BIFFF 2011

Gazette du BIFFF 2011

17 avril, Jour 11

Compte-rendu de la journée

Midi ce 17 avril, réveil pénible dû aux effusions de Trolls ayant eu lieu la veille lors du Bal des Vampires. L’un des moments les évidents et les plus tentateurs du festival vient de se terminer il y a quelques heures, laissant derrière lui son lot de migraines et d’indisposition... Mais le BIFFF, c’est avant tout des films et avant de faire la fête, le public a encore mangé des kilomètres de péloches.

A commencer par The Temptation of St Tony, l’OFNI estonien du festival auquel le public pour le moins parsemé n’a su que trop pêu adhérer. Il faut bien avouer que les situations confuses étant légion n’ont pas aidé ceux-ci à raccrocher à une histoire totalement surréaliste.

A l’inverse, la séance de 16 heures est parvenue à canaliser les esprits et à captiver la majorité de l’assistance. Transfer, présenté dans le cadre des compétitions internationale et Méliès, a en tout cas prouvé qu’il fallait compter avec lui dans les divers concours. Ultra-posé et poétique à ses heures, le film de Damir Lukacevic fait office de grande surprise de ce BIFFF 2011.

Au sortir de cette séance, les spectateurs avaient le choix entre le Q&A de Renny Harlin ou la réintégration immédiate de la salle pour découvrir Milocrorze. Bien en a pris à ceux qui avaient choisi la seconde option puisque, à n’en point douter, le film de Yoshimasa Ishibashi n’a pas manqué de constituer l’un des grands moments du festival. Totalement barré et jovial, Milocrorze se pose en énorme favori de la compétition 7ème Parallèle.

Par la suite, l’équipe de CF n’a pas su se rendre à la projection de Neon Flesh pour cause de réunion au sommet entre les membres du site... qui n’ont guère apprécié l’oeuvre suivante, Bestseller, une ghost story bien trop convenue et classique que pour captiver réellement qui que ce soit.

La soirée se termina (du moins en salle, car elle ne faisait que commencer au dehors) avec le délirant Karate Robo Zaborgar, une oeuvre totalement débridée, véritable hommage aux séries qui ont bercé notre enfance. Pas évident à suivre sous Trolls et avec un public très agité, le métrage demande sans aucun doute une nouvelle vision hors de ce contexte chaotique.

Reviews des chroniqueurs

The temptation of St Tony

Damien : 2 étoiles

Parfaite illustration des doctrines existentielles de Kierkegaard et Sartre, The temptation of St Tony distille sur un rythme proche de l’immobilisme une série de questionnements ontologiques indispensables à tout dépressif en mal de doutes et propose même quelques séquences savoureuses d’absurdité. Un outsider du 7ème parallèle, quoi !

Mae-Nak : 1 étoile

Faire de l’art, c’est bien beau, avec une histoire, ça aurait été mieux !

Evil Seb : 1 étoile

A un moment, on voit un gars habillé en abeille, un autre gars qui danse à poil et un curé qui marche sur les murs...

Transfer

Vivadavidlynch : 2 étoiles et demi

Le genre n’est qu’un prétexte pour développer une réflexion pesante et ampoulée par le temps qui passe (caractère fugace de l’existence). C’est plat, bassement moralisateur et prévisible. Et que dire de la lourdeur du propos, caricatural au possible.

Damien : 4 étoiles

Vertigineux, doucement irrévérencieux, Transfer en plus de livrer une vraie histoire, esquisse une peinture gentiment acerbe de l’indigence du quart-monde. Tout ce que Sleep dealer n’était pas...

Evil Seb : 3 étoiles

Une bonne histoire, de bons acteurs, c’est pas dur de faire un bon film...

Mae-Nak : 4 étoiles

Un excellent film plein de poésie, qui se laisse voir de bout en bout...

Milocrorze

Evil Seb : 4 étoiles

Un OFNI japonais de plus. En chanté, rafraichissant et magnifié par un plan séquence de ouf.

Sartana : 4 étoiles

Une bande loufdingue shootée avec bonne humeur et foutrement rafraichissante. Moi, ça m’a juste boosté pour la semaine.

Mae-Nak : 4,5 étoiles

Et si c’était pour des oeuvres comme celle-là que j’allais au BIFFF ?

Damien : 4 étoiles

Un vrai challenger à l’OFNI Symbol de l’édition précédente.

Bestseller

Evil Seb : 2 étoiles

On se foutrait pas un peu du monde ? Les mecs du BIFFF ont récupéré un vieux dvd inédit datant de 2001 et nous l’ont passé en faisant croire que c’était un film de 2011. Comment ? C’est vraiment un film de 2011 ? Autant pour moi...

Karate robo zaborgar

Vivadavidlynch : 2 étoiles

N’importnawak ! Jouissif mais beaucoup trop long...

Mae-Nak : 3 étoiles

Pile le genre de film que je rêve de revoir hors Bal des Vampires...

Evil Seb : 4 étoiles

Délirant et jouissif hommage aux sentai et aux tokusatsu avec cette touche de folie propre aux productions Sushi Typhoon. Malheureusement comme pour Hell Driver, le spectacle est un poil gâché par une durée trop longue.

Damien : 3 étoiles

Un gros sentai hérité des délires robotiques de notre enfance. Avec un monstro diarrhéique poilant !

Winslow Leach : 2 (toutes petites) étoiles

Un sentaï tout droit sorti de la fabrique Sushi Typhoon. Aussi délirant que...con !


Animations

Les clichés de Raymond Widawski (avec la photo du Q&A d’Ovredal en focus)


A ne pas rater !

The Ward

Par : Vivadavidlynch

9 ans… Autant dire une éternité pour les fantasticophiles et fans de genre de tous poils… C’est le temps qui se sera écoulé depuis le mal aimé Ghosts of Mars (2001, pourtant une série B humble, monstrueuse d’efficacité, avec un Ice Cube charismatique en diable & une Natasha Henstridge au top de son sex-appeal), jusqu’au grand retour au format long de Big John, avec ce très attendu The Ward (2010), objet d’attentes inconsidérées et pur fantasme geek, qui devrait déchaîner les passions lors de sa projection au BIFFF 2011. Autant dire que les deux Masters of Horror du maestro Carpenter (la fabuleuse fable macabre, innervée de cinéphilie, Cigarette Burns, et le semi-ratage de Pro-Life), opérés sous la houlette de Mick Garris, font office de légers amuse-bouches, avant un plat de résistance qui derrière ses atours d’apparence basique, devrait réserver son lot de surprises.

The Ward nous conte les mésaventures d’une jeune fille internée dans un asile psychiatrique, qui se rend rapidement compte qu’une menace sourde se cache derrière les murs décrépis, suintant la crasse. Une mystérieuse présence se révélant beaucoup plus hostile que des congénères à qui il manque quelques fusibles et un corps médical par bien trop zélé, adepte des traitements de choc. Rien que du très classique donc, rappelant une foultitude d’œuvres, dont certaines péloches horrifiques espagnoles (Fragile de Jaume Balagueró, pour ne citer que lui) et le Jacob’s Ladder d’Adrian Lyne.

Mais là où Carpenter marque des points, c’est en s’entourant d’un casting qui convertirait aux plaisirs charnels le moindre moine franciscain : le rôle principal échoit à la sublime Amber Heard (le magnifique néo-slasher All The Boys Love Mandy Lane, The Informers, Bienvenue à Zombieland), aux côtés de la craquante Lyndsy Fonseca (la série Desperate Housewives, l’indispensable Kick-Ass) et Danielle Panabaker (Vendredi 13 de Marcus Nispel, le très moyen The Crazies de Breck Eisner). Ce qui se fait de plus “hot” et talentueux dans la jeune garde féminine hollywoodienne, nimbant The Ward d’une aura “glam” assez attractive.

Faisons confiance à John Carpenter pour dynamiter ce postulat initial par une mise en scène rèche, toute en efficacité brute, transcendant le scénario par un savoir-faire éprouvé. En somme, ce qu’il effectua tout le long de son imposante carrière, où la forme décuple le fond, sans pour autant prendre le pas sur celui-ci (une tare de pléthore de jeunes réalisateurs abonnés aux clips et spots publicitaires) ; triturant avec dextérité les notions de rythme, d’espace et de temporalité, en plus de développer une utilisation pertinente (et retorse) du hors champ. Big John est de retour. Il n’est pas là pour blaguer, mais pour reprendre la place qui lui revient de droit. La nouvelle génération des petits malins de l’horreur, friands de remakes et suiveurs de toutes sortes, ferait bien de faire gaffe à ses fesses. Carpenter is back et ça va faire mal ! Let’s kick ass !

Le programme de demain

13h30

Akira

Réalisé par Katsuhiro Otomo

Avec Mitsuo Iwata, Nozomu Sasaki, Mami Koyama

Hors compétition


16h00

Afro samurai resurrection

Réalisé par Fuminori Kizaki

Avec Samuel L. Jackson, Lucy Liu, Mark Hamill

Hors compétition


18h00

True blood, saison 3 (épisodes 1 et 2)

Réalisé par Daniel Minahan

Avec Anna Paquin, Stephen Moyer, Sam Trammell

Hors compétition


20h00

The ward

Réalisé par John Carpenter

Avec Amber Heard, Lyndsy Fonseca, Danielle Panabaker

Hors compétition


22h00

Midnight FM

Réalisé par Sang-Man Kim

Avec Min-Kyeong Sin

Compétition Thriller


00h00

Walking dead (épisode 1)

Réalisé par Frank Darabont

Avec Andrew Lincoln, Rick Grimes, Jon Bernthal

Hors compétition

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