Critique de film

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Gutterballs

"Gutterballs"
affiche du film

Un tueur sanguinaire utilise mille et un artifices pour décimer un à un les ados présents dans un club de bowling...

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Trailer - Gutterballs (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Gutterballs - Strike !
Par : Damien Taymans
Tags : Slasher, Serial killer, Gore

Au bowling Xcalibur, de drôles de choses se trament. Deux bandes de jeunes délurés s’affrontement en nocturne sous l’œil peu avisé du concierge qui s’y connaît côté boules et quilles. Les oppositions des deux groupes d’adulescents donnent lieu un soir à une violente bagarre entre les ténors de chacune des équipées, une dispute soldée par un joli lancer de boule de la part de Lisa sur le pied du pauvre Steven. Vénère comme pas deux, Steven prépare sa vengeance et passe sa haine pour la fille facile sur les galbes de son corps, provoquant tant qu’à faire un viol collectif à coup de triques et de quilles. Le lendemain soir, une nouvelle bataille se déroule sur les pistes. Une soirée pèpère se profile à l’horizon jusqu’à ce qu’un mystérieux tueur ne se mette à collectionner les cadavres pour réaliser son propre strike…

Affiche aux réminiscences du Maniac de Lustig, une scène de viol extrêmement éprouvante renvoyant au I spit on your grave (l’explosion trash en sus) de Meir Zarchi, le tueur ganté façon giallo, les jacasseries débridées à caractère pornographique sauce Porky’s. Aucun doute, Gutterballs (qui signifie les balles manquées qui finissent dans la gouttière, bande de néophytes anglophones !) est un pur descendant de la génération eighties accroc aux slashers décimant à tout-va des générations entières d’ados drogués au bear, sex and run (dès que le tueur approche seulement). Pour accentuer son retour aux sources de l’âge d’or du flick horror et du slasher old school, Ryan Nicholson, spécialiste du maquillage qui oeuvra sur X-files, Destination finale et autres Blade Trinity, centralise son intrigue autour du bowling Xcalibur à l’initiale démesurée présageant le caractère érotico-gore de l’ensemble. Une investigation géographique poussée à son paroxysme comme le prouvent le lettrage néon du titre et les assassinats diversifiés à l’outillage hétéroclite liés au monde du jeu de quilles (quille aiguisée, polisseur de boules, quilles nouées en nunchaku).

Sur base d’un scénar’ effilé au possible, le Canadien développe un univers chaotique où s’entremêlent constamment effusions sanglantes et déversements précoces, ravalements de façade et éjacs faciales (presque), arrachages de bras et parties de jambes en l’air. Qu’on se le dise, Gutterballs se distingue essentiellement par son réalisme brut et son appétence à retourner les estomacs, chose assez rare que pour être soulignée dans le monde largement exploré des séries B décomplexées. A mille lieues des splatter indigestes, le métrage de Nicholson relève le défi en proposant successivement émasculations, énucléations, démembrements et autres joyeusetés tout en multipliant les prises de vue afin de ne perdre aucune goutte (d’hémoglobine, cela va sans dire). Pourtant, et c’est bien là la complexité de l’entreprise, Gutterballs ne se contente pas de n’être qu’un splatter. Ultra-référencé, le métrage accapare les poncifs des sous-genres horrifiques les plus courants (giallo, serial-killer, monster movie) pour les réinvestir à sa manière au sein d’une mise en scène teintée des slashers version 80’s et des grindhouses conventionnels. En résulte une réalisation flashy à outrance, kitsch à souhait et tellement généreuse que les défauts qui parsèment l’ensemble (montage foutraque, interprétations limites) se voient réduits à peau de chagrin devant tant de bonté sanguinolente.

Gutterballs, malgré son montage légèrement bordélique et son scénario rapiécé, constitue l’une des meilleures productions low budget de cette décennie. Décomplexé et dépravé, Gutterballs fait l’effet d’un énorme coup de poing dans le bide et d’un coup de bottine dans les parties intimes. Cris et chuchotements se voient substitués en son sein par nausées et vomissements, tout un programme.


Critique de Gutterballs - Film de boules
Par : Samuel Tubez

Attention les yeux, Neo Publishing nous propose en ce joli mois d’octobre 2008 un pur slasher cul et gore nommé Gutterballs. L’objet est réalisé par Ryan Nicholson, à qui l’on doit un certain Live Feed mais qui est surtout un spécialiste du maquillage ayant bossé sur de nombreux films tels que Destination finale, Les Chroniques de Riddick ou encore Ghostrider. Et si pour terminer cette introduction je vous annonce que l’objet ici présent sent bon les eighties, le sang et le stupre, vous en êtes ? Oui ?! Alors c’est parti mon kiki !

Deux bandes de jeunes se retrouvent le soir dans un club de bowling. Régulièrement, leur partie part en couilles et prend vite des allures de pugilat. Ce soir-là, suite à une confrontation, un des groupes improvise un viol collectif sur l’une des filles du camp adverse. Le lendemain, les deux bandes se retrouvent au même endroit pour disputer une nouvelle partie de quilles sans se douter qu’un tueur répondant au nom de BBK rôde sur les pistes. Les têtes commencent alors à être sectionnées, bientôt accompagnées d’une chiée d’autres membres frétillants…

Niveau atrocité, Gutterballs ne prend pas de gants : une tête remplace une boule de bowling, une quille pénètre l’intimité d’une donzelle, un pénis est sectionné dans le sens de la longueur, j’en passe et des meilleures…. Le film de Ryan Nicholson n’épargne rien ni personne et se permet même de flirter avec la pornographie (à noter qu’une version soft ainsi qu’une version intégrale sont disponibles, faites donc le bon choix, bande de débauchés !). Une nénette montre sans vergogne qu’elle ne porte pas de culotte, un duo s’étouffe en pratiquant un 69 dans les chiottes (une scène déjà anthologique !), j’en passe et des meilleures (bis)… Expert en la matière, le metteur en scène use des meilleurs cadrages pour montrer les diverses obscénités et atrocités dont regorge son film. L’amateur de décadences en tous genres en a pour son argent, pas de doute. Pour le reste, les membres du casting sont soit insupportables (le type qui rit tout le temps comme un crétin) soit transparents (la victime violée), le travail sur le son est franchement pas terrible et le scénario fleure bon le cliché. Le réalisateur canadien assume parfaitement les poncifs du genre qu’il s’amuse à tourner et détourner à sa façon, mais la sauce ne prend pas toujours, et, parfois, au lieu d’être amusé ou dégoûté, on est tout bonnement indigné ou agacé. Malgré son look ridicule, le tueur de Gutterballs, nommé BBK (pour Bowling Bag Killer, ça ne s’invente pas !), s’en donne à cœur joie et marque des points à chaque fois qu’il trucide de façon cocasse. Et pour patienter en attendant le prochain massacre, on admire donc les carrosseries des jolies pépées et on compte le nombre de « fuck » prononcés à la minute, ça détend l’atmosphère.

Gutterballs est un slasher cru et immodéré digne d’un Olaf Ittenbach (Premutos) ou d’un Andreas Schnaas (Violent shit). Le genre de produit extrême et fauché à ne pas mettre devant tous les yeux, donc, et à consommer avec modération...ou pas, c’est selon.


Critique de Gutterballs - Bloody Bowling is very fun !
Par : Quentin Meignant

Ryan Nicholson s’était distingué ces dernières années dans les effets spéciaux sanglants d’œuvres telles que Dreamcatcher, Lake Placid, Scary Movie,… Parallèlement à ces activités, il créa la boîte de production Plotdigger Films afin de s’adonner à sa nouvelle passion, la réalisation. Après un appréciable Live Feed et un Torched passé plutôt inaperçu, le sympathique Ryan nous est revenu en cette année 2008 avec Gutteballs, slasher érotico-gore dans la plus grande tradition du genre. Au lendemain d’un viol particulièrement extrême, un bowling ouvre ses portes en vue d’un match entre deux groupes ennemis. Un homme mystérieux, appelé BBK et affublé d’un sac de bowling sur le visage, hante les couloirs de l’établissement. Très vite, les morts violentes s’enchaînent alors que la partie continue…

Par le biais d’une première séquence particulièrement éprouvante où Nicholson met en scène le viol d’une jeune et mystérieuse jeune fille, le métrage s’ancre directement dans l’ambiance du slasher ultra-violent et aux tendances érotiques poussées à leur paroxysme. La gratuité et la méchanceté de l’acte posé offrent d’emblée l’occasion de frémir et de détourner la tête, le réal multipliant pour le coup des effets aussi crus que sanglants. Bagarres et tension sont donc au rendez-vous dès le départ, posant de la sorte les bases psychologiques de protagonistes tout droit sortis d’un autre âge. Transsexuel contre homophobe, gentil contre méchant, alcooliques notoires et personnages taciturnes et bougons, Nicholson parvient à dépeindre en l’espace de quelques instants tous les protagonistes nécessaires à un hommage de ce genre. Car, avant tout, Gutterballs se veut être un hommage aux films des 80’s qu’il a pris comme modèles. En mettant en scène une jeunesse désoeuvrée et violente, le réalisateur y parvient dès lors sans peine, surpassant même en certains points les maîtres du genre et saupoudrant le tout d’un parfum de The Big Lebowski qui ne laisse guère indifférent.

Bien plus que s’il voulait mettre en scène un simple massacre, Nicholson procède alors méthodiquement à l’élimination de ses personnages de manière totalement décomplexée. D’un 69 qui tourne mal à une émasculation particulièrement difficile à regarder, le cinéaste ne boude pas son plaisir à offrir un gore aussi réjouissant que drôle. Les pulsions sexuelles des personnages mises en avant, il ne peine dès lors pas à faire endosser aux crimes une dimension où l’érotisme et la folie règnent en maîtres. De scènes chocs en dialogues hilarants, le film se dirige à bon rythme vers un final surprenant, non pas au sens strict du terme, mais bien par le traitement apporté à celui-ci. En procédant à un nombre incalculable de twists narratifs de mauvais, Nicholson plante définitivement son film dans la catégorie « gros délire ». Sans savoir si cette médiocrité finale est totalement voulue, la clôture de l’œuvre devient rapidement difficile à cerner, laissant même un petit goût de vide scénaristique trop criant.

Malgré cette fin en demi-teinte, Gutterballs n’en demeure pas moins une œuvre rafraîchissante et généreuse qui n’épargne jamais rien à son spectateur. Les litres de sang déversés tout au long du film et l’ambiance résolument eighties de l’ensemble forment un hommage véritablement réussi qui ne trahit jamais ses modèles. Gutterballs est un film à découvrir de toute urgence, dans sa version extrême si possible. Les amateurs de gore ne seront pas déçus !



Version uncut uniquement disponible dès le 10 octobre chez Neo publishing

http://www.neopublishing.com/

Commentaires sur le film

S****and gore !

1 etoiles

Devant ce joli film spirituel, gore ( Hommage à B.B.K)et magique ( si, si, je vous assure qu’ une quille peut accomplir des miracles ) les chroniqueurs de cinemafantastique ne se retiennent plus ! La preuve avec le nombre d’étoiles attribué pour un film aussi Olé Olé ! C’est un film pour mecs, avec des scènes pour mecs, les pauvres petites chroniqueuses ou filles que nous sommes n’avons plus qu’a subir Gutterballs ou en faire des fantasmes cachés (Si si revendiquons que nous sommes dépravées). Bref, un film à voir une fois ou plusieurs fois selon le contexte ! Ou si vous aimez un mélange de S**** et de gore ! A bon "Voyeur" salut !

3 décembre 2008 à 19:12 | Par Carrie

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