Critique de film

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Fille de Dracula (La)

"Dracula's Daughter"
affiche du film

Le docteur Von Helsing a été arrêté par Scotland Yard pour le meurtre du comte Dracula. Chargé de l'enquÉte, sir Basil Humphrey prend l'accusé pour un fou lorsqu'il prétend que Dracula était un vampire. Il charge le psychiatre Jeffrey Garth d'étudier son cas. Pendant ce temps, le corps du comte disparaît de la morgue. Dans la forêt, la fille de Dracula brûle le cadavre de son père : elle espère ainsi conjurer la malédiction qui pèse sur sa famille depuis des siècles. Mais elle se rend compte très vite qu'elle ne peut se passer de sang frais, et son serviteur Sandor continue de lui procurer de nouvelles victimes. Célèbre à Londres comme peintre sous le nom de la comtesse Marya Zaleska, elle fait la connaissance du docteur Garth au cours d'une soirée, et l'invite à venir lui rend

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Trailer - La fille de Dracula (1936)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de La fille de Dracula - Liens de sang
Par : Damien Taymans
Tags : Vampires

Deux policiers (dont un pleutre) débarquent dans l’abbaye de Carfax et découvrent deux corps inanimés. L’un gît sur les marches tandis que l’autre se repose du sommeil du juste dans son beau cerceuil intérieur satin avec un pieu enfoncé dans le poitrail. Découverte étonnante d’autant que le professeur Van Helsing, encore sur les lieux, avoue avoir commis l’un des deux crimes. Arrêté par la milice, Van Helsing tente de préparer sa défense et appelle pour ce faire son vieil ami psychiatre, seul capable de comprendre les motifs du vampiricide. Pendant ce temps, la comtesse Zaleska sème le trouble dans la capitale anglaise en compilant les victimes de ses canines acérées...

Le cinéma des 30’s n’entretient que peu de comparaison avec le septième art contemporain qui éprouve nombre de difficultés à se sortir de l’éternel carcan des remakes, préquelles et séquelles en tous genres. Ainsi, malgré les réussites flagrantes de Dracula et de Frankenstein, l’idée d’en produire une suite ne vient que très tard sur la table de la Universal. Il faudra attendre quatre années avant que la créature de Frankenstein ne puisse espérer caresser des yeux la tendre fiancée qui lui est attribuée. Du côté de la Transylvanie, cinq années de sont écoulées entre les frasques du comte Dracula et la résurrection du vampirisme londonien par le truchement de sa fille.

Contrairement à ce que laisserait présager l’aura habituelle des suites de classiques, tâche ardue s’il en est, La fille de Dracula ne doit nullement rougir de la comparaison de son modèle. Suite directe du métrage de Browning, l’œuvre reprend exactement là où l’épisode de 1931 nous avait laissés à savoir dans les ruines de l’abbaye de Carfax où Van Helsing se voit arrêté par deux policiers qui viennent de découvrir les cadavres de Renfield et de Dracula dont la carcasse, toujours allongée dans son cercueil-literie, est transpercée par un pieu adroitement enfoncé dans le cœur. Déplaçant son propos, le cinéaste Lambert Hillyer se centre davantage sur l’enquête qui découle de cette macabre découverte, glissant peu à peu vers le personnage principal torturé dont les exactions ne sont que peu dépeintes. La comtesse Zaleska, interprétée par la savoureuse Gloria Holden, se distingue considérablement du comte Dracula quelque peu exubérant mis en relief par un Lugosi dont le jeu est accentué par les ronronnements inhérents à son accent bâtard. Tourmentée par l’atavisme qui pèse sur ses épaules, dégoûtée de n’être pas l’égale de ses pairs, la comtesse est en proie à un réel examen d’âme qui la pousse à consulter le psychiatre Garth qu’elle trouve de plus séduisant. Frappée par un destin qu’elle refuse, la comtesse est donc autant un monstre qu’une victime, maudite dans un premier temps par les crocs du prince des ténèbres la transformant en hémophile nocturne et dans un second temps par Sandor qui la manipule continuellement et la confine dans son rôle monstrueux afin d’acquérir la vie éternelle.

L’humanisation de la créature nocturne entraîne une implication émotionnelle que l’œuvre originelle ne proposait jamais, Browning restant volontairement en retrait de son intrigue théâtralisée à l’excès (les personnages sont des attributs de l’arrière-plan et non l’inverse). Une approche plus intime que soutient la photographie de George Robinson, un habitué de la Universal et vétéran de l’ère muette, qui se distingue fortement des larges étalages ciselés de Freund pour adopter un style plus classique qui joue sur une symétrie parfaite entre les personnages et les décors, faisant cohabiter ces deux éléments essentiels.

Evitant les conventions faciles, l’œuvre d’Hillyer se distingue de son modèle en s’immisçant davantage sur le terrain de l’enquête policière que dans l’horreur pure. Séquelle respectueuse du modèle dont elle s’inspire, La fille de Dracula commence cependant à tourner en rond une fois les bases de l’intrigue posées pour ne plus proposer qu’une redite ennuyeuse (les deux victimes que le docteur tente de sauver, les avances de la secrétaire) saupoudrée çà et là de quelques séquences proprement jubilatoires.

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