Critique de film

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Fatal games

"Fatal games"
affiche du film

Un lanceur de javelot fou exécute un à un les athlètes prometteurs du Lycée...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Fatal games - Le sport tue
Par : Fred Pizzoferrato

Comme beaucoup de cinéastes débutants des eighties, Michael Elliot tente, en 1984, l’aventure du premier long-métrage via un slasher, sous-genre horrifique alors en vogue. Le résultat, intitulé Fatal games, ne s’inscrit malheureusement pas parmi les (rares) réussites de ce style et disparaît rapidement des mémoires. La carrière d’Elliot, elle aussi, en resta là ce qui, honnêtement, n’a rien d’étonnant à la vision de cette très modeste série B n’apportant strictement aucune innovation à une formule déjà complètement usée.

L’intrigue, rudimentaire, concerne une équipe d’athlètes qui s’entrainent durement en vue d’une importante compétition nationale. Un par un, les sportifs sont pris pour cible par un tueur masqué armé d’un javelot…

C’est tout ? Oui, c’est tout ! Difficile d’imaginer scénario plus basique que celui de Fatal games, dont la linéarité exemplaire et le rythme ronronnant risquent d’assoupir les spectateurs les plus conciliants. Le premier crime, relativement original et spectaculaire en dépit d’un quota de gore restreint, intervient rapidement et détaille une pauvre demoiselle empalée par un javelot lancé avec dextérité. Ce modus operandi devient, hélas, rapidement systématique et prive l’amateur d’un des aspects les plus divertissants du slasher, à savoir la variation dans les ustensiles meurtriers. Si Fatal games tente d’éviter les écueils coutumiers du genre (comme une interminable première partie introductive dépourvue de tout intérêt) et propose des meurtres à intervalles réguliers, l’impatience pointe malgré tout son nez entre les scènes horrifiques. Le cinéaste, en effet, s’avère incapable de meubler de manière intéressante le temps de projection et se repose sur l’habituel bla-bla peu inspiré. La caractérisation schématique des personnages aligne, de son côté, tous les clichés attendus, dont la prof de gym lesbienne un peu trop entreprenante envers ses étudiantes. Les inévitables blagues de potaches sont, elles aussi de la partie, et comprennent des gags hilarants comme une saucisse phallique lancée entre les cuisses d’une étudiante. Bref, un comique dont la lourdeur vulgaire consternerait même les scénaristes de Porky’s.

Un érotisme prudent, essentiellement axé sur de la nudité furtive, rend toutefois le long-métrage supportable pour les pervers mais sans parvenir à changer la donne : l’ennui domine. La photographie quelconque, digne d’une série télévisée pour adolescents et la mise en scène insipide n’aident guère, eux non plus, à apprécier l’indigent spectacle. De son côté, la musique synthétique, typique des petites productions de cette époque, fatigue rapidement les oreilles par sa médiocrité répétitive. Pour un slasher des années 80, le « bodycount » reste, en outre, fort léger et ne dénombre que six morts violentes. Frustrant.

Le twist final, pour sa part, essaie désespérément d’innover et implique un changement de sexe afin de brouiller les pistes concernant l’identité du tueur. Peu concluant et même ridicule, ce climax a, au moins, le mérite d’être un minimum divertissant et original. Enfin, signalons pour l’anecdote les caméos de deux scream-queens des années 80, Linnea Quigley et Brinke Stevens, que leurs fans pourront peut-être repérés au détour d’un plan.

Dans la masse des slashers de la première moitié des années 80 (ceux de la seconde sont, en général, encore pires !), Fatal games appartient indubitablement au fond du panier et sa vision sera par conséquent réservée aux seuls complétistes du genre. Les autres se tourneront sans regrets vers les valeurs sûres du genre et éviteront de perdre leur temps devant ce sous-produit.


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