

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L'Histoire sans fin

"Die Unendliche Geschichte "
affiche du film

Bastien, dix ans, est un passionné de romans d'aventures. Un jour, il dérobe un ouvrage merveilleux peuplé d'extraordinaires créatures. Il s'enfonce fébrilement dans l'univers fantastique de ce livre qui le fascine.

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Trailer - L’histoire sans fin (1984)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de L’Histoire sans fin - La belle partition de Wolfgang...
Par : Gore Sliclez
Tags : Heroic Fantasy, Conte fantastique

Bastian, un enfant incompris et malheureux depuis la mort de sa mère, trouve le réconfort et l’évasion dans la littérature fantastique. Alors, quand un jour, un vieux libraire lui parle d’un livre merveilleux dont l’histoire se déroule dans un pays imaginaire, le garçon lui emprunte l’ouvrage et se plonge dans la lecture du roman. Seulement voilà, l’histoire semble prendre le dessus sur la réalité...

Trois ans après son chef-d’oeuvre Das Boot (1981) qui le fit découvrir dans le monde entier, celui qui réalisa plusieurs épisode de Tatort dans les seventies (ouch !) se lance dans l’heroïc fantasy très à la mode début des années 80 avec des films comme Flash Gordon (1980), Excalibur (1981), The Dark Crystal (1982), Dune (1984), Star Wars, Legend (1985) et bien d’autres encore. L’allemand Wolfgang Petersen, puisqu’il s’agit de lui, s’inspira très librement du roman de Michael Ende (qui renia pour cela le film) pour une adaptation haute en couleurs du film le plus cher de l’histoire du cinéma allemand à cette époque.

C’est que l’ami Petersen est un réal qui voit grand, très grand, au point que l’Allemagne ne lui suffira plus d’ailleurs pour son prochain Enemy Mine. Néanmoins, avec un budget de 27 millions de dollars, il a de quoi faire et il le fait plutôt bien. Véritable hommage au bestiaire merveilleux de la mythologie européenne, L’Histoire sans fin se veut d’abord et avant tout une réflexion ludique sur la disparition de l’imaginaire, de ses légendes et de ses mythes. Fantasia, pays de rêve où cohabitent elfes, nains, gobelins et autres personnages fantastiques, est attaqué de toutes parts par le Néant, ce vide, cet oubli qui grappille morceau par morceau la part de nos rêves. Les enfants ne rêvent plus, ne lisent plus, obnubilés désormais par le consumérisme facile et avec lui ses nouveaux jeux vidéos (trentenaires, souvenez-vous des Commodore ou Atari) qui les écartent de la lecture. Bastian semble être le dernier à résister et tente de sauver par la même occasion Fantasia de la disparition, de l’oubli, d’autres diront faire un travail de mémoire.

C’est Atreyu (Noah Hathaway), son alter ego dans Fantasia, qui va entreprendre une longue expédition pour retrouver l’oracle annonciateur de la solution face au Néant. À travers des décors peints comme des tableaux surréalistes de Dali, après de nombreuses rencontres insolites (l’Homme de pierre qui mange des cailloux, la tortue oracle allergique à la jeunesse ou encore Falcor, le chien dragon), Petersen nous balade dans le merveilleux. Des effets spéciaux très réussis pour l’époque qui gardent leur charme 25 ans après dont notamment des costumes et des créatures issues de l’imagination du talentueux Ulderico Gropplero di Troppenburg (!) et mis en lumière sous la baguette de Phil Knowles (Legend, The Princess Bride, 1987).
Le film est une envolée visuelle autant que rythmique, un festival d’images et de couleurs accompagné de la musique entraînante de Giorgio Moroder au synthé. Les enfants apprécieront autant que les grands qui y retrouveront une part de leurs rêves d’enfant, le sourire aux lèvres.

L’Histoire sans fin, dont le thème original est interprété par un Limahl qui avait abandonné pour l’occasion son groupe Kajagoogoo (vous vous souvenez : « Too shy shy, Hush hush, Eye to eye » ?), est une œuvre poétique de toute beauté, devenue délicieusement kitsch avec le temps certes mais qui n’a pas perdu son éclat ni sa magie. Une réussite visuelle autant que technique qui allait lancer Wolfgang Petersen dans la cour des grands et lui donner son passeport pour l’Amérique...

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