BIFFF 2011

Gazette du BIFFF 2011

13 avril, Jour 7

Compte-rendu de la journée

Désormais grand habitué du BIFFF, c’est Adam Mason qui a ouvert cette journée du 12 avril avec son Luster, dernier né de son imagination débridée. Si, l’an dernier, il nous avait régalé d’emblée avec l’excellent Blood River, l’entame de Luster a été beaucoup plus laborieuse avec une exposition bien trop longue. Prenant le temps de poser les jalons de son histoire, le cinéaste s’en est néanmoins sorti avec un certain brio et les acclamations du public bruxellois étaient là pour le prouver.

Tout l’inverse du film suivant : Dark Souls qui, pourtant, avait le bénéfice du doute grâce à un pitch très alléchant. Passable au départ, le métrage des français Peteul et Ducasse (qui ont trouvé un financement norvégien pour boucler ce film) sombre rapidement au fil d’un narration trop convenue et d’un jeu d’acteur pour le moins pitoyable. La projection a néanmoins valu à l’assistance quelques beaux fous-rire, notamment dans son dernier tiers, où les deux cinéastes tentent maladroitement d’innover sur le thème zombiesque. Totalement pénible, le final a été applaudi avec sarcasmes par la salle entière.

Essential Killing, bien plus sérieux, a, lui, par contre eu le mérite de susciter le débat au sein de l’assistance, les avis divergents étant légion, allant de très bon à excessivement lourd. On ne peut d’ailleurs donner tort à aucune des deux parties car, s’il est certain que les idées développées sont excellentes, l’ennui est bel et bien au rendez-vous.

Arriva ensuite le grand moment de la soirée avec la projection de Burke and Hare, le retour aux affaires du grand John Landis qui avait fait le déplacement pour l’occasion. Dans une salle archi-comble, ce grand monsieur du cinéma a tout d’abord reçu le titre honorifique de chevalier de l’ordre du Corbeau, alors que ses multiples œuvres et le clip Thriller défilaient à l’écran. Grand moment pour tous les amateurs de cinéma, il fut suivi par la diffusion de l’honnête bande que constitue Burke and Hare. Parfois maladroite, l’œuvre de Landis repose essentiellement sur son humour et sur le jeu d’excellents acteurs, Simon Pegg en tête de liste.

Après cette excellente séance, les spectateurs ont pu se délecter en admirant le très esthétique Red Nights, qui, une fois encore, divisa l’assemblée. Techniquement brillant, voire parfait, le métrage de Carbon et Courtiaud souffre malheureusement de quelques problèmes scénaristiques d’envergure. La bande n’en demeure pas moins un délice, mets de choix qui sera bientôt décortiqué par notre très enthousiaste Vivadavidlynch.

La séance de minuit, par contre, a laissé tout le monde pantois… d’ennui, tant le vide dont elle faisait état évoquait tout sauf du cinéma. Votre humble serviteur ne s’y est d’ailleurs pas trompé et s’est endormi après fort peu de temps et ce, jusqu’au générique final qui ne fut pour ainsi dire pas applaudi. Bref, ce mardi 12 avril aura été une journée avec des hauts et des bas où, néanmoins, l’ambiance fut une nouvelle fois au rendez-vous.


Reviews des chroniqueurs

Luster

Evil Seb : 2 étoiles

Hollywood Night sans les scènes de cul.

Hellrick : 2 étoiles

Ca se laisse voir sans aucune originalité.

Mae-Nak : 2 étoiles

Un Adam Mason classique : bien trop long mais assez agréable.

Damien : 2 étoiles

A nouveau, Mason rejoue le jeu du psycho-killer dérangé, les paysages désertiques en moins. Décevant !

Dark souls

Evil Seb : 1 étoile

Ca ressemble aux derniers Argento. Je suis parti avant la fin mais l’acteur était plutôt sympa.

Hellrick : 1 étoile

J’ai quand même beaucoup ri.

Vivadavidlynch : 0 étoile

Beaucoup moins bien que Driller Killer.

Mae-Nak : 0 étoile

Comment est-ce possible d’avoir imaginé une histoire pareille ?

Damien : 0 étoile

Un promu pour Nanarland

Essential killing

Hellrick : 2 étoiles

Un beau film mais chiant comme la neige.

Burke and hare

Vivadavidlynch : 3 étoiles

Comédie gentiment macabre, signe du savoir-faire indéniable de John Landis. C’est loin d’être renversant et souffre de gros problèmes de rythme, mais le contrat est rempli (les gags font souvent mouche) ; le film nous embarque par sa petite musique. Andy Serkis est truculent. Un film de 20h idéal.

Evil Seb : 3 étoiles

Assez drôle, l’histoire est classique mais bien mise en valeur par d’excellents comédiens.

Hellrick : 4 étoiles

Plaisant, bien ficelé et bien joué. En un mot : très agréable.

Sartana : 3 étoiles

Bien shooté, très rythmé et parfois drôle, Burke and Hare s’appuie sur d’excellents comédiens. Ca fait du bien au BIFFF.

Winslow Leach : 3 étoiles

John Landis est un metteur en scène toujours aussi efficace, notamment au niveau de la direction d’acteurs. Une comédie très sympathique qui ne souffre pas trop de ses quelques baisses de régime et d’un certain manque d’originalité.

Damien : 3 étoiles

Une comédie oubliable contenant quelques bonnes idées. Mais le mater à côté de Landis, ça aide à apprécier...

Red nights

Vivadavidlynch : 5 étoiles

Choc esthétique intense, Red Nights embarque le spectateur dans un trip visuel magnifique (la direction photo et les décors sont à se claquer le cul par terre), charnel, violemment érotique, mortifère et vénéneux, baignant dans une atmosphère ultra fétichiste & S/M (costumes, imaginaire bondage, manière de filmer les corps au plus près de la peau, attachement aux pieds, …). Tout dans ce film est un plaisir pour les sens. Carrie Ng est belle à mourir (qui ne voudrait pas devenir son jouet ?) et Frédérique Bel s’y révèle étonnante en (néo) femme fatale. Certes, le scénario est léger, mais l’enjeu est ailleurs. En un mot : sublime ! Je ne remercierai jamais assez Carbon et Courtiaud…

Siren

Winslow Leach : 0 étoile

Je préfère L’ile de la Tentation.

Mae-Nak : 0 étoile

Le somnifère idéal.

Damien : 0 étoile

Même pas de nichons dans un film de sirènes, c’est une blague ?


Animations

Les photos du Body painting par Raymond Widawski


A ne pas rater !

Wake Wood

Par : Mae-Nak

Véritable événement de la journée de demain, mais aussi de ce 29ème BIFFF pris dans son entièreté, la projection de Wake Wood constitue rien de moins que le retour au premier plan de la plus glorieuse société de production de films de genre européens, la légendaire Hammer. Ressuscitée il y a quelques années, la firme anglaise mit rapidement en place son premier projet, le film qui nous occupe aujourd’hui, mais céda aux sirènes d’un remake à l’américaine, le fameux Let Me In de Matt Reeves, relecture du récent Morse du suédois Alfredson.

C’est néanmoins Wake Wood qui constitue la première véritable création de la société de production depuis… 1976, année où Une fille pour le Diable, énorme flop, signa le pseudo-arrêt de mort de la Hammer. Tourné en 2008, Wake Wood aura certes mis du temps à éclore mais sa sortie en salles en Angleterre le 25 mars dernier suscita l’enthousiasme des critiques et d’un public constitué avant tout de nostalgiques de la belle époque du cinéma anglo-saxon.

Réalisateur de documentaires, David Keating n’était certes peut-être pas le nom que l’on attendait pour un événement d’une telle importance mais son implication dans le projet ainsi que le soutien qu’il reçut tout au long du tournage et de l’interminable post-production de l’œuvre suffisent à croire en Wake Wood. De plus, avec une brochette d’acteurs plutôt convaincante, il y a de fortes chances pour que l’ensemble se tienne, tout au moins au niveau de la forme : Eva Birthistle, au sommet de son art il y a fort peu de temps dans l’excellent The Children, ou encore le génial Timothy Spall, protagoniste de choix dans Heartless dont la carrière fut définitivement assise grâce à ses apparition dans la saga Harry Potter, les producteurs ont en tout cas su mettre les petits plats dans les grands.

Présenté en première internationale dans le cadre de la Compétition Méliès (comment pourrait-on imaginer plus beau retour si, d’aventures, le film de David Keating s’empare de la tant enviée distinction ?), Wake Wood suit des parents en deuil qui migrent vers un petit village histoire de tenter d’oublier l’horrible drame vécu. Les habitants du village, tous plus étranges les uns que les autres et procédant à de nombreux rites païens, leur offrent l’opportunité de faire revenir à la vie durant trois jours leur unique fille qui fut sauvagement tué par un chien sauvage. Malheureusement, la petite a bien changé depuis son passage dans l’Au-Delà.

Le programme de demain

14h00

Yellowbrickroad

Réalisé par Jesse Holland, Andy Mitton

Avec Byung-Hun Lee, Gook-Hwan Jeon, Ho-Jin Jeon

Compétition 7è parallèle


16h00

Ayu

Réalisé par Chun-Yu Lai

Avec Tian Ming, Chia-Ying Lee, Shiao Yao

Compétition 7è parallèle


18h00

Midnight son

Réalisé par Scott Leberecht

Avec Tracey Walter, Arlen Escarpeta, Larry Cedar

Compétition internationale


20h00

Wake wood

Réalisé par David Keating

Avec Eva Birthistle, Ella Connolly, Timothy Spall

Compétition européenne


22h00

I saw the devil

Réalisé par Ji-Woon Kim

Avec Byung-Hun Lee, Gook-Hwan Jeon, Ho-Jin Jeon

Compétition internationale


00h00

Horny house of horror

Réalisé par Jun Tsugita

Avec Asami, Mint Sizuki, Saori Hara

Hors compétition

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