BIFFF 2011

Gazette du BIFFF 2011

9 avril, Jour 3

Compte-rendu de la journée

Au lendemain d’une ouverture qui s’est terminée au petit matin, c’est en plus ou moins grand nombre que les biffeurs se sont rendus à la projection d’Urban Explorer. Après avoir marqué les esprits il y a deux ans avec son Bukarest Fleisch, c’est un Fetscher un peu plus sûr de lui qui s’est rendu sur scène pour présenter sa nouvelle œuvre et pour entonner la chanson réclamée par le public. Ce dernier aura en tout cas été servi, tant par la chansonnette de l’Allemand que par sa bande, on ne peut plus spectaculaire. Malgré un script extrêmement décevant, Urban Explorer est parvenu à tenir tout le monde en haleine juste avant l’un des premiers grands moments de ce BIFFF 2011 : la projection de Rare Exports.

Le métrage nordique, réussite tout simplement indiscutable, a permis aux spectateurs de procéder à un retour en enfance réellement jouissif. La salle comble acclamait d’ailleurs ce qui devrait être l’un des films de l’année.

Encore tout ému du superbe final proposé par Ovredal, le public a ensuite découvert Territories, du canadien Olivier Abbou, concourant dans la catégorie Thriller. Après une entame très efficace, le film semble ensuite se chercher et naviguer chaotiquement de rebondissements en rebondissements. Valeur sûre de la compétition, Territories devrait néanmoins constituer un challenger de poids.

De poids, il en est aussi question lors de la séance de minuit avec Alien VS Ninja, une bande tout simplement délirante, véritable pain béni pour les survivants d’une soirée déjà riche en émotions. Certes, AVN ne peut se targuer d’être une réussite totale mais, la prestance de son actrice principale aidant et le caractère sympathique de l’ensemble n’étant plus à démontrer, c’est donc sous un tonnerre d’applaudissements et de cris que se terminait sa projection.
Bref, une journée comme on les aime sous le doux soleil bruxellois : de l’hémoglobine, de l’émotion, de l’action et de l’humour, un cocktail une nouvelle fois savamment distillé.


Animations


Reviews des chroniqueurs

Urban explorer

Damien : 3 étoiles

Pour son deuxième long, Fetscher investit les souterrains berlinois et traque le nazi avec énergie. Rempli de défauts, Urban explorer va cependant au bout de son idée et met en place quelques bonnes idées...

Vivadavidlynch : 2,5 étoiles

Plutôt léché, techniquement soigné et prenant place dans un cadre atypique(les souterrains désaffecté du vieux Berlin et ses vestiges SS), Urban Explorer s’avère poussif et assez convenu. Survival claustro en définitive bien classique, loin d’être inoubliable.

Mae-Nak : 2 étoiles

Fetscher prouve avec Urban Explorer que Bukarest Fleisch n’était pas un coup de chance. Un talent assez incroyable au niveau de la mise en scène hélas desservi par un scénario convenu aux nombreux rebondissements inutiles.

Rare exports

Damien : 4 étoiles

Rare exports séduit de bout en bout, autant par sa réalisation incisive (de nombreuses ellipses permettent à l’histoire de ne jamais s’essouffler) que par sa prodigieuse photographie, sublimant les terres enneigées de la Finlande profonde. Mieux, Helander enfante un entertainement movie tout public (ou presque) où se distillent un cynisme anti-capitaliste et une peinture dramatique des relations père-fils qui font toujours mouche.

Vivadavidlynch : 4,5 étoiles

Démontage en règle de la légende de Noel et véritable hommage aux productions Amblin des 80’s, Rare Exports est une Madeleine de Proust pour les spectateurs de notre génération. Ambigu et au sous-texte psychanalytique chargé, c’est un divertissement beaucoup moins anodin qu’il n’en a l’air.

Mae-Nak : 4 étoiles

Un conte de Noël original et totalement abouti. Un vrai must et d’ores et déjà l’une des œuvres inoubliables du festival.

Territories

Damien : 2 étoiles

15 minutes sur les chapeaux de roue... puis ça se traîne et ça tourne en rond. Fin, y a de beaux stock shots d’écureuils...

Alien vs Ninja

Damien : 2 étoiles

Ca sabre, ça tranche, ça vole dans les burnes durant près d’une heure et demi sur un rythme aussi trépidant que celui imprimé par Kitamura à son Versus. Idéal pour une séance de minuit au BIFFF, Alien vs ninja fatigue aussi rapidement que les sentaïs de notre enfance.

Vivadavidlynch : 2,5 étoiles

Une bande idéale pour une séance de minuit !

Mae-Nak : 2 étoiles

Totalement foutraque mais doté d’un réel grain de folie fort appréciable et d’une héroïne plus qu’excitante.

A ne pas rater !

Detective Dee and The Mystery of The Phantom Flame

Par : Mae-Nak

Après quelques années de passage à vide, Tsui Hark serait-il de retour ? C’est la question que l’on peut se poser à la lecture des multiples reviews publiées au sujet de son dernier né, Detective Dee and The Mystery of The Phantom Flame. En effet, après avoir massacré le montage du pourtant très alléchant Seven Swords et avoir livré une ghost story d’une platitude sans nom intitulée Missing, il semble que le grand maître du cinéma chinois soit enfin de retour dans un domaine qui lui sied mieux, le film en costumes.

Son génie visuel et sa verve légendaire pourraient dès lors faire leur retour aux commandes de Detective Dee, projet de longue haleine doté d’un confortable budget de 13 millions de dollars. Initié au début des années 2000 par les frères Hadida, Peter Loehr et Françoise DeDeu, Detective Dee aura donc mis plus de dix ans à voir le jour et serait sans doute toujours rangé dans les tiroirs des producteurs si Tsui Hark lui-même ne s’était pas battu pour que pareille œuvre éclose.

Basé sur le roman Murder in Canton de l’écrivain hollandais Robert H. Van Gulik, ultime création d’une série policière dont l’action est située au VIIème siècle de notre ère, Detective Dee and The Mystery of The Phantom Flame prend place au cœur de la cité impériale où, alors que l’impératrice de Chine fait construire une statue de Bouddha géante, un mystérieux mal s’abat sur des hauts dignitaires. Sans savoir pourquoi ni comment, leurs corps prennent feu. Ne voulant pas risquer la déstabilisation du pouvoir en place, l’impératrice ordonne de libérer le détective Dee, seul homme capable de résoudre l’affaire...

Campé par l’excellent Andy Lau, qui évolue pour la première fois dans une œuvre signée par Tsui Hark, le héros promet à tout le moins d’être virevoltant, au moins autant qu’une action décrite par de nombreux médias comme étant totalement folle et débridée. Présenté en première mondiale lors de la dernière Mostra de Venise en septembre dernier, Detective Dee and The Mystery of The Phantom Flame a en tout cas reçu les acclamations d’un public charmé par le retour aux affaires de l’un des réalisateurs asiatiques les plus légendaires… chose qui ne manquera pas d’arriver demain sur l’esplanade de Tour & Taxis, qui devrait afficher salle comble sur le coup de 20 heures.

Le programme de demain

14h00

The speak

Réalisé par Anthony Pierce

Avec Kristina Anapau, Tom Sizemore, Tina Casciani

Hors compétition


16h00

Retribution

Réalisé par Mukunda Dewil

Avec Joe Mafela, Jeremy Crutchley

Compétition Thriller


18h00

Rejection

Réalisé par Vladimir Lert

Avec Sergey Babkin, Bogdan Stupka, Agnia Ditkovskite

Compétition 7è parallèle


20h00

Detective Dee

Réalisé par Tsui Hark

Avec Andy Lau, Carina Lau Ka Ling, Li Bingbing

Compétition internationale


22h00

Mutants

Réalisé par David Morley

Avec Hélène de Fougerolles,Francis Renaud, Dida

Hors compétition


00h00

Ferroz wild riding hood

Réalisé par Jorge Molina

Avec Dayana Legra, Roberto Perdomo, Ana Silva Machado

Compétition 7è parallèle

Image du jour

Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage