Critique de film

Harlequin

"Harlequin"
affiche du film
  • Genre : Fantastique - Sorcellerie et Satanisme
  • Année de production : 1980
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Simon Wincer
  • Pays d'origine : Australie
  • Durée : 1h35
  • Budget : 850.000 Dollars australien
  • Scénariste : Everett De Roche
  • Musique : Brian May
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Robert Powell, David Hemmings, Carmen Duncan, Broderick Crawford, Gus Mercurio, Alan Cassell, Mark Spain,Alyson Best, Sean Myers, Mary Simpson, Bevan Lee, Mary Mackay, John Frawley, Nita Pannell,...
  • Récompenses : Nominé comme Meilleur Film International aux Saturn Awards 1981
    Nominé comme Meilleurs Costumes, Meilleurs Décors, Meilleure Actrice Principale (Carmen Duncan), Meilleur Montage et Meilleur Réalisateur � l'Australian Film Institute 1980
    Meilleure Photographie et Meilleur Scénario au Festival de Sitges 1980
    Prix de la Critique Internationale au Festival de Sitges 1980

Le jeune sénateur Rick Rast est appelé à remplacer un homme politique influent, mort dans d'étranges conditions. Au même moment, Gregory Wolfe, un mystérieux inconnu, vient bouleverser son existence...

Les critiques à propos de ce film

Harlequin - Surprenant et intéressant !
Par : Quentin Meignant


Simon Wincer, réalisateur australien méconnu dans nos contrées, nous livre, avec Harlequin, un intense moment de magie noire. Le film est tellement réussi et complexe qu’il est presque impossible de lui donner un genre précis. Nous avons choisi de le ranger dans Sorcellerie uniquement parce que les miracles réalisés par Gregory tiennent parfois de la magie noire.

Au vu des premières scènes, nous pensions assister à un film manquant cruellement de rythme et complètement mélodramatique : un enfant malade, la disparition d’un homme politique, la vie pas toujours simple d’un sénateur,... Tous les ingrédients étaient présents pour que ce film sombre dans la médiocrité et dans les travers de nombreux films familiaux. Mais voilà, c’était compter sans le scénario d’un Everett De Roche, auteur de quelques épisodes de.... Flipper, le Dauphin, au mieux de sa forme !

En effet, le film prend une direction et un rythme auquel on ne s’attendait guère et les émotions s’enchaînent à une vitesse honorable ! Nous pensons notamment aux scènes tournées sur la falaise où Gregory et Alex testent leurs pouvoirs magiques et leurs aptitudes à nous faire peur. Ces scènes, tournées avec un grand talent par Wincer font désormais partie des scènes cultes d’un cinéma autralien qui peut être fier de compter un tel métrage dans sa filmograpghie !

Lors de ces séquences, nous pouvons aussi admirer le travail réalisé quant aux choix des décors et la superbe photographie des lieux ! Rarement, dans un film fantastique, nous n’avions vu pareil spectacle ! L’endroit où a été tourné ces scènes est d’une beauté incroyable.

L’atmosphère même du film jouit des bienfaits du travail de Wincer et compagnie. Le cadrage de chaque scène a été étudié au millimètre près afin de nous faire ressentir un maximum d’émotions. Ainsi, la scène où l’on voit la servante dans la salle de bain et Gregory immobile en fond d’image a de quoi donner quelques frissons.

Le seul petit reproche que l’on pourrait faire au métrage est que les effets spéciaux ne sont pas des plus précis. Bien sûr, il faut tenir compte de l’époque mais le réalisateur aurait pu s’abstenir de quelques tours qui pourraient paraître totalement ridicules aux spectateurs ! La musique n’est pas non plus un summum du genre même si elle est loin d’être mauvaise.

Les costumes sont, quant à eux, impressionnants et les combinaisons de Gregory originales ! Les vêtements qu’il porte au banquet sont, ajoutés à son maquillage, une pure merveille ! Des costumes qui cadrent donc bien avecle talent de l’acteur principal, Robert Powell. Celui-ci donne toute la crédibilité nécessaire à son personnage et demeure envoûtant et virevoltant du début à la fin ! Il est d’ailleurs magnifiquement épaulé par Carmen Duncan et Mark Spain, ce dernier étant tout à fait diabolique dans son rôle de miraculé ! A l’inverse, David Hemmingsnous livre une prestation un peu terne et nous fait réellement penser aux personnages de séries allemandes des 80’s.

Au final, un très bon résultat pour un film surprenant ! Une très bonne oeuvre à déguster sans modération...

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