Critique de film

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Godzilla 2000

"Godzilla 2000"
affiche du film

L'armée tente encore et toujours de tuer Godzilla, tandis que le Pr Shinoda suit le monstre à la trace pour tenter de percer le secret de son invulnérabilité. Un étrange météore est retrouvé au fond de l'eau et remonté. Le météore ne tarde pas à dévoiler sa vraie nature : un OVNI dont l'occupant s'intéresse de très près au pouvoir régénérateur de Godzilla ...

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Trailer - Godzilla 2000 (1999)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Godzilla 2000 - Entrée ratée dans le nouveau millénaire
Par : Fred Pizzoferrato
Tags : Asiatique, Monstres

Le 23 ème (!) épisode de la saga Godzilla débute classiquement par le retour du monstre atomique surgissant des flots pour anéantir une ville japonaise de moyenne importance. Le docteur Shinoda, directeur de la Godzilla Prediction Network (sic !), une équipe chargée de surveiller le lézard géant, accompagné de sa fille et de la jeune photographe Yuki partent immédiatement vers la cité pour observer le Big G de plus près. Yuki parvient même à en prendre quelques clichés en gros plans mais ceux-ci sont hélas inutilisables. Shinoda, pour sa part, ne tarde pas à entrer en conflit avec le chef de la Crisis Contrôle Intelligence Agency, le jeune Mitsuo Katagiri qui voit dans les attaques du monstre nucléaire une bonne opportunité de lancer définitivement sa prometteuse carrière. L’armée, de son côté, a développé de nouveaux missiles plus performants (et perforants !) capables de détruire la carapace de Godzilla. Comme celui-ci ne tarde pas à se manifester à nouveau, ces nouvelles armes de destruction massive sont mises à l’épreuve. Mais, au cours du combat, l’énergie libérée réveille une étrange météorite radioactive échouée depuis 60 millions d’années au fond des océans. Celle-ci cache en réalité un vaisseau spatial que Godzilla va affronter…Le Big G perd le premier ronde mais, comme Rocky, il aura rapidement sa revanche. Or, dans le vaisseau, se tapit une immense créature extra-terrestre…Big G a-t-il trouvé adversaire à sa taille ?

Godzilla 2000 fut développé par la Toho en réponse au Godzilla américain sorti l’année précédente et qui, en dépit de ses défauts, avait bien fonctionné au box-office. Suite à cette mini effervescence autour du monstre préféré des Japonais, Godzilla 2000 eut même droit à une sortie dans les salles aux Etats-Unis, une première depuis la version remontée du Retour de Godzilla en 1984. La Toho semblait en effet bien décidée à remettre son monstre vedette (supposé mort dans Godzilla vs Destoroyah en 1994) sur les rails du succès d’autant que la concurrence était rude dans le petit monde du Kaizu, la trilogie Gamera ayant mis la barre très haut. Une nouvelle série consacrée au Big G (dite « Millenium ») vit alors le jour, chaque épisode étant dégagé de toute continuité et fonctionnant à chaque fois comme une suite indépendante au Godzilla originel de 1954. Comme les précédents métrages sortis aux Etats-Unis, Godzilla 2000 fut raccourci (d’environ 8 minutes) et remonté pour son exploitation américaine, bénéficiant (le débat reste ouvert !) également de dialogues accentuant le côté humoristique du métrage. Même si les puristes se sont plaint de cette évolution (le film japonais se voulait sombre), ces lignes de dialogue idiotes, dignes de la série Batman des années 60, confèrent un certain charme à un métrage qui en avait bien besoin. Difficile, en effet, de s’enthousiasmer pour cette production exagérément lente et bavarde, à la mise en place laborieuse et ennuyeuse. Si Godzilla 2000 commence très fort par d’impressionnantes séquences de destruction, les 60 minutes suivantes seront décevantes et bien en deçà des attentes du spectateur. Seul le combat final relance l’intérêt mais sans parvenir à sauver les meubles pour autant. Rarement, en effet, un métrage de la série a-t-il pris autant de temps à délivrer le spectacle attendu par les fans, au point qu’il faut attendre les vingt dernières minutes pour avoir droit à un peu d’action et de destructions massives.

L’intrigue pose une série de questions, aborde quelques considérations vaguement philosophiques et présente une galerie de personnages bien typés : le scientifique voulant étudier la Bête, le militariste qui cherche à la détruire, la journaliste en détresse et la gamine posant son regard enfantin et naïf sur la bêtise de l’Homme. Malheureusement, ces prémices très classiques sont assemblées à la truelle et le scénario se développe un peu dans tous les sens avant de se terminer très logiquement par la confrontation attendue entre Godzilla et son nouvel adversaire extra-terrestre. Celui-ci possède une apparence quelque peu inspirée de Alien, voire même du Predator, et son duel final avec le Big G se déroule dans une belle ambiance nocturne, au milieu des flammes et d’une fumée rougeâtre du plus bel effet, sous le regard d’une population stoïque. Les acteurs sont d’ailleurs assez peu convaincants et les répliques humoristiques n’aident pas à accepter certains passages voulus dramatiques et qui sombrent souvent dans le ridicule. Au niveau des effets spéciaux ceux-ci ne sont pas très réussis même si Godzilla s’avère plutôt réussi : son apparence est ici plus « réaliste » (sa taille a diminué depuis la dernière série des années 90) et féroce. Les images de synthèse, par contre, accusent le manque d’expérience et de moyens des techniciens japonais et sont assez mal intégrées au métrage (un défaut corrigé dans les épisodes ultérieurs). Globalement, Godzilla 2000 se révèle même moins convaincant que les titres les plus spectaculaires de la décennie précédente en termes d’effets visuels.

En résumé, Godzilla 2000 constitue une sévère déception. Pas assez rythmé et spectaculaire pour divertir réellement, pas assez kitsch pour retrouver le charme des plus vieux épisodes des années 60, le métrage semble assis entre deux chaises, entre respect des conventions et souci des producteurs de proposer une réponse nippone aux blockbusters ricains triomphants. Le résultat se laisse donc voir d’un œil distrait pour les inconditionnels du Big G mais il s’agit clairement d’un des titres les plus faibles de toute la saga !


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