Critique de film

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Endhiran - Robot, the movie

"Endhiran"
affiche du film

Le professeur Vaseegaran travaille depuis dix ans sur l’oeuvre de sa vie : la création d’un androïde intelligent, capable d’apprendre et de comprendre le monde qui l’entoure. Son souhait est de léguer son invention à l’armée indienne. Tout déraille lorsque le robot tombe amoureux de sa fiancée…

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Trailer - Endhiran (2010)
Par : Damien Taymans


Endhiran 2010 Full HQ Trailor  par jbmkadakatarabt

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Endhiran - Robollywood
Par : Seb Lecocq
Tags : Etrange festival 2011

Les amateurs de ballons ronds connaissent parfaitement l’expression football total. Le football total, c’est la quintessence de ce sport, l’absolue maitrise de tous les paramètres techniques, tactiques et physiques du jeu le plus populaire du monde. Et bien maintenant, il est grand temps de présenter à tous les cinéphiles, le cinéma total ou, du moins, le blockbuster total. Si je me fais l’écho de l’aboutissement du divertissement cinématographique à son meilleur, il faut rendre à César ce qui appartient à César. Le metteur en scène de cette merveille cinéphilique s’appelle S.Shankar et est totalement inconnu chez nous, excepté peut-être chez les fervents amateurs de cinéma indien et tamil. Shankar vient de réaliser Enthiran a.k.a Endhiran The robot. Un film qui réunit tout ce qu’on aime voir dans les blockbusters à l’intérieur d’un seul et même métrage. De l’action, de la romance, des scènes de bastons, de l’action, des fusillades, des courses-poursuites en voitures, des courses-poursuites à pied, de la comédie, un peu de gore, de l’action, du drame, de l’émotion, un méchant très méchant, un gentil très gentil, de la danse et des jolies petites poulettes. Dans Endhiran, il y a tout ça et bien plus encore. Le plus c’est Aishwarya Rai, créature divine descendue sur Terre pour ravir les humains.

Mais Aishwarya n’est pas la seule, il faut aussi créditer le comédien principal du film, Rajinikanth qui, en jouant les deux premiers rôles, porte quasiment le film sur ses larges épaules. Il est formidable tant dans le registre de la comédie que dans ceux du drame ou de l’action. Une prestation cinq étoiles pour un film cinq étoiles. Pillant le cinéma américain, asiatique, européen et indien, le réalisateur mixe ces multiples influences dans un grand fourre-tout et nous embarque dans un grand-huit de près de trois heures sans que jamais, l’œuvre n’ait l’air de s’éterniser. Là ou les blockbusters américains se trainent en longueur pour dépasser allégrement et inutilement les deux heures trente, Endhiran file à un rythme d’enfer et met parfaitement à profit ses trois heures afin de conter son histoire, d’enchainer les moments de bravoure et les scènes de danses. Parmi les grosses scènes d’action, on notera tout le final mettant le héros aux prises avec une armée entière de robots capables de se transformer et de fusionner à volonté. Le climax de fin qui dure une bonne quarantaine de minutes rappelle celui de Transformers III dans l’exagération et l’awesomeness. Par contre, contrairement au film de Bay, Shankar rajoute une bonne part de what-the-fuck transformant son armée de méchants en boules géantes, en cobras immenses et en tout un tas d’autres choses polymorphes. Le petit point noir de cette débauche d’action tient dans des effets spéciaux un peu limités qui font penser à ceux de Matrix reloaded avec son rendu PlayStation II, qui accentuent ici le côté doucereusement suranné de l’œuvre.

Mais Endhiran, qu’est-ce au juste ? On peut résumer l’histoire à un cocktail entre Transformers, Terminator, Devdas et L’homme Bicentenaire. Un scientifique crée un robot humanoïde parfait, délaisse sa belle (comment peut-on décemment délaisser Aishwarya Rai ?), fait de son robot un héros avant qu’un méchant ne s’en empare et ne crée une armée de robots parfaits. Sur ce postulat, Shankar déploie trois heures de spectacle intense. Et on aurait repris du rab sans rechigner tellement le film est enlevé, rythmé et parsemé de scènes complètement out of this world. Parmi celles-ci, signalons une scène de dialogue entre un moustique et notre héros, celui-ci forçant le Diptère à s’excuser auprès d’Aishwarya pour l’avoir
préalablement piquée. Cette scène dure dix minutes. Dix minutes de bonheur total et complet.

Car, à n’en pas douter, Endhiran du bonheur fait film, rien que pour ses nombreuses et variées séquences de danses. Le film en comporte une bonne dizaine, toutes dans des endroits plus magiques les uns que les autres. Du bonheur en barre. En marge de ces déhanchés, Endhiran surprend par sa violence, le film montre quelques headshots et autres grosses blessures, une chose totalement inédite pour un film made in Bollywood destiné au grand public. De par sa mise en scène, son énergie, son casting, ses scènes d’action, sa musique, Endhiran assène une sacrée branlée à n’importe quel blockbuster ricain fadasse ou au premier film de tantouzes en collants sorti depuis des années. Le blockbuster de l’année, c’est en Inde qu’il fallait le chercher.


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