Critique de film

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Fantôme du Bengale (Le)

"The Phantom"
affiche du film

Le Fantôme, justicier masqué, veille à la tranquillité du monde en gardant un trésor maléfique dans une grotte. Mais un gangster rêve de mettre la main dessus pour devenir l'homme le plus puissant. Aidée d'une journaliste aussi séduisante qu'intrépide, le Fantôme déjouera ses plans.

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Trailer - Le fantôme du Bengale (1996)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le Fantôme du Bengale - Dépaysement garanti
Par : Quentin Meignant
Tags : Super-héros, Aventure

Alors que la vague super-héroïques des comic books des 30’s prenait une ampleur incroiyable, certaines œuvres se démarquaient quelque peu des poncifs du genre, préférant proposer à leurs nombreux lecteurs une alternative aux héros surhumains, censés réconforter le peuple durant cette période de crise. Parmi ces ouvrages pour la plupart oubliés figure The Phantom, aka Le Fantôme du Bengale, avec lequel le concepteur, Lee Falk, tenta une approche totalement différente. Série d’aventures ayant à la base pour cadre l’exotique Golfe du Bengale, The Phantom voyait évoluer un héros mystérieux pourchassant les bandits du monde entier. Le succès ne se fit guère attendre et Le Fantôme du Bengale acquit rapidement une place de choix dans le panorama des comic books. Il fallut néanmoins près de 60 ans pour que l’œuvre de Falk soit retranscrite de manière valable au cinéma, les rares adaptations précédentes relevant de l’amateurisme le plus ringard. Avec Simon Wincer aux commandes et Billy Zane au générique, le film, doté d’un budget de 42 millions de dollars avait tout pour rappeler le héros au bon souvenir du grand public.

C’est d’ailleurs vers celui-ci que se tourne l’œuvre de Wincer dès les premiers instants. Mettant en scène avec un certains brio un espace exotique et un brin merveilleux, évoquant d’une certaine manière Indiana Jones, le cinéaste place en son récit un esprit enfantin que ne traduit pourtant pas une action débridée. A ce titre, la première course-poursuite, dotée d’une vision manichéenne redoutablement huilée, offre d’entrée une dose d’adrénaline importante. Cette tension se traduit notamment par un cadrage très particulier lors de la scène dite « du pont » où Wincer parvient à englober le spectateur dans l’action, lui faisant éprouver une sensation de vertige assez intense.

Bercée par un score très démonstratif collant parfaitement à une entame virtuose, la première partie du métrage fait donc office de modèle du genre. Mais, après que le héros se soit rendu responsable de quelques actes de bravoure enchanteurs, l’action faiblit petit à petit sans aucune justification, laissant place à de longues séquences de dialogues mettant en place une intrigue peu captivante. Néanmoins fidèle, le récit vaut alors pour la mythologie du personnage en elle-même et pour un jeu d’acteur plutôt réjouissant à défaut d’être totalement réussi. Il est ainsi amusant, voire excitant, de découvrir Catherine Zeta-Jones en méchante nymphomane, tandis que Billy Zane multiplie les cascades vêtu de sa combinaison mauve. Dès lors, si l’ensemble paraît désuet (alors que le film n’a que 13 ans, un comble !) et que l’aventure ne brille pas vraiment par son originalité, Le Fantôme du Bengale s’offre jusqu’à ses dernières secondes comme une bande totalement atypique.

Injustement boudé à son époque et totalement oublié à l’heure actuelle, Le Fantôme du Bengale demeure une adaptation fidèle du matériau d’origine, un comic book des années 30. Instantanément has been (comment pourrait-il en être autrement ?), le métrage de Simon Wincer reste une œuvre originale à défaut d’être complètement maîtrisée.


BACK TO THE FEATURE
Par : Quentin Meignant

Héros de papier

Le personnage du Fantôme fut créé en 1936 tandis que les super-héros américains bénéficiaient de l’impact d’une crise mondiale doublée par la peur d’un nazisme montant. Ces héros de papier devinrent très rapidement un moyen d’évasion et d’assurance auprès de nombreux lecteurs et, à ce titre, l’aspect réaliste et à la fois chevaleresque du Fantôme conféra au héros une véritable aura. Les aventures quotidiennes du Fantôme ne tardèrent pas à passionner des milliers de personnes à travers les Etats-Unis et la création de Lee Falk gagna petit à petit en notoriété pour s’imposer aux sommets des publications couleurs du dimanche (un luxe à l’époque).

Après avoir traversé les océans et s’être exporté partout dans le monde, Le Fantôme, appelé Le Fantôme du Bengale en francophonie, fait souvent office de héros mineur à côté des armadas déployées par Marvel et DC Comics. Néanmoins, le personnage fait quelques apparitions sur le petit écran, notamment dans quelques épisodes de Flash Gordon et des Défenseurs de la Terre (série d’animation des années 1980-1990)., avant de bénéficier d’une adaptation cinématographique à part entière, Le Fantôme du Bengale, aka The Phantom, de Simon Wincer, en 1996.

Fantôme en collant…

Héros en chair et en os, tout ce qu’il y a de plus humain, le Fantôme n’hésite néanmoins pas à se travestir d’étrange façon. Si son aspect mondain, lorsqu’il est en présence d’amis intimes, apparaît comme tout à fait commun, aucun héros ne lui arrive à la cheville au niveau du déguisement. En effet, le Fantôme est vêtu d’un immense collant (souvent violacé) qui moule l’entièreté de sa musculature, faisant de lui un héros svelte et agile.

Son visage, à moitié couvert d’une cagoule moulante directement reliée à son costume, est, de plus, couvert d’un simple marque entourant ses yeux et lui donnant un air particulièrement mystérieux, comme seuls les personnages de carnavals peuvent l’avoir. Par ailleurs, il porte deux bagues qui sont ses signatures. L’une a un motif qu’il laisse aux visiteurs de sa région qu’il approuve, appelé le signe du bien, qui marque la personne comme étant sous sa protection. L’autre bague, qu’il porte à sa main droite, laisse aux ennemis qu’il poinçonne une cicatrice en forme de crâne appelée le signe du mal.

Justicier de la jungle

« Je prête serment de dévouer ma vie à la destruction de la piraterie, l’avidité, la cruauté, et l’injustice, sous toutes ses formes. Mes fils et leurs fils devront en faire de-même. »

Cette phrase à elle seule suffit à résumer le personnage. Courageux et tenace, le Fantôme est le parfait mélange entre Batman et Tarzan, raison pour laquelle les comics narrant ses aventures s’écoulèrent à merveille à travers le monde. Le Fantôme vit en effet dans la jungle, tel un véritable indigène, et entretient à ce titre de très bonnes relations avec ces derniers. Il lutte contre toute injustice et combat, de manière pittoresque des ennemis bien mieux équipés que lui.

En réalité, le Fantôme n’est pas immortel, il est le descendant de vingt générations précédentes de justiciers qui ont tous pris la même identité. Ancré dans le pays africain imaginaire du Bengala (qui est devenu le Bengale dans l’adaptation cinématographique), le héros est surnommé « L’ombre qui marche » ou encore « L’Homme qui ne peut pas mourir ». Pourtant mortel, le Fantôme 21ème du nom n’hésite pas à prendre des risques qui mettent au quotidien sa vie en péril. Il peut tout de même compter sur ses deux plus fidèles compagnons, Diable, un loup des montagnes, et Héros, son cheval, pour le sortir des situations les plus scabreuses.

En 1978, quarante ans après sa création, il se marie enfin avec la femme dont il est amoureux depuis qu’il a fréquenté l’université (quand le 20ème Fantôme, son père, était encore en action), Diana Palmer, qui donne, un an plus tard, naissance à ses deux enfants, Kit et Eloïse. Il aura fallut près de quarante ans d’aventures aux deux tourtereaux pour fonder, les scénaristes de la série de comic books n’hésitant pas à jouer de cette romance.

Passage express par le grand écran

Autant dire qu’avec plus de 60 ans d’aventures au compteur, le Fantôme aurait pu faire les beaux jours du cinéma et qu’une franchise interminable aurait pu être mise sur pieds. Malheureusement, la seule adaptation de Simon Wincer, en 1996, fut victime d’un véritable flop au box-office, les spectateurs boudant carrément le héros. Malgré un budget de 42 millions de dollars, le projet fut donc un échec retentissant qui tua dans l’œuf la naissance d’une saga qui aurait pourtant pu être fort plaisante… à l’image d’un premier opus pas si mauvais que cela.

Mettant en scène avec un certains brio un espace exotique et un brin merveilleux, évoquant d’une certaine manière Indiana Jones, le cinéaste place en son récit un esprit enfantin que ne traduit pourtant pas une action débridée. A ce titre, la première course-poursuite, dotée d’une vision manichéenne redoutablement huilée, offre d’entrée une dose d’adrénaline importante. Cette tension se traduit notamment par un cadrage très particulier lors de la scène dite « du pont » où Wincer parvient à englober le spectateur dans l’action, lui faisant éprouver une sensation de vertige assez intense.

Bercée par un score très démonstratif collant parfaitement à une entame virtuose, la première partie du métrage fait donc office de modèle du genre. Mais, après que le héros se soit rendu responsable de quelques actes de bravoure enchanteurs, l’action faiblit petit à petit sans aucune justification, laissant place à de longues séquences de dialogues mettant en place une intrigue peu captivante. Néanmoins fidèle, le récit vaut alors pour la mythologie du personnage en elle-même et pour un jeu d’acteur plutôt réjouissant à défaut d’être totalement réussi. Il est ainsi amusant, voire excitant, de découvrir Catherine Zeta-Jones en méchante nymphomane, tandis que Billy Zane multiplie les cascades vêtu de sa combinaison mauve. Dès lors, si l’ensemble paraît désuet (alors que le film n’a que 13 ans, un comble !) et que l’aventure ne brille pas vraiment par son originalité, Le Fantôme du Bengale s’offre jusqu’à ses dernières secondes comme une bande totalement atypique.

Injustement boudé à son époque et totalement oublié à l’heure actuelle, Le Fantôme du Bengale demeure une adaptation fidèle, bien qu’accélérée, du matériau d’origine, un comic book à l’esprit des années 30. Instantanément has been (comment pourrait-il en être autrement ?), le métrage de Simon Wincer reste une œuvre originale à défaut d’être complètement maîtrisée.

Commentaires sur le film

ouaips

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

bon film de "super" heros retro,qui me rapelle plus les aventures exotico/science fictionnelle des serials d’antan (comme the rocketeer/the shadow)

18 octobre 2009 à 20:10 | Par logan666

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