Critiques/Analyses

Hannibal - Saison 3 (2015)

10 mars 2016 | Par : Damien Taymans

Le docteur Hannibal Lecter s’est débarrassé de Will Graham et de Jack Crawford et sévit désormais à Florence, en tant que conservateur de musée. Une véritable Renaissance s’amorce pour le Cannibale qui se voit bientôt coursé par d’anciens démons. Verger, Graham et Crawford n’ont pas abandonné l’idée de le tuer...

Parlez-moi de Florence et de l’Enfer de Dante. Garnie d’épisodes dont les titres reprennent des mets italiens, la dernière partie de la série reprend l’essentiel de l’escapade florentine du docteur Lecter, dépeinte dans les roman et film Hannibal. S’y retrouvent entre autres le flic Rinaldo Pazzi pendu et éventré pour son imprudence et le milliardaire Mason Verger que le psychiatre a poussé à s’automutiler et à nourrir des clébards avec les lambeaux de son visage. Une galerie assez fidèle aux matériaux originaux même si les auteurs se permettent quelques largesses pour développer au mieux une intrigue souvent prodigieusement bordélique. Cette ultime fournée (même si un long-métrage est annoncé) s’apparente hélas à une sorte de fourre-tout dans lequel les créateurs se sont empressés de déverser ce qui restait dans leur stock afin de répondre au cahier des charges. Alors que jusqu’alors quelques bonshommes secondaires avaient tiré leur épingle du jeu pour alimenter les cliffhangers de chaque épisode (la reporter Freddie Lounds, le psychiatre du Maurier campé par Gillian Anderson, le psychopathe Abel Gideon), il paraît ici inévitable de développer à la sauvette quelques trognes de la faune imaginée par Thomas Harris. Les cinq derniers épisodes - les moins intéressants, en se concentrant sur la gloire et la déchéance du Grand Dragon Rouge, sonnent le glas de la série.

Qu’importe les audiences en berne (à peine 1 millions de spectateurs aux Etats-Unis pour quelques épisodes de la troisième saison) et l’expédition finale, Hannibal constitue l’un de ces rares essais réussis de développement télévisuel d’un concept d’abord porté sur le grand écran. Et ce résultat tient avant tout à la confluence de plusieurs facteurs déterminants comme l’aura des principaux comédiens qui donnent littéralement corps à leur hôte (Mikkelsen et Dancy, mais aussi Anderson, Esparza et Fishburne), la réalisation millimétrée de metteurs en scène chevronnés (David Slade ou Vincenzo Natali) et le brio de Bryan Fuller qui est parvenu à apporter sa pierre à un édifice aussi mythique que celui du docteur Lecter. Une série à la mesure du personnage, sanglante et brillante, raffinée et cinglante.

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