Critique de film

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Ghost poker

"Dead Man's Hand"
affiche du film

Matthew Dragna hérite d'un vieux casino dans la banlieue de Las Vegas, le Mysteria. Il découvre alors un palace décrépit où a eu lieu un véritable massacre. Tous les joueurs et les mafieux qui le fréquentaient ont été tués. Ce que Matthew ignore c'est que ceux-ci hantent l'endroit, désireux de se venger sur Matthew, l'héritier de l'homme qui les a tué.

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Trailer - Ghost poker (2007)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Ghost poker - Le bluff de Band...
Par : Damien Taymans
Tags : Fantômes, Full Moon

Matthew vient d’hériter d’un de ses oncles. Résultat : il empoche les clés d’un casino pourri dans lequel Patrick Bruel ne parierait même pas ses caleçons XXL. Pourtant, le jeune homme emmène sa copine et quatre autres amis pour aller visiter les lieux. Sur place, ils sont confrontés à une terrible vérité : le croupier n’est autre que George Bush ! Non, je déconne. En réalité, les lieux sont hantés par de vieux mafieux bien décidés à se venger du petit-neveu de celui qui les a descendus.

Chaque œuvre de Charles Band est comparable à une femme de 300 kilos qui trônerait en amazone sur un drap blanc : on ne sait pas comment la prendre. S’agissant des films de Band, deux camps divisés s’affrontent : les fervents défenseurs du cinéma Z qui admirent le côté absurde et bricolé des entreprises du bonhomme tandis que les autres lui reprochent de doter le genre d’une facette peu enviable. Que l’un et l’autre camp se réunissent pour affirmer avec moi que, peu importe la qualité des métrages créés, Band est tout de même le seul gars au monde à nous pondre dix nouveaux films par an avec des idées toujours plus farfelues les unes que les autres. Sans Band, point de bonhomme de pain d’épice tueur, point de bong démoniaque, point de poupées assassines.

Quelques éléments fantastiques épars (une dent qui tombe d’une machine à sous, du sang sort des waters) et une kyrielle de meurtres peu visuels (l’essentiel étant placé hors-champ ou via des artifices vieux comme le monde comme cet assassinat vu par le truchement d’un hublot pas très propre) suffisent à donner du plaisir au spectateur qui n’a pris place devant sa bonne vieille télé que pour un petit moment de détente. Comme d’hab, niveau horrifique, ça casse pas trois pattes à un canard et niveau intrigue, c’est aussi épais que le casier judiciaire d’une fillette de trois ans. Pourtant, les apparitions de Sid Haig et Michael Berryman de The Devil’s Rejects redonnent un peu de tonus à l’ensemble en incarnant de sévères crapules prêtes à tout pour nuire aux pauvres adulescents coincés dans ce bled paumé. Une bien mince contribution à laquelle on peut ajouter une scène fort plaisante nous permettant de voir une créature hideuse rouler des yeux tel un bandit manchot avant de fracasser la tête d’une des jeunes femmes (destruction d’ailleurs méritée pour cette pétasse peroxydée)…

Ghost poker profite d’un casting moins rapiécé que les précédents méfaits Full moon et propose quelques scènes sympathiques au sein d’un cadre évoquant les ghost stories des sixties. L’un des meilleurs Band de ces dernières années. Mais tout est relatif comme dirait l’autre (un illustre inconnu qui avait trouvé E=mc2)…

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