BIFFF 2011

Gazette du BIFFF 2011

8 avril, Jour 2

Compte-rendu de la journée

Il est 6h30, mal de crâne incompréhensible, chute vertigineuse sur le sol... Eh oui, déjà debout ! Après trois petites heures de sommeil, il est temps de se souvenir de cette dantesque ouverture que fut celle du 29ème. Cuvées des Trolls et verres de Jameson aromatisé n’ont pas manqué d’émoustiller le fin palais des fantasticophiles bruxellois dans l’ambiance de feu que l’on connaît. Dès le début de la soirée les animations purent être considérées comme de vraies réussites tandis que l’excellent Alex de la Iglesia et sa compagnie, la sublime Carolina Bang, instillaient le grain de folie à la soirée. Avec A Sad Trumpet Ballad, le cinéaste fit en effet mouche et combla une assistance véritablement ravie de pouvoir découvrir un film d’ouverture d’une telle qualité. Toujours disponibles, les deux personnages hauts en couleurs se plièrent ensuite au traditionnel Q&A, assez fourni en ce premier jour de festival.

Mais, comme lors de chaque ouverture, c’est avant tout l’émotion qui a primé, la joie de revoir toutes ces trognes connues, d’entendre des voix chères à nos coeurs hurler de joie. Dès lors, quoi de plus normal que de faire durer cet instant magique jusqu’au bout de la nuit ? C’est ce que nous nous sommes employés à faire...

Reviews des chroniqueurs

A sad trumpet ballad

Damien : 3 étoiles

Le retour d’un de la Iglesia déjanté qui s’embourbe parfois dans l’excès.

Winslow Leach : 3 étoiles et demi

Après Crimes à Oxford, De la Iglesia revient à quelque chose de plus frappadingue mais n’en oublie pas pour autant une certaine maestria. Tout bon.

Vivadavidlynch : 3 étoiles et demi

Malgré quelques scories nullement rédhibitoires (problèmes de rythme, climax hors de propos, CGI maladroits dans le dernier tiers, découpage aléatoire, …), Balada triste se montre tour à tour baroque, cruel, empreint d’une véritable “poésie visuelle” et d’une énergie (fougue ?) contagieuse, autant qu’adroit dans sa manière de mélanger la Grande Histoire (franquisme) et la fantaisie débridée, tragico-grotesque. Une des meilleures Ouvertures du BIFFF de ces dernières années… Et Carolina Bang y est sublime, une vraie révélation.

Mae Nak : 4 étoiles

De l’humour, de l’action, de l’émotion. Un tout grand moment, idéal pour une ouverture.

A ne pas rater !

Julia’s Eyes

Par Mae-Nak

Fruit du travail acharné de la firme hispanique montante Antena 3 Films, à qui l’on doit notamment le génial Planète 51, et de l’aura de Guillermo Del Toro en tant que producteur, Julia’s Eyes, aka Los Ojos de Julia, sera présenté dans la Compétition Méliès, avec la ferme intention de s’emparer du trophée.

Si le BIFFF cuvée 2010 avait été plutôt fade du côté ibérique, 2011 pourrait être l’occasion d’un nouvel avènement du cinéma espagnol à Bruxelles. Réalisé par Guillem Morales, qui voit certainement là une de ses plus grandes chances de connaître un pont d’or vers Hollywood comme nombre de ses collègues ibères, Julia’s Eyes mettra une nouvelle fois en lumière l’immense talent de l’actrice Belén Rueda.

Le métrage, comme son nom l’indique, suit Julia, une femme souffrant d’une maladie de dégénérescence des yeux, dont la sœur jumelle, déjà aveugle, est retrouvée morte pendu dans son sous-sol. Julia, certaine qu’il s’agit d’un meurtre, mène l’enquête et suit la trace d’une mystérieuse et invisible présence. Alors qu’elle s’approche de la vérité, Julia perd de plus en plus la vue, et les morts se multiplient…

Pouvant certes être perçu comme filiation directe de la trilogie The Eye, du moins au niveau de son pitch, le métrage de Guillem Morales peut compter sur l’originalité du cinéma espagnol, à mille lieues des standards surexploités par les frères Pang. De plus, la clairvoyance d’un certain Guillermo Del Toro en tant que producteur, domaine dans lequel il excelle depuis le fabuleux Orphelinat de Juan Antonio Bayona, permet de croire en un avenir glorieux pour le film.

Déjà nominé aux Goyas pour son œuvre précédente (El Habitante Incierto), Morales est désormais en lice pour l’obtention d’un Méliès d’argent, qui lui permettrait de se rendre pour la seconde fois à Sitgès en novembre prochain, Los Ojos de Julia ayant déjà été présenté lors de l’édition 2010 du festival ibère.

Avec Belen Rueda et Lluis Homar en vedettes, Julia’s Eyes promet en tout cas d’être qualitativement l’une des meilleures œuvres de ce 29ème BIFFF tant au niveau du fond que de la forme.


Animations


Le programme de demain

12h00

Karminsky-Grad

Réalisé par Jean-Jacques Rousseau

Avec Noël Godin, André Stas, Léon Stone

Hors Compétition


14h00

Prowl

Réalisé par Patrick Syversen

Avec Ruta Gedmintas, Courtney Hope, Bruce Payne

Hors compétition


16h00

The snow queen

Réalisé par Marko Raat

Avec Helena Merzin, Artur Tedremagi, Toomas Suuman

Compétition 7è parallèle


18h00

Eaters

Réalisé par Luca Boni & Marco Ristori

Avec Rosella Elmi, Guglielmo Favilla, Alex Lucchiesi

Compétition européenne


20h00

La proie

Réalisé par Eric Valette

Avec Albert Dupontel, Stéphane Debac, Natacha Régnier

Compétition Thriller


22h00

Julia’s eyes

Réalisé par Guillem Morales

Avec Belen Rueda, Lluis Homar, Pablo Derqui

Compétition européenne


00h00

Mother’s day

Réalisé par Darren Lyn Bousman

Avec Deborah Ann Woll, Shawn Ashmore, Lisa Marcos

Hors Compétition


02h00

Bedevilled

Réalisé par Cheol-So Jang

Avec Min-Ho Hwang, Min Je, Ji-Eun-I Lee

Hors compétition


04h00

Keepsake

Réalisé par Paul Moore

Avec Robert Pralgo, Sunny La Rose, Anna Tulou

Hors compétition


06h00

The reef

Réalisé par Andrew Traucki

Avec Damian Walshe-Howling, Gyton Grantley, Adrienne Pickering

Compétition Thriller

Image du jour

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