Le Festival Européen du Film fantastique de Strasbourg

FEFFS 2016 : Toutes les couleurs du fantastique européen

Ca y est, votre serviteur a rejoint la 9e édition du FEFFS afin de profiter de ses nombreuses projections et activités. Comme son nom l’indique, le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg met une fois de plus en évidence le cinéma de genre européen avec des titres éclectiques. Des films qui concourent au sein même du festival pour la Compétition Internationale mais également pour le Méliès d’Argent, et par extension celui d’Or.

Au menu, le thriller irlandais signé Billy O’Brien (Isolation) I Am not a Serial Killer mettant en scène son adolescent convaincu d’être voué à un destin de tueur en série. Nous reviendrons plus en détail sur ce titre dans le CinemagFantastique#9 (sortie prévue en octobre) qui met face à face Max Records (qui a bien grandi depuis Max et les Maximonstres) et le très estimable Christopher Lloyd. Nous nous attarderons également dans notre magazine sur le cas du fulgurant premier long de Julia Ducournau, Grave, déjà bien remarqué dans divers festival dont Cannes et Toronto. Le film nous a tellement emballé qu’on le voit difficilement repartir bredouille de la compétition même si le très fun They Call Me Jeeg (multi récompensé en Italie et récipiendaire du Grand Prix Nouveau Genre à L’étrange Festival) pourrait lui faire un peu d’ombre. On y fait la connaissance d’un minable voleur qui acquiert une force surhumaine après avoir été mis en contact avec du contenu radioactif. Tourné à Rome, ce superhero movie affiche une belle radicalité ainsi qu’un panel de bad guys qui nous rappelle un certain Kick-Ass. Drôle, violent mais aussi touchant, They Call Me Jeeg est un mix parfaitement réussi entre cinéma européen et américain avec également une touche japonaise puisque le récit s’appuie sur la série animée Steel Jeeg de Go Nagai sans pour autant en être une adaptation. Plus posés sont Shelley et The Open, le premier surfant sur la vague « grossesse diabolique » sans jamais vraiment décoller au cœur de sa très calme campagne danoise tandis que le second affiche une absurdité totalement assumée (dans un monde post-apocalyptique, deux hommes et une femme concourent pour un Open de tennis…sans cordes ni balles !). Deux œuvres minimalistes qui passent ou qui cassent. Le britannique K-Shop lui, casse beaucoup de choses matérielles en tous cas avec sa jeunesse en proie aux accès de violence et son étudiant très fâché qui va transformer en kebabs les clients du fast-food de son père fraîchement assassiné. Miam ! Enfin, Pet, co-production entre l’Espagne et les States nous séquestre aux côtés d’une jeune femme qui a trop tapé dans l’œil d’un homme timide (excellent Dominic Monaghan) qui a décidé de la garder dans une cage, rien que pour lui. Un récit qui nous retourne dans tous les sens et nous perd en nous faisant prendre des vessies pour des lanternes. Habile et déstabilisant.

Voici donc la richesse du cinéma de genre européen représenté à Strasbourg qui ne laissera certainement pas indifférent le Jury composé de William Lustig, Veronika Franz,Brontis Jodorowsky et John Ajvide Lindqvist qui remettrons leur verdict ce samedi 24 septembre lors de la cérémonie de clôture. On vous tiendra bien sûr au courant !

> Grave de Julia Ducournau


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