Critique de film

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Evil Bong

"Evil Bong"
affiche du film

Etudiant modèle, Alistair emménage dans l'appartement de Larnell, Bachman et Brett, trois glandeurs, qui ne pensent qu'aux filles et à fumer de l'herbe. Avec le loyer d'Alistair, Larnell décide de s'offrir un Bong hanté aux effets détonants. Quand le paquet arrive, les colocataires décident aussitôt d'user de leur nouvel ustensile pour planer... Ce qu'ils ignorent c'est que le 7ème ciel est un monde peuplé de stripteaseuses démoniaques, de nain-phomanes et de poupées aussi lubriques que sanguinaires. Alistair unit alors ses forces avec le légendaire Tommy Chong, le vrai propriétaire du bong, pour sauver ses colocataires.

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Trailer - Evil Bong (2006)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Evil Bong - Fumer tue (...et la connerie alors ?)
Par : Samuel Tubez
Tags : Objets tueurs, Full Moon

Elle est loin l’époque où Charles Band était lié à de bonnes séries B telles que From Beyond, Dolls ou Prison. Suite à la dégringolade d’Empire Pictures (qui avait également participé à la production de Re-animator, rappelons-le), Band a créé Full Moon Entertainment. Si les débuts de cette nouvelle société furent plutôt sympathiques (les Puppet Master, Subspecies ainsi que The Pit and the Pendulum), la suite s’est enfoncée de plus en plus dans la médiocrité, la redondance (impossible d’énumérer ici tous les titres mettant en scène des poupées/jouets démoniaques !) et les friponneries de bas étage (avec des Huntress, Femalien, et autres Hotel Exotica aux titres évocateurs). C’est donc sans surprise, mais tout de même avec un certain amusement, que l’on découvre actuellement des dvd habités de bonhomme en pain d’épice tueur (The Gingerdead Man) ou de pipe à eau hantée !

C’est ainsi qu’une bande de joyeux glandeurs, rejoint par un binoclard intello, commandent un bong infernal qui devrait leur procurer un trip sans nul autre pareil. Adeptes de la fumette et de jolies filles à culbuter, ils vont se rendre compte que l’objet fait bel et bien un effet d’enfer (« that’s a good shit, dude ! »), et qu’en plus, il les entraîne dans un monde parallèle psychédélique d’où ils ne ressortent plus. Le Bad trip ultime, en quelque sorte.

Pitch dingo, personnages crétins, intello tête de gland, petites pépées délurées, gros nichons agités, vieux hippie accro, créatures caoutchouteuses,…pas de doute, on est bien dans un Full Moon. Après avoir exploité jusqu’à plus soif les filons juteux, voilà à quoi en est réduit la société de Charles Band : trouver des idées à la con, tourner ça en une poignée de jours (et si possible en même temps qu’un autre film) et hop, emballez, c’est pesé ! Pour le budget d’un tout petit B, Charles Band vous offre une quinzaine de Z sans aucune saveur. Evil Bong est vraiment représentatif de cela et va même jusqu’à recycler des éléments d’autres films produits par la société. Ainsi, quelques guests stars liées de près ou de loin à l’univers du metteur en scène font une apparition comme Phil Fondacaro (The Creeps, Decadent Evil), Tim Thomerson (Trancers, Dollman) ou même l’ineffable Bill Moseley (Massacre à la tronçonneuse 2, The Devil’s Rejects) qui se demande ce qu’il fout là et cherche la sortie (c’est littéralement dit dans le texte !). Band va même encore plus loin et va rechercher des créatures créées pour d’autres films telles que Ooga Booga (Doll Graveyard), le clown de Demonic Toys ou encore le Gingerdead Man en sucre et en pâte ! Voilà de quoi économiser quelques efforts et maquillages inutiles. Hormis l’ « exclusivité » due à la présence du bong maléfique, aucune scène gore ne vient agrémenter un spectacle déjà très avare en matière d’effets visuels et d’hémoglobine. Mais le pompon de la ringardise (parce que oui, il y a encore plus affligeant !) revient à la présence des Monster Bra tueurs, ces soutiens-gorge rigolos et/ou horribles que le réalisateur a, dans la foulée du film, commercialisés sur ses sites et blogs. Un nouveau produit assurément Bandant (à mon tour de placer ce calembour foireux !) qui prouve une fois de plus qu’à défaut de talent artistique, l’homme est pourvu d’un sens des affaires hors du commun !

Pour rentrer dans le trip d’Evil Bong, il faut pouvoir faire montre d’une grande dose d’indulgence. Même en étant aussi défoncé que les principaux protagonistes, ça a du mal à passer. Tout ce qu’il reste à faire dans ce genre de situations extrêmes, c’est bien évidemment d’en rire. Manquerait plus que ça nous fasse pleurer !


Commentaires sur le film

puppet master

0 etoiles

9 novembre 2008 à 03:11

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