Critique de film

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Hard Revenge, Milly

"Hard Revenge, Milly"
affiche du film

Dans une ville de Yokohama baignant dans une violence extrême, le mari et la fille de Milly se font assassiner par les membres d'un gang. Milly va alors apprendre la maîtrise du sabre et réclamer vengeance...

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Trailer - Hard Revenge, Milly (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Hard Revenge, Milly - La vengeance est un plat qui se mange sanglant
Par : Quentin Meignant
Tags : Asiatique, Gore

Grand ami de Mamoru Oshii, Takanori Tsujimoto s’est fait les dents il y a quelques années sur les bandes de son pote en l’aidant notamment pour Kill et The Women of Fast Food, deux bandes passées relativement inaperçues sous nos latitudes, hormis auprès des amateurs de ciné made in Japan. Ayant goûté pour la première fois à la réalisation, le cinéaste se lança alors dans une carrière solo qui l’emmena tout droit vers une bande extrêmement barrée, Hard Revenge, Milly, tournée à l’économie en 2008 et qui vint s’offrir aux spectateurs du BIFFF en 2010. Le métrage place son action dans la ville de Yokohama, qui en découd depuis des années, dans un environnement post-apocalyptique, à la violence extrême de ses gangs. Outrepassant toutes les lois, les bandits ont la mauvaise idée de s’en prendre au fils et au mari de Milly, une jeune femme comme les autres. Mue par la vengeance, cette dernière va va alors apprendre la maîtrise du sabre et massacrer à tour de bras toute personne ayant participé de près ou de loin au double-assassinat.

Partant, comme nombre de bandes nippones actuelles, d’un simple prétexte pour se livrer à une orgie de drôleries gores, Hard Revenge, Milly n’y va pas par quatre chemins et ce, dès le début, où, très rapidement, son réalisateur se livre à un véritable étalage de ses capacités en la matière. Extrêmement généreux dès les premiers instants, Takanori Tsujimoto parvient à composer avec la faiblesse de ses moyens pour livrer un ensemble fameusement jouissif, calquant sur tous les modèles du genre sans pour autant tomber dans les mêmes travers.

Si l’on ne peut néanmoins affirmer que Hard Revenge, Milly arrive ne serait-ce à la cheville du Dieu Machine Girl, la bande met toutefois sévèrement à l’amende le trop long Tokyo Gore Police, ne serait-ce que par son format, seulement long de minutes. De plus, son œuvre faisant preuve d’un rythme de tous les instants, Tsujimoto parvient à intercaler, entre les coups de boutoirs exagérément gores, des séquences à la chorégraphie tout simplement parfaite. Bien aidé par l’expert en la matière Sonomura Kensuke, le cinéaste emballe le tout de manière excessivement intelligente par le biais de décors au style dépouillés, masquant parfaitement bien le manque de budget de son ensemble. Evitant même les bavardages grâce à l’utilisation de flash-back à la lisibilité passable, Hard Revenge, Milly se termine presque comme il avait commencé : de manière plus que convaincante.

Bande à destination du sous-genre comico-gore sévissant pour l’instant au Japon, Hard Revenge, Milly constitue un mets de choix dans un panorama trop souvent embrumé par l’une ou l’autre production un peu moins inspirée. Avec fort peu de moyens, Tsujimoto sera parvenu avec intelligence à livrer un ensemble totalement barré à la mise en scène impeccable. Certains réalisateurs nippons plus importants feraient bien d’en prendre de la graine…

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