Critique de film

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Harold's Going Stiff

"Harold's Going Stiff"
affiche du film

Harold Gimble est le premier homme à souffrir d'une maladie neurologique dégénérative, dont les symptômes impliquent rigidification du corps, amnésie progressive et au dernier stade, agressivité, voir cannibalisme. Bref pour le commun des mortels, il s'agit d'une forme de zombification ! Pour autant Harold va retrouver la joie de vivre en côtoyant son infirmière, Penny Rudge, envoyée à domicile pour soigner sa raideur physique par le massage...

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Trailer - Harold’s going Stiff (2011)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Harold’s going stiff - L’éveil
Par : Damien Taymans
Tags : NIFFF 2012

Une maladie dégénérative gangrène une partie des hommes qui tous présentent des symptômes similaires : rigidification du corps, agressivité et amnésie progressive. Harold Gimble, patient zéro, traîne cette affliction depuis de longues années et demeure un vrai mystère pour la science puisque, hormis des difficultés motrices et quelques pertes de mémoires, le vieil homme se distingue des autres malades par son absence de pulsions violentes. L’arrivée dans sa vie de l’énergique Penny Rudge, infirmière envoyée à domicile pour soulager sa raideur physique, va chambouler la vie du retraité. Mais il doit cependant craindre pour sa vie car trois justiciers transforment les zombifiés en charpie à l’aide de battes de base-ball. Et la tête d’Harold est un trophée avec lequel ils aimeraient garnir leur cheminée...

Tourné à Sheffield pour un budget dérisoire, Harold’s going stiff use d’une imagerie propre à l’horreur, des codes du documenteur et détourne tous ces artifices pour s’inscrire dans un registre tout à fait autre, celui de la satire sociale. Keith Wright stigmatise ici la peur des citoyens britanniques face à une nouvelle forme de chaos, évoquant la dégénérescence de la vieillesse, avec ses métastases arthritiques et alzheimeriennes. Ainsi, les "mourants" relèvent, après quelques semaines, plus de la bête sauvage que du bipède, batifolant en pleine nature en grognant et s’attaquant au hasard aux badauds qui traînent dans leur sillage. L’image d’Épinal du mort-vivant est convoquée par le cinéaste pour les besoins de la cause humoristique : les patients ankylosés des membres trottent littéralement dans la campagne pour éviter les assauts du trio de crétins redresseurs des torts, irrémédiablement zombophobes et pathologiquement attardés. Paradoxalement, ces saynètes lourdaudes, censées désamorcer le pathos de la relation que nourrissent Harold et l’infirmière, créent le malaise : les maladresses des personnages principaux manquent de virer à la balourdise, la répétition de certains éléments du récit (Harold range des objets dans des endroits absolument inadéquats) déclenche une mécanique du rire bien involontaire.

Avant de se conclure dans un dernier acte aussi élégant qu’un pachyderme dans une robe Gucci taille 38, Harold’s going stiff aura impressionné par sa maîtrise du registre dramatique et navré par ses multiples tonalités dissonantes qui alourdissent l’ensemble. A mesure qu’Harold se déraidit, l’intérêt de la bande s’engourdit, au point de devenir une version maladroite de L’Éveil.


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