Critique de film

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Ghost Graduation

"Promoción fantasma"
affiche du film

Modesto voit les morts ! Un sixième sens qui lui bousille tout simplement son quotidien de prof. Déjà viré de sept écoles différentes pour avoir trop bavardé avec le néant, Modesto débarque dans un nouvel établissement qui s’avère être - une fois de plus - hanté.

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Trailer - Ghost Graduation (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Ghost Graduation - Breakfast Club
Par : Damien Taymans

Modesto est un rebut de l’éducation nationale qui rengaine sa boîte de craies plus vite que son ombre et traîne ses guêtres de bahut en bahut sans jamais se fixer. Ce Gérard Klein aux allures de Cervantès bataille farouchement face aux spectres, ces entités ectoplasmiques qu’il est seul à distinguer et qui lui valent de passer pour un original trop occupé à réprimer ses propres névroses pour instaurer la moindre étincelle de discipline. Même son psy, à deux doigts de lui prescrire deux à trois séances de Poltergay quotidiennes, ne peut rien pour lui. The Final Countdown dans les esgourdes, Modesto décide de se reprendre en main et d’utiliser à bonne fin ce sixième sens. Ca tombe bien, un nouveau lycée lui ouvre ses portes et il contient pas moins de cinq olibrius fantomatiques bloqués depuis une vingtaine d’années dans un Breakfast Club éternel...

En entrant dans l’arène avec Spanish Movie, pastiche des plus grands succès ibères de la dernière décennie - avec Leslie Nielsen en prime, Javier Ruiz Caldera devait s’attendre à se faire encorner sans la moindre acclamation de la part de la critique quand lune partie du public écroulé se déchaînait en une gigantesque vague. Toujours titulaire de sa queue et de ses oreilles, il remet le couvert dans une comédie référentielle certes (voir les quelques clins d’œil discrets convoquant notamment un ersatz de Carrie à deux doigts du bal du diable), mais à l’identité propre qui jongle avec les anachronismes (Modesto joue les passeurs entre les fantômes au look 80’s et les tendances actuelles), taquine l’absurde à partir de l’argument fantastique (l’une des fantômes attend depuis des années de perdre les eaux et d’expulser son rejeton quand un autre est bourré depuis trente ans) et s’amuse à gratter quelques colosses aux pieds d’argile (les séances chez le psy tournent à l’auto-analyse, les processions protocolaires du bahut huppé virent à la pantalonnade sans pantalon et les histoires de cœur même pataugent dans la mélasse).

Ghost Graduation constitue la petite pause légère et aérienne nécessaire dans une programmation riche en détraqués et en monstres de tous poils (ceux aux guiboles des araignées géantes ou sur la caboche des fantômes asiats). Un divertissement familial de haute volée qui, à l’image de Hello Ghost, a d’ores et déjà cédé ses droits pour un remake américain. Dura pecuniae lex sed lex...


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