Critique de film

Hammer - Le Cri

"The Silent Scream"
affiche du film
  • Genre : Thriller - Thriller horrifique
  • Année de production : 1980
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Alan Gibson
  • Pays d'origine : Angleterre
  • Durée : 50 minutes
  • Scénariste : Francis Essex
  • Musique : Leonard Salzedo
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  • Bande annonce
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  • Casting : Peter Cushing, Brian Cox, Elaine Donnelly, Anthony Carrick, Robin Browne, Terry Kinsella.
  • Récompenses : Aucune

Chuck sort de prison et rejoint la maison de sa femme. Il se rend ensuite chez un homme qui lui a rendu visite pendant son incarcération. Ce dernier lui offre de travailler dans son animalerie. Le destin de Chuck va alors connaître un funeste tournant et sa vie va basculer dans l'horreur.

Les critiques à propos de ce film

Hammer - Le Cri - Un petit bijou !
Par : Quentin Meignant






Le regretté Alan Gibson a misé sur un scénario totalement original pour nous envoyer au septième ciel avec ce métrage. Ce film n’est en rien comparable avec quelque oeuvre que ce soit, il est tout simplement unique et le seul fait de l’avoir vu nous fait frissonner. Le réalisateur fait preuve d’un panache sans limites pour nous livrer une oeuvre aussi machiavélique que complète. Nous plongeons dans l’enfer de l’incarcération et du domptage avec un Peter Cushing au mieux de sa forme.

En fait, il est carrément impossible de décrire une oeuvre d’une telle ampleur tant l’intensité de chaque scène est immense. Les questions que suscitent chaque plan sont innombrables et la vision qu’on nous donne de l’enfermement est tout simplement horrible. Nous nous mettons à ressentir ce que ressent un fauve enfermé. Martin Blueck rêve d’un monde où les prisons n’existent plus, d’un monde où les prisons sont dotées de murs invisbles. Ces derniers passent par un conditionnement de chaque prisonnier qui se ferait comme on dompte un fauve. « Pour avoir la paix, il faut avant tout de la violence », voici donc le thème soulevé par Le cri.

Ce thème est sans aucun doute une critique de notre société moderne et plus particulièrement de l’hégémonie des USA sur le plan de la « diplomatie » mondiale. Bien plus qu’un simple film, Gibson nous offre un véritable pamphlet contre les valeurs mêmes de la société. Le type de méthodes pratiquées par Martin Blueck évoque clairement la politique américaine de ces deux derniers siècles : mettre le mal K.-O. par une bonne guerre et donc par la violence. IMPRESSIONNANT !

Nous pouvons même imaginer que le réalisateur veut aller plus loin en critiquant toutes les punitions infligées (aux enfants ou aux adultes) dans le but d’un conditionnement. En gros, il se bat contre la devise « On soigne le mal par le mal » La mise en scène est léchée et la dernière scène nous coupe carrément le souffle. C’est à en tomber par terre et personne ne peut sortir indemne d’une telle merveille. Chaque détail a été scupuleusement étudié : la musique est de très bon goût et les décors tout à fait adéquats. Quant à la prestation des acteurs, elle se passe de tout commentaires.

Nous n’avons plus qu’à nous incliner devant l’immense talent de Peter Cushing. Bien que vieillissant, le regretté acteur de The curse of Frankenstein et de The abominable Snowman nous offre un moment inoubliable et confirme les superbesimpressions qu’il nous avait laissé. Ce métrage est l’un de ses derniers et sans doute l’un des plus réussis.

Un bijou, un joyau, un film à voir et à revoir ! Une oeuvre majeure de la Hammer tout simplement !

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