Critique de film

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Hancock

"Hancock"
affiche du film

Afin de redonner un sens à sa vie, un super-héros torturé s'installe dans le quartier new-yorkais de Brooklyn. Là, il se lie avec une femme au foyer ainsi qu'avec un garçonnet mystérieux. Faut de nouvelle vie qui commence, le chaos s'isntalle !

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Trailer - Hancock (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Hancock - La tête dans l’cul
Par : Samuel Tubez
Tags : Super-héros

Peter Berg est un touche à tout. Réalisateur de films variés (Very bad things, Bienvenue dans la jungle, Le Royaume,…), scénariste, producteur et même comédien au cinéma et à la télévision (Shocker de Wes Craven, Collateral de Michael Mann, la série Chicago Hope,…), il tâte ici du film de super-héros avec le très branché Will Smith en tête d’affiche. Et pour continuer dans la diversité, il s’avère que Mr. Hancock n’est pas un « héros » comme les autres…

Chaque super-héros a sa particularité. La capacité de pouvoir voler, de tisser, de se transformer, etc. etc. Hancock, lui, possède une puissance surhumaine. Il est increvable, rien ne peut le blesser. Ses aptitudes lui ont permis de sauver de nombreuses vies, mais ses méthodes, bordéliques et destructrices, ne lui attirent guère les faveurs des autorités et des civils. A vrai dire, tout Los Angeles en a marre de Hancock. Pourtant un jour, il sauve la vie de Ray Embrey, un type qui bosse dans la communication. Redevable auprès du super-anti-héros alcoolique, il l’invite chez lui et lui propose de changer son image auprès de la population en modifiant son comportement. Mais Hancock est une tête de mule et le convaincre est loin d’être facile…

Le début n’est pas trop mal et dénote complètement avec les films habituels mettant en scène des types nantis de pouvoirs surnaturels : Hancock est un alcoolo qui pieute sur les bancs, il se fiche du qu’en-dira-t-on et il fait ce qu’il veut. On s’étonne presque de le voir prêter main forte à la police lors d’une course poursuite où la voiture d’une bande de braqueurs finira plantée au sommet d’un building. C’est qu’au fond de lui, malgré sa fuck attitude et les millions de dollars de dégâts qu’il commet, Hancock n’est pas un con. Et comme on est dans une grosse production américaine relativement bien-pensante, il va revenir dans le droit chemin, assumer ses actes, et même retrouver une parcelle de son passé durant sa rédemption. Conséquence : Hancock fait le malin en traitant les autres super-héros de gay mais au final, il ne leur arrive pas à la cheville.

Si assister aux déambulations d’un Will Smith mal rasé, bouteille de gnôle à la main, qui déblatère quelques insultes (suffisamment pour faire cool mais pas de trop pour ne pas choquer) à base de « con » et de « cul » sur fond de musique hip-hop correspond parfaitement à votre vision d’un anti-héros vulgaire et crapoteux, Hancock est fait pour vous. Sinon, vous devrez supporter tout cela ainsi qu’un récit dépourvu d’enjeu où notre héros à la gueule de bois n’affronte pas un seul ennemi un tant soit peu charismatique (si ce n’est peut être Daeg Faerch, le jeune Michael Myers de Rob Zombie, lors d’une « scène-gag » de 2min) et découvre son alter ego (LA pseudo surprise du film), dévoilant ainsi son seul et unique point faible. Pour couronner le tout, la mise en scène n’est franchement pas inspirée, Peter Berg accumulant les mouvements de caméras horripilants et les zooms inutiles durant des scènes d’action toute pourries. Les scènes d’humour ne sont pas mieux loties et ne fonctionnent qu’une fois sur deux, et encore (le meilleur étant dans la bande-annonce). Quant au final, euh…no comment.

Dépourvu de réel enjeu et plombé par un humour beauf, Hancock séduit au début pour mieux décevoir par la suite. Bon an, mal an, l’anti-héros à la fuck attitude séduisante devient le super-héros cool et rangé qu’il déteste tant. C’est qui finalement le vrai méchant dans toute cette histoire ? Hollywood pardi !


Critique de Hancock - Le cul entre deux chaises (bancales)
Par : Romain Mollet

"Il y a des héros, il y a des super-héros... et il y a Hancock". C’est fou comme la tagline du film dit vrai, Hancock n’est pas un personnage comme les autres, tout comme il n’est pas un film comme les autres. Et dans le cas présent, c’est même ça qui dérange.

En effet, on ne sait jamais vraiment où se situer avec cette histoire pourtant originale et intéressante qu’est la vie de ce surhomme alcoolo et impoli, cible d’une population américaine lassée qui estime ne pas avoir besoin d’aide, et qui préfère accabler au lieu d’acclamer. Oui, il y avait un fort potentiel à tirer avec cette histoire osée et décalée, à l’heure où les bienveillantes productions Marvel et cie pullulent sur nos écrans.

L’excellente première partie, qui donne au film ce ton décalé, privilégie de sympathiques gags cools et des répliques savoureuses, majoritairement dues à l’excellent duo formé par Will Smith et Jason Bateman, qui le forcera à aller en prison pour lui redonner une image auprès des civils, et surtout assurer son plan marketing surréaliste. Mais le film prend une toute autre tournure à la sortie de prison de ce dernier, car viennent se mêler une bande de bad guys ridicules sans véritable charisme (volontaire ?), et une sombre histoire de "famille divine" qui surprend tant elle est inattendue, et surtout inespérée. Et à l’intrigue de se perdre au beau milieu de tout ça, et on ne comprendra l’intérêt de ces changements que lors d’un final autant émouvant que surprenant, tentant de remettre en cause toute la mythologie même du Super-héros universel.

Si les acteurs s’en tirent superbement, Will Smith et Jason Bateman en tête (Charlize aussi, bien sûr), il y a un autre aspect négatif qui vient perturber l’ensemble du film : le style de Peter Berg.
Le metteur en scène, qui a déjà pour habitude de partager son public, opte pour un style spectaculaire (à comprendre : qui bouge dans tous les sens) qui nous force à le comparer à un Michael Bay sous tranquillisants. La camera gigote à tout-va, et malgré une esthétique soignée, l’agacement point à l’horizon des suites d’un torticolis malencontreux. Sans oublier le plagiat complet des séquences de vols de Spider-Man, c’est trop pour un seul film.

Une oeuvre que l’on aurait aimé voir plus subversive et violente, mais qui reste en fin de compte trop Hollywoodienne dans les règles (merci Monsieur Akiva Goldsman !), et dont les bonnes idées se mêlent avec du pur n’importe quoi dont les enjeux tardent à se montrer. Reste un bon moment passé en salle (grâce au génie de Will Smith, et des SFX parfois - j’insiste ! - convaincants) qu’il est impossible de vraiment regretter.


Critique de Hancock - Chute vertigineuse
Par : Quentin Meignant

Les années 2000, terrain de jeu des super-héros ? Qu’elles soient de véritables chefs-d’œuvre ou de piètres pop-corn movies, les épopées de ces citoyens hors normes peuplent les salles de manière peu commune en ce début de siècle. Et, dans une année 2008 enrichie par The Dark Knight, Iron Man ou encore Hulk, Hancock avait tout du produit à part. En effet, ce dernier est l’un des rares super-héros à ne pas être tiré d’un comic book mais bien de l’imagination sévèrement perturbée des scénaristes Vincent Ngo (Hostage) et Vince Gilligan, auteur de 30 épisodes de la série X-Files. Si l’information avait de quoi dérouter les routiniers du genre, habitués aux productions Marvel ou DC Comics, un pitch qui jouait la carte de l’originalité mettait tout le monde d’accord : Hancock pouvait devenir LA révélation héroïque de l’année. Ce dernier, afro-américain de son état, est doté de super pouvoirs qu’il n’utilise malheureusement pas toujours à bon escient. Alcoolique et impoli, Hancock, lors de ses diverses missions, occasionne bien des dégâts et, pire encore, constitue un véritable danger pour une société qui le déteste. Sa rencontre avec Ray et son épouse, Mary, vont considérablement changer son existence : la rédemption est proche pour le héros.

Producteur, scénariste, acteur et réalisateur, Peter Berg possède un palmarès hors du commun. Véritable touche-à-tout, l’homme fut choisi par Columbia pour mettre en scène dans les meilleures conditions un héros pas comme les autres, sorte d’anti-super-héros par excellence. Aussi, dès l’entame, le réalisateur met tout en œuvre pour scotcher le spectateur : bande son saturée, séquence menée tambour battant, mise en scène vertigineuse et SFX de grande qualité. En un mot, le cinéaste laisse d’emblée entrevoir un ensemble bordélique mais foutrement réjouissant. C’est alors que Berg offre à son œuvre l’occasion de décoller en mettant en avant les défauts de son héros : alcoolique, clochard, grossier, ce dernier ne rechigne pas à la tâche pour trancher avec l’image que l’on se fait de prime abord de ces citoyens d’exception, consacrés par des générations de comics books ou vulgarisés par les récentes fournées télévisuelles.

Car, Hancock, à proprement parler, n’en est pas un. Pire même, il représente à lui seul les malaises d’une société où, comme certains se plaisent à le dire, « tout fout le camp ». Avec un humour jamais démenti, Berg tire le maximum d’un personnage souvent attachant, parfois détestable. Alors que le métrage semble se diriger vers une destinée éclatante, un revirement scénaristique d’envergure vient saper les efforts du cinéaste. Ce dernier, victime d’un scénario bien trop hollywoodien que pour être honnête, peine alors à offrir un second souffle à son œuvre. Bloqué par une romance aussi inintéressante que malvenue, le cinéaste se livre alors à un amoncellement d’effets spéciaux jouant trop sur la surenchère. Jusque dans un final ahurissant de médiocrité, Hancock perd son âme et livre éléments convenus et inepties irritantes à la pelle.

Malgré une première partie complètement folle, Hancock s’enlise donc petit à petit dans le pop-corn movie de bas étage. Avec une intrigue romancée inutile et abracadabrantesque, les scénaristes ont sabordé une œuvre qui, dès les premières secondes, paraissait pourtant bien sympathique. Transformer un pitch si original en sommet de la convention, il fallait le faire…


Commentaires sur le film

Carrément d’accord avec Zito

3 etoiles

Si on met en parrallèle la scène d’intro et celle cloturant le métrage, on ne sait pas si ça vient du même film, un film donc hypocrite puisqu’il se moque d’un genre ^pour mieux s’y plier par la suite.Peter Berg a bien changé depuis Very Bad Thing

Sinon la première partie du film est plutôt géniale.

2 octobre 2008 à 12:10 | Par Isokilla
genial

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

7 novembre 2016 à 18:11

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