Critique de film

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Hanté par ses ex

"Ghosts of Girlfriends Past"
affiche du film

Photographe spécialiste des célébrités, Connor Mead est un célibataire fêtard qui jongle sans aucun scrupule avec ses nombreuses conquêtes féminines. Cynique absolu, il parvient même à saper la répétition du mariage de son frère Paul. Étrangement, seule Jenny, une de ses amies d'enfance, semble résister à son talent dévastateur... Juste au moment où Connor semble avoir définitivement réussi à gâcher le grand jour familial, il reçoit la visite du fantôme de son oncle Wayne, lui-même débauché notoire. Grâce aux fantômes des ex-petites amies de Connor -passées, présentes et futures- l'oncle Wayne est venu faire passer un message essentiel à son protégé. Pour Connor, c'est le début d'une odyssée aussi hilarante que révélatrice qui va le conduire vers une vérité qu'il n'imaginait pas...

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Trailer - Hanté par ses ex (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Hanté par ses ex - Romhantic
Par : Damien Taymans
Tags : Comédie

Connor Mead, photographe réputé, aime l’argent, le sexe et la liberté. A tel point que son tableau de chasse ne cesse de s’agrandir et que la liste des conquêtes outrées par les comportements inacceptables de ce bachelor endurci s’accroît de manière considérable. Paul, son frère, est de loin plus romantique. La preuve en est que le garçon est sur le point de se marier. Mais il a choisi Connor pour être son témoin et ce dernier, plus occupé à culbuter les demoiselles d’honneur qu’à porter des toasts en l’honneur de son frangin, fait doucement capoter la cérémonie. Jusqu’à ce que son oncle Wayne ne lui rende visite de l’au-delà et lui annonce la visite de trois de ses ex, réduites depuis à l’apparence fantomatique. Epaulé par ses anges protecteurs, Connor revient à l’origine de son existence et découvre comment il est devenu, au gré des événements, ce coureur de jupons sans morale…

Preuve d’un engouement sans pareil pour le fantastique, les autres genres se plaisent à l’incorporer afin de renouveler l’intérêt de leurs ficelles élimées et de donner une plus-value scénaristique à leurs intrigues souvent monotones. La romance cinématographique – parfois déguisée sous le masque de comédies censément drôles - a ainsi fait preuve ces dernières années d’une vigoureuse attirance pour quelques gimmicks fantastiques. Entre deux rives exploitait les failles temporelles pour faire vivre à ses protagonistes une idylle impossible, Et si c’était vrai, comme Le fantôme de mon ex-fiancée, convoquait des spectres aux formes avantageuses (respectivement, Reese Witherspoon et Eva Longoria) tandis que Ma super-ex préférait le style super-héroïque pour dépeindre les frasques amoureuses d’un couple déconstruit. Autant de titres qui attestent de la difficulté qu’affiche la comédie romantique à renouveler ses thèmes, continuellement centrées autour de deux personnages qui s’embrasent d’une inexplicable passion et patientent – le temps de l’heure et demie syndicale – pour laisser libre cours à leur passion pressentie dès l’entame.

Prenant comme modèle A Christmas Carol de Charles Dickens (les spectres émanent du passé, du présent et du futur) dont une adaptation fidèle est prévue pour Robert Zemeckis dans le courant de l’année, Mark Waters, déjà coupable de la trop libre adaptation d’Et si c’était vrai, reprend à la lettre l’habituel credo de l’ex spectrale et du nigaud qu’il convient de hanter. Dans les rôles-titres, le couple brûlant d’Hollywood Jennifer Garner-Ben Affleck est initialement prévu avant que le tournage, au départ censé débuter en 2003, ne capote en raison de contraintes budgétaires. Finalement, c’est le séduisant Matthew McConaughey qui obtient le droit de se glisser dans la peau de Connor Mead, playboy ingrat qui a calqué son existence et sa réussite sur celle de son oncle Wayne (campé par Michael Douglas), Dom Juan qui a passé l’arme à gauche. L’argument fantastique, réduit à quelques effets anecdotiques (passage intra corporel et ubiquité fantomatique), ne suffit pas à calfeutrer les trous béants d’un scénario suffisant qui compile une série de clichés indigestes (le playboy sans cœur et sa némésis froide et inaccessible) et abuse de ficelles convenues. Aussi, lorsqu’une idée un poil originale vient émailler la pellicule, le cinéaste se plaît-il à la reproduire à l’envi et à extirper chez le spectateur dubitatif l’un ou l’autre sourire fébrile (les larmes des ex-conquêtes de Connor provoquent une averse, leurs Kleenex usés se transforment en douce bruine et les préservatifs usagés rappellent l’impact de Little Boy).

Ingrat et bêtifiant, Hanté par ses ex n’est au final qu’une comédie romantique sans âme, un produit aseptisé qui mise sur son casting cinq étoiles pour drainer un maximum de spectateurs livides dans les salles obscures.

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