Critique de film

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The Gene generation

"The Gene generation"
affiche du film

Dans un monde futuriste, Michelle vit quotidiennement un combat contre des hackers d'ADN qui utilise leurs compétences pour pénétrer dans les corps des gens et les tuer. Michelle est une tueuse qui fait face à ses démons intérieurs et tente de garder son frère Jackie, un jeune homme extraverti, dans le droit chemin. Quand ce dernier est impliqué dans un vol, il est propulsé dans le monde des hackers d'ADN mené par Shylocks. Michelle va prendre les armes dans ce monde immoral...

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Trailer - The Gene generation (2007)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Gene Generation - Où y a des gènes...
Par : Damien Taymans
Tags : Action

Transfuge de Singapour, Pearry Reginald Teo est le premier cinéaste indigène à percer à Movieland. Après avoir réalisé deux courts métrages dans le domaine de l’horreur (Liberata Me dans lequel un gars se faisait tatouer une planche ouija sur la peau et Children of the Arcana), Teo passe au format long avec The Gene Generation, projet doté d’un budget famélique en regard des prétentions narratives de l’écrit originel. Un écrit touffu sous forme de série bd, érigé par le réalisateur et adapté pour l’heure par Keith Collea qui était chef op’ sur le précédent court de Teo et assistant vidéo pour Titanic, Godzilla et Pearl Harbor.

Hautement condensé, le récit peine à retranscrire la richesse du matériau d’origine. Situation décrite à la sauvette en voix off, quelques peintures minimalistes de l’univers ambiant, des effets de caméra lourdingues pour atterrir dans le milieu de Michelle, tueuse à gages toute de cuir vêtue. Une combinaison seyante qui, en plus de rendre l’héroïne excessivement sexy, lui laisse une marge de manœuvre au niveau des mouvements, à l’instar de la jolie Trinity de la trilogie des Wachowski. Pour tenir le lead role, la charmante Bai Ling, habituellement utilisée comme égérie exotique et érotique (son apparition dans le peep show d’Edmond), qui dut subir un entraînement intensif et multiplier les cascades extrêmes sur fond vert. Car, dotée d’un budget rachitique (à peine 3 millions de dollars) en regard de l’entreprise, l’œuvre se noie sous les CGI qui composent la grande majorité des plans dans lesquels courent et s’époumonent des personnages peu crédibles, venus figurer des créatures hideuses attirées par la gloire dans un monde aussi cradingue que leurs fringues.

Prétexte à la scission manichéenne, le gant aux vertus de panacée se trouve au centre de toutes les préoccupations sans que son rôle ne soit clairement explicité. A trop vouloir distinguer les écarts de conduite, Teo livre une faune aussi brouillonne que ne l’est sa mise en scène. Hackers d’ADN, médecins en quête d’aide universelle, petits voyous en proie au désir de tout voir péter, drogués aux jeux et à l’argent facile, tout ce petit monde se côtoie et s’affronte pour une cause des plus floue rendue encore plus complexe par les machinations incompréhensibles d’un troupeau de crapules qui jouent aux échecs avec tous ces pions boiteux qui tâtonnent aveuglément dans un univers dystopique aux limites inconnues rendu par un entassement de palettes numériques amenant à l’overdose. Au point que la métaphore sous-jacente sur la dérive technologique ne se trouve au final qu’effleurée, calfeutrée par cet amas bariolé et par les culbutes maîtrisées de la bombe en simili-cuir.

Oeuvre pessimiste qui prête à rire (un comble), The gene generation est une gageure immonde. Teo allant même jusqu’à nous faire croire que Bai Ling est une actrice. Excessif en tout, le métrage n’est destiné qu’à devenir une oeuvre pour fétichistes à l’instar des immondes Barb wire et Bloody Mallory.


Critique de The Gene generation - Generation Z
Par : Fred Pizzoferrato

Production de série Z conçue pour exploiter l’anatomie d’une Bai Ling en short moulant et à la poitrine compressée par un corset de cuir, The gene generation ressemble à un film d’un autre temps, à une de ces bisseries idiotes pullulant au début des années 80 alors que les Italiens plagiaient Mad Max à tour de bras.

Dans un monde futuriste, Michelle est une tueuse à gage tentant de protéger son jeune frère Jackie, lequel à la fâcheuse tendance à se plonger régulièrement dans les ennuis. Michelle croise ainsi la route des « pirates de l’ADN », une bande de criminels à qui Jackie doit de l’argent. Sans le vouloir, la belle va se retrouver au cœur d’une véritable guerre des gangs menaçant de transformer la cité en zone de guerre.
Le cinéaste Perry Reginald Teo, âgé d’à peine 30 ans, tente avec The gene generation (joli titre d’ailleurs !) d’offrir une œuvre de science-fiction ambitieuse en dépit d’un budget limité et d’un scénario plombé par les références.

L’avenir décrit, pour commencer, s’inscrit dans un environnement à la fois technologique et rétro, mêlant des influences cyberpunk (Matrix en tête mais aussi le sous-estimé Equilibrium) à d’autres plus orientées vers le design sombre et l’aspect intemporel de Brazil (la principale référence revendiquée par le cinéaste) et Dark city. Une technologie de pointe voisine donc avec des ordinateurs primitifs ressemblant à des grosses calculatrices antédiluviennes. La cité tentaculaire crasseuse, les personnages tourmentés et le climat emprunté au film noir doivent, pour leur part, beaucoup à Blade runner et à Ghost in the shell. Mais le cinéaste jette encore dans la marmite d’évidentes influences de la littérature des années 80 (William Gibson et consorts en tête), un côté manga ou comic-book appuyé (le film adapte d’ailleurs une bande dessinée peu connue) et affuble la majorité du casting d’accoutrements fétichistes décidément à la mode dans la science-fiction du XXIème siècle.

Les effets spéciaux, eux, tentent de créer un univers cohérent en utilisant un budget misérable et il faut donc beaucoup d’indulgence au spectateur pour accepter cet environnement bâti de bric et de broc. Néanmoins, la bonne volonté du cinéaste transpire souvent et The gene generation possède un soupçon de charme, cette représentation d’un avenir dystopique étant soulignée par les compositions efficaces de groupes de metal industriel bruyant à souhait. Le scénario, enfin, se montre assez nébuleux et use de grosses ficelles (la tueuse au grand cœur, le méchant plus grotesque qu’effrayant, l’inévitable romance,…) pour maintenir l’intérêt mais n’y parvient jamais vraiment. Heureusement, la noirceur de l’intrigue se trouve compensée par une poignée de répliques rappelant les grandes heures de la punchline chère au cinéma d’action des années 80. Citons ainsi ce méchant se plaignant de devoir payer la note d’hospitalisation d’un de ses gardes du corps blessé. Bai Ling lui rétorque un résolu « je m’en occupe » avant de l’achever d’une balle dans la tête, résolvant ainsi cet épineux problème monétaire.

L’attraction principale demeure bien sûr Bai Ling, toujours aussi belle sanglée dans un corset très seyant (et moulant) d’où sa poitrine menace perpétuellement de s’échapper. Dommage que la demoiselle s’en sorte nettement plus mal au niveau d’une interprétation peu inspirée mais le maigre développement de son personnage ne lui laissait de toutes manières pas beaucoup de latitude. Le cinéaste connait heureusement les arguments de vente principaux de la série B (tendance Z quand même) et le courageux spectateur aura droit à quelques plans de nudité et une scène légèrement chaude… il ne sera donc pas venu pour rien ! Par contre, la présence de la grande Faye Dunaway dans une production aussi modeste s’avère embarrassante et navrante : quelle dommage qu’une actrice de ce calibre vienne cachetonner ainsi pour une poignée de minutes à l’écran. Fais gaffe Faye, la prochaine étape c’est un direct to vidéo signé Fred Olen Ray ! Ou Uwe Boll !

Perry Reginald Teo tente parfois des idées de mise en scène audacieuses (et souvent ridicules) pour compléter le tableau et lui donner une certaine identité. Malheureusement sans vraiment convaincre, la séquence la plus mémorable (dans le mauvais sens du terme) voyant un méchant passer à travers une vitre se brisant au ralenti. Un grand moment de solitude (comment un plan aussi naze a-t-il survécu au montage) et de laideur visuelle.
Au niveau du spectacle et de l’action, quelques combats câblés plutôt amateurs, de prudents gunfights pas vraiment convaincants inspirés du cinéma hongkongais donnent un minimum de peps à The gene generation mais échouent à dynamiser une production décidément trop pauvre par rapport à ses ambitions.

The gene generation constitue mix indigeste d’influences étrangement distrayant pour quiconque sait apprécier un nanar un poil plus ambitieux que la moyenne. Raté à tous les niveaux mais sans prétention et donc vaguement sympathique, l’ensemble se suit péniblement mais, parfois, le réalisateur retrouve un peu l’esprit du bis d’antan et décroche au spectateur conciliant un sourire complice. C’est très peu pour convaincre mais il faudra s’en contenter.

Commentaires sur le film

Emblème du Ribofunk

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Après avoir lu les autres commentaires je ne peux que constater que les gens laissent des commentaires stupides sans connaitre les influences et le courent auquel appartient The Gen Generation.
Je ne reviendrai pas sur les défauts techniques du film, mais les critiques du scénario et des influences (carrément pas perçues du tout) me font grogner.

Ce film tire clairement ses influences du courent Ribofunk dont le précurseur fut MacAulley avec Féérie. Oui l’univers est cradingue, de même que que tous les films du courent cyberpunk partagent une dystopie où règne un pouvoir ou une entité omniprésente et totalitaire.
Ces univers sombres et pollués où la génétique prend une place importante ne sont pas incohérents, et un minimum de recherches vous aurait permit de vous en rendre compte.
Le courent Ribofunk partage quelq

18 juin 2011 à 04:06

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