Critique de film

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Feast 2: Sloppy Seconds

"Feast 2: Sloppy Seconds"
affiche du film

Les survivants de la sanglante attaque par des monstres non-identifiés pensent s'en être sortis quand de nouvelles créatures font leur apparition, plus voraces et énervées que jamais. Leur cible est désormais une petite ville à proximité, perdue au milieu de nulle part, et dans laquelle les habitants vont devoir s'unir pour lutter, et survivre, à cet assaut venu des tréfonds de l'horreur...

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Trailer - Feast 2 : Sloppy seconds (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Feast 2 : Sloppy Seconds - Reprise brouillonne
Par : Quentin Meignant
Tags : Gore, Monstres

John Gulager avait défrayé la chronique en 2006. Le cinéaste avait en effet profité du Projet Greenlight, initié par Ben Affleck et Matt Damon pour proposer Feast, un film de monstres totalement délirant, ne négligeant aucun aspect du genre horrifique tout en multipliant les séquences humoristiques. Pour rappel, le Projet Greenlight était un reality show qui consistait à trouver un scénario original signé par un amateur et un réalisateur novice pour s’atteler au projet. Une fois le script de Marcus Dunstan et Patrick Melton sélectionné, Wes Craven lui-même installa Gulager dans le fauteuil de réal pour obtenir l’honnête résultat que l’on connaît. Au vu du succès de Feast, deux nouveaux volets furent rapidement mis sur pieds, ces derniers bénéficiant d’un budget moindre et étant promis à une sortie DTV. Néanmoins, toute la petite troupe, du réal aux scénaristes , en passant par certains acteurs, se réunit avec bonheur pour livrer Feast 2 : Sloppy Seconds. Le lendemain des évènements du premier Feast, les survivants de la sanglante attaque par des monstres non-identifiés pensent s’en être sortis quand de nouvelles créatures font leur apparition, plus voraces et énervées que jamais. Leur cible est désormais une petite ville à proximité, perdue au milieu de nulle part, et dans laquelle les habitants vont devoir s’unir pour lutter, et survivre, à cet assaut venu des tréfonds de l’horreur...

Tous les ingrédients d’une nouvelle réussite étant réunis, c’est tambour battant que Gulager lance son Feast 2. Procédant exactement de la même manière que dans le premier volet, le cinéaste se livre tout d’abord à la présentation de l’un ou l’autre personnage de manière succincte mais humoristique. Reprenant sans autre forme de procès le style de Feast, ces présentations laissent néanmoins bien vite un goût de trop peu de parleurs répétitions mais aussi à cause d’une bande originale fort inégale. Alors que le premier opus avait axé son délire sur un score particulièrement percutant, sa séquelle peine à faire pareil et démontre son manque d’ambition et son bouclage relativement rapide.

Dès lors, malgré une déclinaison particulièrement habile de protagonistes tout à fait loufoques, les déchets de Feast 2 se font jour. Le manque de profondeur d’un scénario se bornant à reprendre de manière assez plate les éléments qui ont fait le succès du premier volet rivalise alors avec une mise en scène souvent brouillonne, voire parfois totalement rébarbative. A l’exception d’une séquence gore assez sauvage et de quelques séquences bien bourrines, le film ne parvient jamais vraiment à décoller et fait preuve d’un inhabituel manque de rythme. Les décors sommaires et le manque d’entrain d’un ensemble extrêmement mou finissent donc irrémédiablement par tuer Feast 2 dans l’œuf, mais ce dernier est sauvé par un final assez plaisant qui renoue enfin avec les vraies valeurs du premier opus. Sans pour autant être un modèle du genre, cette clôture a au moins pour effet de réveiller, Gulager se livrant à ce qu’il sait faire de mieux : trépanations, combat de nains, bons mots,… au point de retrouver un score adéquat et agressif !

Réveil tardif pour ce Feast 2 : Sloppy Seconds qui déçoit tout au long de son déroulement. D’une œuvre de base bourrine et décomplexée, Gulager n’est parvenu qu’à tirer les mauvais côtés. Perdu au beau milieu de « l’esprit Feast », le réal renoue bien trop tard avec ses vraies valeurs que pour proposer un spectacle de qualité. Il est vrai qu’avec un budget assez maigre, les miracles peinent à exister. Come on, John, treat us with Feast 3 !


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