Critique de film

pub

Faux-semblants

"Dead ringers"
affiche du film
  • Année de production : 1988
  • Réalisateurs : David Cronenberg
  • Scénaristes : David Cronenberg, Bari Wood, Jack Geasland, Norman Snider
  • Acteurs : Jeremy Irons, Genevieve Bujold, Stephen Lack, Heidi von Palleske, Barbara Gordon
  • Musique : Howard Shore
  • Genre : Thriller - Thriller psychologique
  • Pays d'origine : Canada, USA
  • Durée : 1h55
  • Budget : 9 millions de dollars
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses : Nominé aux Saturn Awards du Meilleur acteur (Jérémy Irons), des Meilleurs costumes, du Meilleur film d'horreur, de la Meilleure musique et du Meilleur scénario en 1990 Lauréat du Grand Prix et du Prix CST au festival d'Avoriaz (1989) Prix du Meilleur acteur (Jérémy Irons) à Fantasporto 1989 Nominé au prix du Meilleur film à Fantasporto 1989 LAFCA Award du Meilleur réalisateur et de la Meilleure actrice (Geneviève Bujold) en 1988 NYFCC Award du Meilleur acteur (Jérémy Irons) en 1988 Genie Award de la Meilleure photographie, du Meilleur réalisateur, du Meilleur son, de la Meilleure image, de la Meilleure musique, du Meilleur scénario adapté et du Meilleur acteur (Jérémy Irons) en 1989

Deux vrais jumeaux, Beverly et Elliot Mantle, gynécologues de renom, partagent le même appartement, la même clinique, les mêmes idées et les mêmes femmes. Un jour, une actrice célèbre vient les consulter pour stérilité. Les deux freres en tombent amoureux mais si pour Elliot elle reste une femme parmi tant d'autres, pour Beverly elle devient la femme. Pour la premiere fois les freres Mantle vont penser, sentir et agir differemment.

pub


Trailer - Faux-semblants (1988)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Faux-semblants - Renversant !
Par : Damien Taymans

Faux semblants arrive à une époque particulière de la carrière de Cronenberg. Depuis les prémisses de ses réalisations, David Cronenberg s’est plu à changer de style et de niveau tous les deux ou trois films. Après un début assez approximatif marqué par Stéréo et Crimes of the future, le réalisateur s’est lancé dans des œuvres plus conceptuelles, une horreur plus prenante et mieux orchestrée avec Frissons, Rage et Chromosome 3. L’apogée de son art, il l’atteint quelques années plus tard avec des œuvres telles que Dead zone, La mouche et enfin, ce Faux-semblants qui vont lui assurer une certaine reconnaissance du public.

Inspiré d’une histoire vraie, Faux-semblants est en réalité une adaptation libre du roman Twins de Bari Wood et Jack Geasland, livre inspiré de la tragédie qui a frappé les jumeaux Marcus dans les années 70. Stewart et Cyril Marcus, jumeaux identiques et gynécologues de métier, sont retrouvés morts à quelques jours d’intervalle dans leur appartement. La cause de la mort est l’ingestion de barbituriques : une vie identique pour une mort identique.

En réalité, Faux-semblants, jusqu’à la limite de son aboutissement, ne peut être réellement considéré comme un film d’horreur mais plus précisément comme une œuvre dramatique empreinte d’une psychologie renversante. En ce sens, le métrage est assez éloigné des autres œuvres du maître au niveau de la thématique traitée mais reste en phase avec le reste de sa filmographie au niveau de la manière dont le thème est traité.

L’histoire met en lumière deux gynécologues jumeaux, Beverley et Elliott Mantle, interprétés tous deux par l’acteur Jérémy Irons. Deux jumeaux identiques impossibles à différencier pour les gens qui les côtoient. Depuis leur enfance, les deux frères ne cessent de partager les mêmes goûts, les mêmes expériences. Exécutant le même métier, ils n’hésitent pas à se partager les rôles, se faisant sans cesse passer l’un pour l’autre. Un jeu déstabilisant qui leur permet également de goûter conjointement aux mêmes conquêtes sans éveiller le moindre soupçon. La mascarade prendra soudainement fin lorsque, après avoir partagé le corps de l’actrice Claire Niveau, Beverley s’éprendra de la femme. Dès cet instant, le jeu perd tout son sens et Bev est balancé entre l’amour charnel qu’il éprouve pour Claire et celui, fraternel, qu’il nourrit à l’égard de son jumeau. L’organisme bicellulaire mis en place jusque là va se trouver modifié par l’intrusion de cette bactérie inattendue qui va considérablement changer la donne.

Cette intrusion gangrène peu à peu le comportement de Beverley tour à tour malheureux et jaloux pour le rendre finalement complètement malade. Le médecin devient agressif envers ses patientes, invente des instruments chirurgicaux irréalistes destinés aux malformations. A cause du lien affectif qui unit les deux frères, Beverley va irrémédiablement entraîner Elliot dans son malaise vertigineux. Elliot aura beau tenter de soigner son frère, de le désintoxiquer, il se laissera finalement embarquer dans la déchéance la plus absolue.

Le métrage nous entraîne magnifiquement dans les tourments de ces trois personnages, détruits psychologiquement qui luttent incessamment les uns contre les autres. De déchirures en réconciliations, le trio évolue de manière chaotique, jouant le jeu dangereux de la séduction. A cette dimension psychologique dérangeante s’ajoute les problèmes de drogue qui vont finir de détruire physiquement et mentalement les frères bien décidés à se séparer définitivement. Cette lente évolution vers la folie ultime nous mène à une scène finale absolument étourdissante.

L’un des reproches principaux que l’on pourrait formuler à l’égard de Cronenberg est la dérangeante complexité qui émerge de l’œuvre. Le tout reste assez compliqué à suivre, en raison notamment de la ressemblance troublante des jumeaux et de leur personnalité opposée. Le réalisateur s’amuse en outre à imposer des circonvolutions qui finissent décontenancer les spectateurs. Soulignons à cet égard, pour être tout à fait complet et contrebalancer quelque peu les reproches que je viens de souligner, la prestation cinq étoiles de Jérémy Irons qui a dû œuvrer comme un beau diable pour réussir à ne commettre aucune erreur. Avouons que cette seule interprétation mérite déjà des applaudissements éternels tant le jeu d’Irons est parfait…

Faux-semblants est une œuvre particulière de Cronenberg (mais quelle œuvre du génie ne l’est pas ?) qui suffit à insuffler respect et honneur au créateur ne serait-ce que pour la qualité de la mise en scène et les propos utilisés.

Commentaires sur le film

FAUX-SEMBLANTS

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

MAGNIFIQUE,BOULEVERSANT,UNE PERFORMANCE D’ACTEUR EPOUSTOUFLANTE POUR JEREMY IRONS,AUSSI CREDIBLE DANS LA FACE JOUR QUE DANS LA FACE NUIT DES FRERES MANTTLE...
BRAVO,UN GRAND MOMENT DE CINEMA !

30 décembre 2009 à 13:12 | Par Céci d’Armand
bouleversant

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

j ai vu ce film au cinema il y a 20 ans j’avais 19 ans et je n ai toujours pas retrouve une music aussi emouvante ca m avais beaucoup toucher et j ecoute regulierement la music sur you tube j aimerai enregistrer cette music

29 octobre 2010 à 21:10 | Par olive

4 etoiles

A couper le souffle ! Comment peut on arriver à cette realisation proche de la perfection, celle qui vous transporte , qui vous plonge dans l’histoire au point de ne pas voir passer les 2h du film.Immersion garantie, histoire dingue et si probable...Un must.

29 janvier 2013 à 18:01 | Par Snake

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Galerie photos

photo 22954 photo 22955 photo 22956 photo 22957 photo 22958 photo 22959 photo 22960
Voir la galerie complète

Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage