Critique de film

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La Galaxie de la terreur

"Galaxy of terror"
affiche du film

Le vaisseau spatial "Rebus" s'est posé sur une planète pour une raison inconnue, et tout signe de vie semble y avoir disparu. Apprenant la nouvelle, le Maître semble soulagé, et décide d'envoyer un vaisseau de secours dont il sélectionne lui-même l'équipage. Arrivé sur place, et après un atterrissage mouvementé, l'équipage découvre le vaisseau perdu, et quelques cadavres. Mais plus étrange, une pyramide mystérieuse brouille tous leurs équipements et les empêche de partir. Pire : les membres de l'équipage meurent les uns après les autres, tuées par de mystérieuses créatures...

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Trailer - La galaxie de la terreur (1981)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de La galaxie de la terreur - "Non, pas les vers perforants !"
Par : Fred Pizzoferrato
Tags : Extra-terrestres

Un vaisseau spatial se pose sur une mystérieuse planète et tout signe de vie en disparaît. Le « Maître » et « l’Oracle », apparemment de hautes personnalités de cette société future, en sont informés et Le Maître décide alors d’organiser une expédition de secours. Mais, sur la planète, le nouvel équipage se voit attaqué par d’étranges créatures…

Au début des années 80, suite au carton d’Alien, les imitations du film de Ridley Scott se multiplient d’autant plus aisément qu’il n’est guère difficile d’enfermer un casting réduit dans un lieu clos où ils seront menacés par un monstre caoutchouteux. Inseminoid, Alien 2 Le monstre attaque et quelques autres tentent de réitérer l’exploit de Scott, sans y parvenir évidemment. Roger Corman, jamais en retard d’une mode, livre pour sa part Mutant et cette Galaxie de la terreur pourvue d’une affiche très pulp qui fit beaucoup pour sa réputation.

La Galaxie de la terreur bénéficie en premier lieu d’un casting intéressant dans lequel on remarque surtout Robert Englund. La future star de l’horreur était alors encore un débutant, âgé de 25 ans, qui tournait essentiellement pour la télévision mais s’était déjà fait remarquer dans Le crocodile de la mort et Réincarnations. La notoriété d’Englund viendrait un peu plus tard via deux rôles opposés : le gentil extra-terrestre Willie de la série V et le croquemitaine des Freddy. Englund joue ici un rôle secondaire aux côtés de Zalman King, Sid Haig et Erin Moran. Le bellâtre Zalman King allait abandonner sa carrière d’acteur beau gosse pour se reconvertir dans l’érotisme bourgeois en écrivant 9 semaines et demie puis L’orchidée sauvage, Two moon junction et l’interminable saga Red shoes diaries. Erin Moran, elle, avait acquis une certaine notoriété à la télévision, en particulier via la série Happy Days. Sid Haig, enfin, avait été aperçu dans Les diamants sont éternels et surtout plusieurs films orientés « prison de femmes » comme Big doll house, Big bird cage ou Black mamma white mamma. On le vit aussi dans plusieurs blaxploitations comme Coffy, Savage sisters ou Foxy Brown. Après des années de seconds rôles à la télévision, Sid Haig retrouva une certaine notoriété culte en apparaissant dans les métrages de Tarantino (Jackie Brown, Kill Bill) et surtout Rob Zombie (La maison des 1000 morts, Devil’s rejects, Halloween).

Comme souvent avec les productions Corman, un certain nombre de personnalités du cinéma firent également leurs débuts derrière la caméra. L’acteur Bill Paxton a ainsi travaillé sur les décors, le maquilleur Christopher Biggs effectuait ses premières armes, le réalisateur Peter Manoogian (Demonic toys, Mestema, Arena) assure la seconde équipe, Aaron Lipstadt s’occupe de la production avant de passer à la mise en scène l’année suivante via l’excellent Android. Notons encore Tony Randel (Hellraiser 2, Amityville 92,…) aux effets visuels et surtout James Cameron qui s’occupe ici de la seconde équipe.
Bref, un beau rassemblement de talents pour une imitation sympathique d’Alien. Une des principales qualités de La galaxie de la terreur consiste à ne pas perdre de temps en séquences inutiles. La préparation de la mission de sauvetage, par exemple, se voit littéralement expédiée et permet d’entrer directement dans le vif du sujet. Il faut dire qu’avec une durée de 78 minutes, le réalisateur Bruce D. Clark n’a guère le loisir de se perdre dans les détails superflus. Une fois le vaisseau posé sur la mystérieuse planète, La galaxie de la terreur n’échappe pas, malheureusement, au travers du « film de couloirs » et l’intérêt retombe grandement entre les séquences d’horreur. A ce sujet, on retient surtout l’amputation brutale du bras de Sid Haig attaqué par un cristal agressif (!) et plus encore le viol d’une astronaute par un ver géant tout gluant.

Pour une production à petit budget des années 80, les effets spéciaux sont d’une très honnête qualité. Le visuel est joli, les maquettes et peintures réussies et les effets de monstres relativement crédibles. Les quelques scènes gore sont également bien exécutées et sauront contenter l’amateur. Malheureusement, le métrage s’avère aussi un peu ennuyeux et l’intrigue avance souvent sans beaucoup de fluidité. Néanmoins, en dépit de ses défauts nombreux, le métrage s’élève un peu au-dessus de la masse des sous-Alien sorti à cette époque et les nostalgiques l’ayant jadis découvert en VHS pourraient être tentés de le revoir aujourd’hui.

Si La galaxie de la terreur s’inspire largement d’Alien, le scénario évoque également des œuvres comme Planète interdite et se termine par quelques considérations plus philosophiques ou métaphysiques amenées sans beaucoup de subtilités mais relativement intéressantes. En résumé, voici une petite production sans génie mais qui se suit sans déplaisir pour les cinéphiles ayant grandi durant les années 80.

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