Critique de film

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Ghost Child

"Ghost Child"
affiche du film

Après l'avoir sauvée d'une bande de bandits indonésiens, Choon annonce qu'il va bientôt épouser Na. Mais dès que cette dernière intègre la famille, des événements étranges se produisent...

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Trailer - Ghost Child (2013)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Ghost Child - Attention, enfant !
Par : Damien Taymans

La petite république de Singapour tente d’en passer par le genre en guise de porte-voix pour faire entendre ce que sa production a à offrir (l’incroyable Macabre, co-prod avec l’Indonésie ; le thermomètre horrifique The maid de Kelvin Tong). L’un des principaux artisans n’est autre que Gilbert Chan qui vient de mettre coup sur coup en boîte deux péloches exploitant des malédictions locales : dans 23:59, un esprit tourmenté, décédé une minute avant minuit (encore heureux, pas à la Saint-Sylvestre), revient ponctuellement hanter les lieux de sa mort à 23h59 tapantes (la donzelle peut compter dans l’au-delà sur un horloger helvétique). Avec Ghost Child, le Singapourien Chan illustre toutes son savoir-faire dans l’art de pomper ses voisins. Un mythe du sud-est asiatique inconnu dans nos contrées, le toyol (un fœtus humain décédé reprend vie grâce à la magie noire), est à l’origine d’un récit qui recycle sans surprise la dynamique de la malédiction : une intruse (la belle-doche indonésienne), une clairvoyante (la jeune Kim) et une équipée de naïfs (la grand-mère, le nouveau marié et, globalement, tout ce qui respire) virevoltent de péripétie en péripétie (quelques étrangetés, une paire de décès) avant qu’une révélation finale vienne éclairer la lanterne de tout un chacun.

Visuellement, Ghost Child ne saurait rougir ni se distinguer de la comparaison du traditionnel film de fantômes asiatique : le cadrage privilégie le hors-champs et les artifices sonores soulignent l’absence, comblant les vides d’un récit plutôt pauvre en sursauts. C’est que Chan, et c’est tout à son honneur, favorise la cellule familiale qu’il dissèque avec minutie jusqu’à les transformer, paradoxalement, en stéréotypes : la nouvelle venue de la famille, sourire Colgate et tailleur cintré, perd rapidement son vernis et révèle ses vices, ce qui lui vaut d’être mise au ban. Mais pas longtemps. Car, sans la moindre raison, de superbes ellipses se produisent, entraînant des changements importants dans le script : la jolie Na et son conjoint doivent crécher dans une chambre d’hôtel la première nuit suite à la décision de la grand-mère qui ne souhaite pas voir les tourtereaux partager la couche sous son toit avant de rejoindre ladite piaule... la seconde nuit. La malédiction elle-même s’avère confuse puisque le braillard fantomatique (voire transparent sur une majeure partie de l’œuvre) tantôt soutient la concurrence (il aide Kim, tête de turc de son école, à gagner des points au sein de son bahut) tantôt ne veut que la détruire (le nouveau fœtus de Na risque à chaque instant de s’étouffer avec son cordon).

Ghost Child est une nouveau coup dans l’eau relatif pour son auteur qui manque clairement de créativité et se contente de remettre une nouvelle copie trop convenue et parsemée de quelques incohérences.


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