Critique de film

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Gabriel

"Gabriel"
affiche du film

Alors que les forces des ténèbres dominent le monde, l'Ange Gabriel est conduit à mener l'ultime bataille. Pour vaincre, il devra contrôler ses émotions et décupler ses pouvoirs. Notre destin est entre ses mains...

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Trailer - Gabriel (2007)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Gabriel - Noir c’est noir
Par : Chroniqueurs

Par Dante

On ne le dira jamais assez, les Etats-Unis sont vraiment le paradis du cinéma de genre, même si les qualités sont variables, il est indéniable que l’Amérique permet à presque n’importe qui de faire son film, en bénéficiant d’un budget quand même conséquent. Gabriel est l’exemple type de ce genre de production bis et cheap mais loin d’être dénuée de qualité.

Aux commandes de cet énième film fantastique, un inconnu : Shane Abbess et devant la caméra : des inconnus. Pas une seule star ou visage connu, le dépaysement total. En tout bon cinéphage que nous sommes, nous allons quand même chercher plus loin. Le pitch est quand même assez classique : le combat sempiternel entre le bien et le mal, à grands coups d’esthétique gothique, traduisez des mecs en noir qui se foutent sur la gueule avec tout ce qu’ils trouvent (CF Underworld, Constantine et consorts). Gabriel sent donc bon la série B qui surfe sur le succès de ses pairs. Toujours avide de petits bandes passées sous silence, animé par l’espoir de découvrir une perle, on se jette donc sur ce film, dont l’esthétique semble déjà pouvoir rattraper un scénario peu original.

Et les premières minutes vont dans ce sens. Une brève présentation de l’histoire, qui a quand même le mérite de respecter la mythologie chrétienne et d’évoluer dans le cadre du récit. On oublie la Terre et les humains, pour débarquer au Purgatoire, ici contrôlé par les Déchus, donc le mal. Après un générique sous ecstasy, où le réalisateur semble vouloir nous démontrer qu’il sait utiliser tout un tas d’effets numériques, l’histoire se met peu à peu en place. Le dépaysement est toujours présent, le découpage est hésitant et les scènes s’enchaînent sans aucun lien logique, la maîtrise scénaristique est absente : le spectateur est donc un peu laissé en rade au milieu d’un monde visiblement profond mais inaccessible. Mais malgré ces défauts propres à un premier film, on peut remarquer une volonté de se détacher des œuvres similaires, et surtout pour le moment, ne pas prendre la voie des films fantastiques calibrés pour les moins de 12 ans qui fleurissent au cinéma (Le pacte de sang, pour n’en citer qu’un.)

Le spectateur est finalement happé dans cet univers aux allures déjà très sombres lors de la rencontre du héros avec Uliel, un autre archange. On en apprend alors un peu plus sur les tenants et les aboutissants de l’histoire et l’on commence vraiment à se sentir impliqués. À partir de là, Abbess entreprend de fouiller son personnage, nous livrant un portrait d’archange torturé par ses sentiments dans un univers très proche de l’enfer, ultra pessimiste et à l’esthétique résolument sombre, qui n’est pas sans rappeler les travaux d’Alex Proyas ou même de Frank Miller. Malgré quelques baisses de régime, l’intrigue du film se révèle au final passionnante, bien plus profonde que n’importe quel Underwolrd : questionnement sur la conception manichéenne du bien et du mal, leur légitimité et la religion de façon jamais lourdingue et délicatement introduite entre deux scènes d’action. Le tout se termine dans un final plutôt imprévisible et surtout très pessimiste. Une histoire sombre, très sombre, qui s’assume comme tel, loin d’atténuer le tout à coup d’humour de bas étage. Ce sont les ténèbres et ça se sent. L’ambiance est d’ailleurs distillée dans ce sens à coups de prostitutions, de violence ambiante, de drogue, de pauvreté et même d’un certain excès de malsain (Cf la créature d’un des démons). Le tout sans jamais tomber dans le racoleur.

Mais toute petite production a ses limites et Gabriel pâtit de son budget. Abbess a beau posséder un scénario sans conteste très puissant, il n’a visiblement pas les moyens de l’utiliser à fond. Les principaux défauts du film résident dans son manque flagrant de moyens : les décors, notamment, sont minimalistes, ce qui ne joue pas forcément contre le film. Mais les effets spéciaux se résument à des effets de montage comme la caméra qui tremble pour simuler un tremblement de terre, astucieux mais limité. Et les combats tombent rapidement dans du Matrix pour pauvres, à coup de ralentis et d’accélérés et de découpages abrupts pour masquer le manque de moyens.

Shane Abbess aurait eu les moyens d’un Underworld, Gabriel serait sans doute devenu une œuvre phare du fantastique gothique, oscillant astucieusement entre combats homériques et scénario très bien ficelé.

Mais on a fini par le comprendre, ce n’est pas le talent qui dirige le cinéma mais bel et bien l’argent. Reste une œuvre très sincère, ultra maîtrisée, qui révèle un réalisateur très doué et donc à suivre. À voir à tout prix, pour les nostalgiques de Proyas et les amateurs de films profondément pessimistes.

Commentaires sur le film

Australien pas US ^^

4 etoiles

C’est un film australien, pas américain :p Et il faudrait aussi que tu changes le résumé ! Il ne s’agit pas du tout de la Terre mais bien du purgatoire, ils le disent dès le début du film.
Si jamais tu as une explication sur la fin, je suis preneuse. Je n’ai absolument pas compris pourquoi Gabriel, alors qu’il vient de vaincre et en plus de se faire soigner par Mickael (sorte d’ultime rédemption pour ce dernier) aurait une prise de conscience bizarre (surtout qu’il vient justement de rejeter tout ce que Mickael a dit : "tu te crois libre mais tu ne l’es pas" etc) et changerait subitement d’avis pour ...se suicider ?! Ça ne colle pas avec le personnage qui se montre respectueux des règles tout le long du film.

9 juillet 2013 à 12:07 | Par Kawakik

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