Le Festival Européen du Film fantastique de Strasbourg

FEFFS 2013 - Bilan

Première immersion et coup de cœur immédiat pour le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg (le FEFFS pour les intimes) qui s’est clôturé samedi soir, le 21, avec l’avant-première du forcément badass Machete Kills. Le jeune festival (six ans, le petiot !) a déjà tout d’un grand côté programmation avec sa compétition internationale et européenne, son affiliation au Méliès, ses midnight movies, ses séances spéciales, ses documentaires, ses rétrospectives (Monkey Business et Santo à l’honneur), ses courts métrages et ses évènements parallèles tels que la fameuse Zombie Walk ou, opération tout à fait inédite au sein d’un festival de cinéma, la première compétition dédiée aux jeux vidéo, l’Indium Game Contest. Parmi les autres réjouissances, on pouvait également aller à la rencontre d’artistes de renommée tel le papa du Goon en personne, Eric Powell, venu en toute simplicité répondre aux questions du public et leur offrir quelques dédicaces ou encore se jeter une pluie de Meteor en succombant à l’invasion de Zombeer dans le bar du Village fantastique.

Côté films, l’éclectisme était au rendez-vous avec du survival en bagnole (In Fear), de la nécrophilie poétique (Love Eternal), du gloumoute enneigé (The Station), de la créature intestinale (Bad Milo !), du revenge movie drôlement noir (Big Bad Wolves), du catcheur masqué (Nos héros sont morts ce soir), du flic en slip (Wrong Cops), des araignées maousse (Big Ass Spider), des créatures de Frankenstein (Frankenstein’s Army), du film à sketches en caméra subjective (V/H/S 2), des cheerleaders assoiffées de sexe et de sang (All cheerleaders die) et j’en passe ! Lors de la cérémonie de clôture, le président du jury Lucky McKee (une première pour lui !) a d’ailleurs évoqué la qualité de la sélection et a sans fléchir décerné l’Octopus d’or à Kiss of the damned pour « son fun, son aura sexy et la personnalité de sa réalisatrice, Xan Cassavetes ». Une décision discutable qui, de son propre aveu, n’a pas fait l’unanimité auprès de ses comparses (tu m’étonnes !). Néanmoins, la mention spéciale attribuée au « culotté » Dark Touch de Marina de Van et surtout le Méliès d’Argent octroyé à l’étonnant Borgman d’Alex van Warmerdam s’avéraient plus mérités. Quant au public, il a décerné son prix au film d’animation brésilien Uma historia de amor e furia de Luiz Bolognesi, récit à la fois historique et science-fictionnel qui nous fait voyager dans l’histoire brésilienne. Vous retrouverez bien évidemment ici même les critiques de certaines de ces œuvres très prochainement (votre serviteur n’étant arrivé qu’en fin de festival, il s’est tout de même mangé une douzaine de films) ainsi que trois papiers exclusifs sur l’attendu Machete Kills de ce sale gamin de Rodriguez, le revenge movie israélien Big Bad Wolves (LA bonne surprise du festival) et le surprenant (mais pas forcément dans le bon sens du terme) All cheerleaders die de Lucky McKee dans le cinémag’ #4 à sortir fin octobre (ça c’est du teasing mes amis !).

D’ici là, on trépigne déjà d’impatience pour la 7ème édition (promis, rendez-vous est pris, l’année prochaine on se fait la semaine complète !) tout en souhaitant que cet évènement devenu majeur continue de grandir tout en conservant sa simplicité et sa proximité envers le public. Congrats aux organisateurs et special thanks à Lucie et Nathalie du coup !

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