Critique de film

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Hellboy II: Les légions d'or maudites

"Hellboy II: The Golden Army"
affiche du film

Après qu'une ancienne trêve établie entre le genre humain et le royaume invisible des créatures fantastiques ait été rompue, l'Enfer sur Terre est prêt à émerger. Un chef impitoyable qui règne sur le royaume d'en-dessous, renie ses origines et réveille une menace sans précédent : une armée de créatures que personne ne peut arrêter. Maintenant, il est temps pour le super héros le plus indestructible et le plus cornu de la planète de combattre un dictateur sans pitié et ses légions. Il peut être rouge, il peut avoir des cornes, il peut être mal compris, mais si vous voulez que le travail soit bien fait, appelez Hellboy.

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Trailer - Hellboy II : Les légions d’or maudites (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Hellboy II : Golden Army - Un héros en or !
Par : Quentin Meignant
Tags : Super-héros

Malgré les résultats mi-figue mi-raisin d’Hellboy au point de vue pécunier, c’est sans trop de surprise que la Universal a décidé de mettre en chantier un deuxième opus du colosse rouge sorti tout droit des enfers. Cette volonté se traduit aisément par le fait que, sur le terrain des supers-héros, la Marvel (Iron Man, Hulk, Spider-Man,…) règne en maître et que la Warner Bros s’apprêtait à sortir Batman : Le Chevalier Noir, qui est bien parti pour battre tous les records au box-office. Les studios Universal se devaient de réagir et, quoi de mieux pour cela que de proposer un deuxième épisode des aventures d’Hellboy, un film apprécié tiré du comics d’un Mike Mignola porté aux nues. Pour ce faire, Guillermo Del Toro a bien entendu été réengagé et l’on attendait du génie mexicain qu’il transcende à nouveau la pellicule et propose un film aussi débridé que le premier opus. Nous retrouvons donc notre héros, Hellboy, qui doit lutter contre le Prince Nuada et ses sbires pour éviter au Monde de faire connaissance avec la maléfique et indestructible Armée d’or. Au programme donc, des bastons, l’humour toujours présent du héros et des histoires d’amour à foison.

Mais, dès le départ, Del Toro se démarque dans sa première participation à la saga en introduisant dans son récit un flash-back où l’on peut observer Hellboy durant son enfance. Pour poser les bases de l’histoire, Del Toro se sert donc d’un héros totalement différent : gentil, crédule, pur (il ne fume pas encore le cigare) que l’on couvrirait presque de bisous s’il n’était pas nanti d’une paire de cornes déjà imposantes. Non content de ce changement radical, le cinéaste nous emmène dans une histoire qui rappelle le style de l’Heroic Fantasy avec un récit imagé concernant la fondation d’une armée d’or qui dort dans les tréfonds de la Terre mais qui finira par se réveiller et causera la fin du monde.

On croit alors assister au retour d’un Hellboy toujours aussi souverain dans un monde où les crapules pullulent mais il n’en est rien. En basant son histoire sur les intrications entre le merveilleux et le réel, Del Toro fait preuve d’une certaine inventivité et emmène le spectateur dans un monde empli de trolls, de princesses et de créatures bizarres. C’est alors qu’une autre grande force du film se révèle : la beauté des décors, notamment ceux du monde des trolls, évoque les œuvres précédentes de Del Toro et, plus particulièrement, le monde merveilleux du Labyrinthe de Pan. Non seulement le film fait rêver mais il reprend aussi certains poncifs du comics : un humour parfois détonnant, des personnages toujours aussi attrayant et l’introduction d’un robot nommé Johann Krauss, véritable poil à gratter d’Hellboy. Le métrage se déroule dans une ambiance folle et une action totalement débridée tandis que notre héros est à nouveau écartelé entre son statut de créature et celui de sauveur de l’humanité.

Malgré une love story entre Abe Sapien et la Princesse qui n’était pas indispensable et quelques personnages secondaires inutiles qui viennent entacher le récit de quelques longueurs, Hellboy II : Les légions d’or maudites tient largement ses promesses. Même si certains décrieront le fait que Del Toro ait repris des éléments de son univers personnel pour créer ce deuxième opus, on ne peut qu’encenser le style donné à l’ensemble. Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de visionner un film de super-héros doté d’une féerie parfaitement mise en scène. Le métrage se démarque de son prédécesseur sur certains points mais fait montre, au final, d’une même valeur qualitative. Un très bon moment !


Critique de Hellboy 2 - Monstres et féeries
Par : Samuel Tubez

Le réalisateur à l’appétit filmique insatiable (z’avez vu le nombre de projet qu’il a ?!) Guillermo Del Toro offre une suite sur grand écran aux aventures de « Red » et de ses alliés du BPRD. Epaulé par l’auteur de la BD originale, Mike Mignola, avec lequel il cosigne le scénario, le cinéaste livre avec Hellboy 2 the Golden Army un superbe divertissement, jouissif et généreux comme il faut. Bigger & louder, vous dites ? Assurément !

Après qu’une ancienne trêve établie entre le genre humain et le royaume invisible des créatures fantastiques ait été rompue, l’Enfer sur Terre est prêt à émerger. Le Prince Nuada (excellent Luke Gross, qui interprétait le redoutable Nomak dans Blade 2), régnant sur le royaume d’en-dessous, renie alors ses origines et s’apprête à réveiller une menace sans précédent : l’armée des légions d’or maudites. Le temps est venu pour Hellboy de combattre un dictateur sans pitié et ses indestructibles légions. Avec ses partenaires du Bureau de Recherche et de Défense sur le Paranormal (B.P.R.D.), à savoir sa flamboyante girlfriend Liz, l’aquatique Abe Sapien et le mystique protoplasmique Johann Krauss, ces alliés voyageront entre notre monde et celui où voguent les créatures les plus innommables. Appartenant aux deux mondes, « Red » devra choisir entre la vie qu’il connaît et une destinée incertaine qui l’attend…

Guillermo Del Toro est un homme généreux doublé d’un véritable fan boy. L’homme parvient à nous prendre par les sentiments, nous émerveiller ou nous amuser en passant avec une facilité déconcertante d’un pur produit commercial (Blade 2) à une œuvre plus intimiste (Le labyrinthe de Pan). Hellboy 2, qui appartient évidemment à la première catégorie, mêle avec brio tous les éléments du gros divertissement fantastique tel qu’on l’aime : de l’action, des monstres, des SFX à foison, de l’humour, de situations surnaturelles incroyables et des personnages attachants dont émane une certaine émotion. Contrairement à la plupart des blockbusters ancrés dans l’univers fantastique, cette suite d’Hellboy amuse, enchante et réjouit tout du long sans provoquer une seule seconde l’ennui chez le spectateur. On le sait, le metteur en scène est un artiste intègre doublé d’un véritable acharné, et le résultat de son travail s’admire sur grand écran avec un plaisir illimité. Combat de tous les instants sur le tournage, Hellboy 2 offre au final, pour un budget inférieur à un Iron Man, infiniment plus. Plus d’action, plus de créatures (le bestiaire est hallucinant), plus d’humour mais aussi plus de profondeur dans le traitement des personnages. Le héros parfaitement interprété par Ron Perlman est plus que jamais attachant et hargneux, et le rapport qu’il entretient avec ses collègues est des plus jubilatoire. Ainsi, Del Toro n’hésite pas à nous montrer, avec risque et péril (celui de tomber dans le ridicule), une scène de ménage entre Red et Liz ou encore une courte beuverie partagée avec Abe Sapien. Les fans du comic book feront peut être la grimace mais pourtant, le désir d’humaniser ces personnages hors normes fonctionne à merveille sous l’œil du réalisateur débonnaire qui se projette plus que jamais dans le personnage d’Hellboy. Plus qu’un gros film à effets spéciaux, Hellboy 2 s’avère donc être un film personnel, incroyablement fun et jouissif, certes, mais aussi parsemé de jolies touches émotives (le plan final s’attardant sur la mine ahurie du héros en est la preuve évidente).

Mais cela ne saute pas forcément aux yeux, le rythme effréné et l’omniprésence de monstres en tous genre à l’écran étant déjà assez captivant en soi. Il est d’ailleurs également important de remarquer que le film assortit avec somptuosité l’esthétique pop des comic books avec un univers fantasy à la fois sombre et enchanteur. Les nombreux maquillages prosthétiques s’allient ainsi avec de superbes effets numériques dans une homogénéité remarquable. Un exemple, parmi tant d’autres, illustrant bien cette parfaite mixité, est le personnage de Johann Krauss. Ce spectre enfermé dans un scaphandre qui peut manipuler toutes sortes d’objets inertes est une jolie réussite artistique bénéficiant à l’écran de quelques mises en situation réjouissantes, comme cette irrésistible scène d’altercation avec Red. Des scènes amusantes comme celle-là, ainsi que des séquences d’action parfaitement lisibles et impressionnantes, le film en contient un bon paquet. Cela étant de plus en plus rare dans l’univers tant formaté du blockbuster, que s’en plaindre serait indécent, vous en conviendrez.

Hellboy 2 est un pur divertissement qui s’avère réjouissant à plus d’un titre. Il ne s’agit peut être pas d’un grand chef d’œuvre, il est vrai aussi que le scénario est relativement convenu, mais la générosité et l’empathie dont Guillermo Del Toro fait preuve envers les personnages créé par Mike Mignola (dont il s’est indéniablement fait l’appropriation pour le cinéma) forcent le respect. Les amateurs de grands spectacles foisonnant d’idées et de créatures, ainsi que les geeks apprécieront, ça ne fait pas un pli.


Oeuvres liées :


Critique de Hellboy II : Les légions d’Or Maudites - Majestueux !
Par : Romain Mollet
Tags : Super-héros

Guillermo Del Toro est incroyable ! De chacun de ses films, il parvient à garder les thématiques et à les appliquer dans ses oeuvres futures, sans pour autant que ça "gave" le spectateur/cinéphile, bien au contraire. Car là où il fait fort, c’est qu’avec Les Légions d’Or Maudites, la synthèse est tellement parfaite que ça donne le spectacle le plus réjouissant de l’année.

On retrouve donc Hellboy, 4 ans après sa première aventure cinématographique dans laquelle il affrontait Grigory Rasputine himself, qui avait pour dessein d’ouvrir un passage interdimensionnel sur notre Terre bien-aimée et de provoquer l’Apocalypse.
Et entre temps, notre démon grincheux devait faire face à ses sentiments pour la jolie (et inflammable) Liz Sherman, problême qu’il abordait avec un sérieux problême de maturité.
Cette fois-ci, on le retrouve débordé par cet amour qu’il a bien du mal à contrôler, tandis qu’un certain Prince Nuada du monde des Elfes (Luke Goss, parfait !) brise la trève faite entre son monde et le nôtre, et désire invoquer les légions d’Or Maudites, à savoir un bon millier de soldats mécaniques et indestructibles qui a décimé notre peuple il y’a bien des siècles (voir l’excellent prologue animé au début du film, qui se révèle déjà surprenant malgré sa simplicité) afin de faire règner son peuple sur notre Terre. Le B.R.P.D ne le laissera évidemment pas faire, et envoie ses meilleurs agents spéciaux sur le terrain.

Et c’est le début d’une aventure passionnante de 2 heures, lesquelles délaissent franchement l’univers sombre et violent de Mike Mignola pour se forger dans son propre univers d’Héroic Fantasy, ponctué d’un humour irrésistible. Hellboy apparait alors plus humain que jamais, avec ses colères hilarantes, tout en possédant l’allure d’un "guerrier" surpuissant de l’enfer prèt à en découdre avec des créatures issues de différentes cultures plus passionnantes les unes que les autres.
Le film évoque autant le premier opus par moments (la scène hallucinante des "petites souris", proche de celles du métro avec Sammael) que Cronos (la prédominance de la mécanique) ou Blade II (les combats - impressionnament chorégraphiés - en sont proches)... Mais la référence évidente, et marquante, et bien sûr Le Labyrinthe de Pan, où les créatures étranges surprenaient déjà. Or, le bestiaire made in WETA (la boîte de Peter Jackson) est ici nombreux, que ce soit du très original Mr.Wink aux simples commerçants qui pullulent dans un marché aux trolls digne du Tatooïne de La Guerre des Etoiles, tout en passant par la nouvelle recrue, Johann Kraus, nounou ectoplasmique au fort accent allemand, qui assure un certain comique involontaire et, avec le recul, complète Hellboy et sa troupe avec brio ou l’imposant Ange de la Mort. D’ailleurs, on est ravis de voir que les personnages secondaires gagnent en profondeur, et deviennent des personnages principaux à part entière auxquels on s’attache réellement, mention spéciale à l’excellent Doug Jones en Abe Sapien et la magnifique Selma Blair en Liz Sherman, qui deviennent des personnages plus qu’incontournables.
Mais, contrairement à ce que pouvait faire penser la bande-annonce, HBII (un nom de code comme un autre) ne se contente pas d’être un divertissement super-cool, autrement dit un super-héros movie normal.

En effet, le film aborde des thématiques inattendues : tout d’abord, la remise en question de la différence dans la société. Hellboy souffrant d’un manque de reconnaissance de l’humanité, celle qu’il devait (et qu’il devra) exterminer à l’origine, mais à cause de qui il passe son temps a sauver nos culs d’inconscients. Le moment de grâce apparait lorsque Del Toro nous prouve que quelque chose à l’allure menaçante peut cacher en elle un bijou de beautée, une aura magnifique à laquelle on n’aurait jamais pensé. Ensuite, le thème de l’amour est prédominant, ce qui accouche des scènes les plus drôles (il faut voir la scène mémorable de cuite sur fond de musique d’amour !) et les plus émouvantes (la fin, qui doit forcément vous arracher quelques larmes) du métrage, la sous-intrigue tournant autour de ça.
Tout cela donne un mélange étrange d’humour ravageur et d’émotions omniprésent, porté par la bande-son mélodieuse et entrainante de ce GENIE (il le mérite) de Danny Elfman, dont on n’aurait jamais deviné qu’un tel univers puisse correspondre.

Au final, Les Légions d’Or Maudites surpasse sans difficulté un premier épisode très sympathique à défaut de certains handicaps, mais en plus il transcende presque un genre qu’on croyait connaitre par coeur, en proposant tout les ingrédients pour donner LE divertissement parfait, tout en possédant une réflexion d’auteur fantastique qui faisait le charme des films hispaniques du metteur en scène. Et à la vue de la bataille finale contre les Légions d’Or, on ne peut que accorder notre totale confiance à Del Toro pour mener à bien The Hobbit, ce qui ne devrait pas être difficile si il garde le même niveau de perfection. Sans exagérer.

Commentaires sur le film

les aventuriers de l’armée perdue

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Je ne serait pas aussi enthousiaste que Zito, mais sa critique Généreuse et un peu maladroite exprime très bien l’état dans lequel on se trouve à la sortie de Hell Boy 2.

Un film plus fournit, des idées et des personnages plus développés, jouissif et personnel, Hell boy 2 est un pur bijoux imparfait mais terriblement séduisant.

10 novembre 2008 à 12:11 | Par Isokilla

0 etoiles

6 février 2009 à 18:02

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