Critique de film

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La Guerre des mondes

"War of the Worlds"
affiche du film
  • Année de production : 2005
  • Réalisateurs : Steven Spielberg
  • Scénaristes : H. G. Wells, David Koepp, Josh Friedman
  • Acteurs : Tim Robbins, Dakota Fanning, Justin Chatwin, Tom Cruise, Miranda Otto, Rick Gonzalez
  • Musique : John Williams
  • Genre : Science-fiction - Extraterrestres
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h56
  • Budget : 132 millions de Dollars
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses : Meilleure Performance d'une jeune actrice (Dakota Fanning) aux Saturn Awards 2006 BMI Film Music Award aux BMI Film & TV Awards 2006 Meilleure jeune actrice (Dakota Fanning) aux Broadcast Film Critics Association Awards 2006 Meilleure Bande Sonore à la Central Ohio Film Critics Association 2006 Meilleur film d'action et Meilleur Blockbuster de l'été aux Golden Trailer Awards 2005 Meilleure jeune (Dakota Fanning) aux Las Vegas Film Critics Society Awards 2006 Meilleur Montage Sonore aux Motion Picture Sound Editors 2006 Meilleur Effet Visuel, Meilleurs modèles et miniatures et Meilleur composition visuelle aux Visual Effects Society Awards 2006 Meilleure bande originale et Meilleur compositeur de l'année (John Williams) aux World Soundtrack Awards 2006

Ray Ferrier est un docker divorcé et un père rien moins que parfait, qui n'entretient plus que des relations épisodiques avec son fils Robbie, 17 ans, et sa fille Rachel, 11 ans. Après avoir récupéré la garde de ses enfants pour le week-end, un puissant orage éclate. Ray assiste alors à un spectacle qui bouleversera à jamais sa vie...

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Trailer - La guerre des mondes (2005)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de La Guerre des mondes - Naïf mais spectaculaire
Par : Quentin Meignant
Tags : Extra-terrestres

Après avoir signé l’admirable Minority Report en 2002, Steven Spielberg a quelque peu délaissé le cinéma fantastique pour signer les non moins appréciables Terminal et Catch me if you can. Mais Spielby, fort de ces nouveaux succès, revint vite à ses premières amours en annonçant vouloir faire un remake de La guerre des mondes, chef-d’œuvre science-fictionnel signé Byron Haskin, datant de 1953. Le projet constitue un challenge impressionnant pour le cinéaste, toujours suivi par sa troupe de fidèles, David Koepp, le scénariste, et John Williams, le compositeur, en tête. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour faire de ce remake une œuvre phare, un hommage vibrant aux somptueux films de SF des 50’s. De mystérieuses machines sortent de terre pour détruire la race humaine et conquérir le monde. La panique s’empare des foules tandis que Ray Ferrier, un docker divorcé, tente de sauver sa petite famille.

Une fois le synopsis énoncé, la griffe Spielberg est visible, se concentrant sur le sort d’une seule famille afin d’apporter ce qu’il faut de bons sentiments et d’émotions au propos. Plutôt que de simplement mettre en scène un nombre incalculable d’attaques, en suivant l’exemple de certaines prods spectaculaires des 50’s, Spielberg s’évertue à présenter une petite famille tout sauf parfaite. Le réalisateur des Dents de la mer pose donc les bases d’un récit mûrement réfléchi qui ne badine à aucun moment avec les sentiments humains, mettant définitivement en avant la beauté et les vertus de la race humaine face à la violence des attaques extraterrestres (lui qui, jusque-là n’avait proposé que des visions pacifistes de ces incursions d’aliens...).

Ces assauts sont justement le grand point fort de l’ensemble. Jouissant d’un budget de 132 millions de dollars, Spielby ne lésine pas sur la puissance d’un spectacle offert durant chaque plan. Des décors apocalyptiques à couper le souffle (les débris de l’avion sont proprement hallucinants) rivalisent avec des séquences d’action affolantes de réalisme. Ainsi, lorsque les tripods (engins extraterrestres) entrent en action et détruisent tout sur leur passage, les explosions et destructions en tous genres se font nombreuses et sont d’une qualité infinie. Celles-ci provoquent d’ailleurs des mouvements de foule impressionnants composés par des milliers de figurants très réalistes. Ces différentes séquences rappellent immanquablement les scènes de paniques initiées par la SF des 50’s. Le génie Spielberg s’échine donc tout au long de l’œuvre à rendre un brillant hommage mâtiné çà et là d’éléments plus personnels. A ce titre, la bande originale, signée par le monstre sacré John Williams, aurait encore pu ajouter à la tension ambiante. Malheureusement, une fois n’est pas coutume, Williams préfère se cantonner à un fond musical qui rappelle simplement la grandeur du spectacle et qui, en aucun moment, ne parvient réellement à émouvoir. Même si ce détail ne nuit pas spécialement au métrage, on ne peut que regretter ce léger manque, d’autant que les dernières séquences, censées être plus anxiogènes ne parviennent pas réellement à captiver. Les longueurs se multiplient alors lors d’une scène-clé longue et à la limite de l’ennui. Malgré des décors toujours plus stylisés, l’œuvre s’enlise donc quelque peu jusqu’à un final… vomitif !

En balançant un happy end aussi plat qu’écoeurant en phase avec l’oeuvre originelle, Steven Spielberg bâcle un ensemble qui ne méritait pas ça en rajoutant encore au pathos familial subi durant toute l’oeuvre. Sous le couvert des bons sentiments présents dans le film depuis son entame, le cinéaste fait preuve d’un excès de naïveté de bien mauvais goût.

Commentaires sur le film

Déception

1 etoiles

Moi c’est de loin le seul spielberg qui m’ait laissé sur ma faim !

C’est trop bien pensant et trop superficiel que pour être vraiment efficace !

18 octobre 2008 à 11:10 | Par Masterman
Entre SF familiale et film catastrophe

3 etoiles

Voilà un film qui cristallise la contradiction de Mr Spielberg, qui fait qu’il sait aussi bien nous angoisser avec un Duel, nous amener à d’insolubles interrogations avec une Liste de Schindler, que de nous inviter au divertissement le plus léger avec ET ou Indiana Jones. Dans La Guerre des Mondes, Spielberg réussit dans de nombreuses scènes à mêler SF et catastrophe apocalyptique en glissant pourtant inexorablement dans une idée bourgeoise et pathétique de la famille (la famille, salut de l’humanité ?). Retrouver le fils en vie à la fin du film, au delà de la double conflictualité ET/Humanité et Père/Fils était la pire fin qui puisse s’imaginer. Au final, le seul vrai ovni anxiogène du film, c’est le huit-clos avec un Tim Robbins plus inquiétant que toute la technologie supérieure venue de l’espace.

13 juin 2011 à 10:06 | Par Plug

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