Critique de film

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Flesh for the beast

"Flesh for the beast"
affiche du film

100 ans après leur retour sur terre, de divines créatures diaboliques, mi-femmes, mi démons, hantent un manoir du 19ème siècle. Une équipe d'experts en paranormal tente de les démasquer sans savoir ce qui les attend et sans se douter que ces succubes ne sont pas seules.

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Trailer - Flesh for the beast (2003)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Flesh for the beast - Pas mal pour un début !
Par : Quentin Meignant
Tags : Fantômes, Gore

Terry West est un réalisateur bien connu au pays de l’Oncle Sam par les amateurs de films érotiques. Il travaille en effet pour la société Séduction Cinéma, producteur phare de films classés X Outre-Atlantique. Le réalisateur, sans doute en manque de sensations fortes (malgré les magnifiques playmates sous ses ordres), décida de se lancer dans la réalisation de films d’horreur et créa Satan’s school for lust, en 2002, film qui fut accueillit d’une manière très froide en général.

Mais voilà, ce métrage suffit à West pour se faire remarquer par la société de production Media Blasters, inconnue dans le petit monde de l’horreur mais grande productrice de quelques mangas assez mal mis en valeur. Cette alliance avait donc tout pour sombrer et nous livrer un film à éviter… Et là, grande surprise, Flesh for the beast brigue deux récompenses au Festival du Film d’Horreur de New-York (Meilleur Film et Meilleurs Effets Spéciaux) et est encensé par MadMovies !

Il est vrai que, dès la scène initiale, l’ambiance claustrophobique et le stress s’empare du spectateur. Avant même le générique, une scène on ne peut plus gore avec tripes, boyaux et dégueulis agresse carrément des yeux qui ne s’attendaient pas à un spectacle d’une telle qualité ! Les effets spéciaux sublimes de cette scène ainsi que la rapidité de celle-ci promettent bien de bonnes choses pour la suite !

Hélas, dès la fin d’un générique on ne peut plus monotone, vient une longue présentation de l’endroit et des différents personnages. Cette baisse de régime est assez choquante et les caractéristiques psychologiques de chacun des personnages passés au crible sont exagérées à l’extrême. Nous avons le bon chef de bande black hyper protecteur, le vieux pervers marrant, la petit vierge effarouchée, les deux jeunes puceaux et un maître de maison ultra-mystérieux à l’air patibulaire, tout ce petit monde est présenté en détail pendant près de 15 minutes, ce qui fait retomber toute l’attention suscitée par un début en fanfare !

Vient alors l’exploration de la maison et, par conséquent, le regain d’intérêt général. Les décors de la maison, à la limite du gothique, sont admirables et les jeux de lumière, bien que fort banaux, sont effectués avec une certaine maestria. Les premiers zombies font leur apparition et marquent les esprits par des maquillages de grande qualité. Ce n’est certes pas du Romero mais, dans un certain sens, cela s’en approche fortement ! Ces morts-vivants crasseux et statiques ont tout pour charmer le grand public.

A l’inverse, nous découvrons des démons pseudo-érotiques dont le maquillage est tout sauf réussi ! De femmes chaudes et cochonnes (Chassez le naturel de West, il revient au galop !), elles se transforment en sorte de gros cochons roses à têtes de veau et grognements de berger allemand en rut ! Ces scènes sont surtout prétexte à montrer des seins et, surtout, l’une ou l’autre foufoune à peine dissimulée… Malgré cela, il est assez agréable de suivre les pérégrinations de nos héros tant les effets gores sont réussis !

Vous verrez dans ce film plus de vomissements de tripes et de colonnes vertébrales que vous n’en avez jamais vus ! Certes, il faut se taper des aventures sexuelles à deux balles juste avant, mais ces régurgitations ainsi que les arrachages de parties génitales (grande spécialité de ces démons) en valent vraiment la peine !

John Sirabella, responsable des scènes sanglantes et producteur de séries classés X en temps normal (ça sent les périodes de menstruations tout ça !), s’est amusé comme un petit fou pour donner au public ce qu’il attendait ! Du sang, du sang et encore du sang.

C’est ainsi qu’il transforme une scène totalement ratée et vraiment inutile en une véritable ode à la boucherie la plus totale ! Cette scène, la plus lourde d’un film qui en compte tout de même quelques unes, a été imaginée par West pour quand même montrer quelque chose d’érotique dans son métrage. C’est ainsi que nous retrouvons nos trois « démones » nues en train de ramper dans le sang, entourées d’une lumière rouge et de fumée genre bar à strip-tease ! Heureusement, Sirabella rend le gore tellement trash que cette séquence reste supportable.

Au-delà de tout cet érotisme à quatre sous et de ce gore bien mis en évidence, d’autres qualités viennent sauver l’ensemble. Les mouvements de caméra sont, trois quart du temps, réellement exemplaires et rendent certaines scènes excessivement claustrophobiques.

Ce n’est pas non plus du Balaguero, mais West tire bien parti des petits moyens dont il bénéficiait. De zombies qui passent devant une caméra posée sur un lit à la traversée de couloir obscurs en travelling chaotiques et hyper rapides, tout y est ! On s’étonne même de ressentir une certaine angoisse lors de quelques scènes bien emmanchées. Les jeux de lumière apportent aussi la touche qu’il manquait à l’ambiance : changement d’époque (et donc apparition des démons), changement d’intensité de lumière, c’est aussi simple que cela et ça marche !

Là où, par contre, on peut s’arracher les cheveux, c’est au moment du dénouement ! Celui-ci est d’une banalité affligeante et, surtout est sorti comme par magie d’on ne sait où ! A croire que West n’avait plus un radis pour tourner et qu’il a bâclé une fin que l’on aurait pu croire bien plus prometteuse !

Au final, Flesh for the beast s’en sort honorablement. Même si ce n’est pas un foudre de guerre, il s’agit d’un sympathique divertissement qui s’inscrit dans la tradition des B’movies de 70’s. Assez proche de Frayeurs, du grand maître Lucio Fulci, tout en étant loin de l’égaler, L’œuvre de West a su, malgré ses défauts, faire régner une certaine ambiance durant près d’1h30 et c’est bien là le plus important !

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