Critique de film

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Equals

"Equals"
affiche du film

Dans une société utopique futuriste, les émotions humaines ont été éradiquées et tout le monde vit en paix. Silas, un illustrateur et Nia, une écrivaine, tombent amoureux, mais doivent cacher leur relation parce que le gouvernement a interdit la romance. Pour survivre, ils doivent s'échapper ensemble.

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Trailer - Equals (2015)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Equals - Bienvenue à Glaglaca
Par : Damien Taymans

Et si brutalement l’univers était mis sous vide, comme une vulgaire barquette d’endives gratinées dans un supermarché du fin fond des Ardennes ? Chaque être accède à sa fonction et s’engage dans une vie solitaire sans le moindre rapport avec autrui. En guise de relations, la société cantonne à de vagues bavardages à la cantine du boulot et à de simples échanges amicaux tandis que les grossesses sont programmées afin d’enrayer la marche en avant des bas instincts humains. Dans ce monastère à ciel ouvert, deux créatures sont au bord de la perdition : ils ont choppé le SOS, une infection salement tenace qui provoque des sentiments à l’égard des autres. Mais il convient pour Nia et Silas de taire ces élans passionnels afin de ne pas retrouver leur fleur bleue purement et simplement fanée...

Six années après avoir co-signé le scénario de Moon avec Duncan Jones, Nathan Parker revient à ses premières amours science-fictionnelles en composant une sorte de mashup de Romeo et Juliette, Equilibrium, THX 1138 et Bienvenue à Gattaca. Rejeton hybride au confluent de dizaines d’oeuvres SF, Equals envisage un monde dystopique, aseptisé à outrance jusqu’à supprimer le moindre sentiment humain : handicapés du coeur, les individus ne s’émeuvent plus de la perte de l’un des leurs et toisent les sauvages qui osent s’adonner au plaisir de la chair. Pourtant, il ne s’agit là que d’un ostracisme relatif puisque, même si deux univers s’affrontent, le pacifisme reste de mise et la déviance n’est envisagée que comme une maladie dont il faut guérir dans un sanatorium. De ce polissage extrême du sentiment et même du ressentiment découle une histoire trop sage. La découverte charnelle des protagonistes (Nicholas Hoult et Kristen Stewart signent des compositions sans faille) ne se mue que timidement en éveil des sens et l’érotisation se veut pudique. Las, le spectateur reste un témoin qui se fond dans le moule des décors épurés de l’oeuvre, comme s’il observait la reproduction de deux tégénaires dans un meuble Kewlox.

Pourtant, Drake Doremus (Breathe In, A la folie) compose une partition visuellement irréprochable (les jeux de couleur, les variations de clair-obscur) qui n’a rien à envier aux glorieux aînés qu’elle évoque forcément. On regrettera donc que le script ne s’aventure pas plus davantage dans l’exploration des êtres et qu’il se contente de caresser la surface de la peau quand la chair devrait réclamer son dû à cor et à cri.


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