Critique de film

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Faces in the Crowd

"Faces in the Crowd"
affiche du film

Une jeune femme souffre d’énormes séquelles après avoir été victime d’une tentative de meurtre de la part d’un serial killer . Elle a désormais de prosopagnosie, un trouble de la reconnaissance et de l’identification. Elle ne reconnait plus les visages et doit refaire sa vie au milieu de ce monde qui lui est aujourd’hui bien confus. Pendant ce temps, son agresseur cherche à éliminer le seul témoin de ses crimes : elle.

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Trailer - Faces in the Crowd (2011)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Faces - Dans ta gueule !
Par : Damien Taymans

"Mais qui es-tu, bel étranger ? Et comment se fait-il que tu débarques sans prévenir quiconque, pieutes à côté de moi et descendes un café dans ma propre cuisine ? Comment ça, t’es mon mari ?" Lendemain de cuite pour Milla Jovovich ? Ou simple routine pour celle qui pratique l’échangisme sitôt qu’une nouvelle opportunité vient jalonner sa carrière ? A en croire le script de Julien Magnat (Bloody Mallory et ses chasseuses de vampires travelos), il convient d’opter pour une raison médicale. La prosopagnosie que ça s’appelle. Un trouble de l’identification qui rend flous les visages humains et fous les porteurs de la lésion cérébrale responsable de ce dysfonctionnement. Dans Faces, l’affection est d’autant plus gênante qu’Anna Marchant vient d’échapper de peu à la mort, après avoir été la seule témoin des exactions d’un serial killer qui terrorise la région. Le hic c’est que la nouvelle Anna peine même à reconnaître son conjoint... alors, un meurtrier aperçu à la sauvette, n’en parlons pas...

Bonne idée, tiens, n’en parlons pas. Ou pas trop du moins de ce thriller psychologique dont l’originalité du concept n’a d’égale que la naïveté de sa mise en forme. Ne dérogeant à aucun poncif, Magnat enquille en quelques minutes à peine une caractérisation simpliste (Anna et son compagnon, Anna et ses copines, Anna et ses élèves) avant d’expédier le trauma en deux coups de cuiller à pot (Anna et le serial killer) puis de tisser une double trame (l’héroïne apprend à domestiquer sa pathologie pendant que le meurtrier fait mumuse avec elle en lui rendant ses affaires personnelles) dont les filins finiront par se confondre maladroitement pour un atterrissage non maîtrisé sur un sol bourré d’ornières. Et entre-temps, on suit hagard le chemin de croix de Milla/Anna qui, de partouze monogame en cache-cache avec Jack le pleureur (le serial killer en question qui chiale chaque fois qu’il pénètre le croupion d’une défunte, la classe !), ne parvient définitivement pas à mettre un visage sur les gens qui l’entourent. Et elle doit en plus se résoudre à oublier sa collec’ VHS de La vengeance aux deux visages. La guigne !

Julien Magnat, à trop exploiter et expliciter les tenants et aboutissants de son argument, se retrouve en fin de compte avec un concept émoussé et irréaliste. Faces est une nouvelle illustration de ces fausses bonnes idées filmiques qui manquent de peu la case nanar... A croire que la belle Milla ne peut plus se libérer de la Anderson’s touch !


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