Critique de film

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L'Empire des fourmis géantes

"Empire of the Ants"
affiche du film

Marilyn, agent immobilier dans le sud-est des Etats-Unis, cherche à rentabiliser un terrain marécageux en le vendant comme zone résidentielle à batir. Elle organise une expédition d'acheteurs potentiels, affrète un bateau et se rend sur place à travers une jungle dense et sauvage. Les deux conducteurs de buldozer, chargés de déblayer un peu le terrain, tombent sur une boîte de déchets atomiques. Une colonie de fourmis s'est nourrie de cette substance, et sortent de là aussi grosses que des tigres. Leur seule chance de salut est de fuir à travers la jungle...

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Trailer - L’empire des fourmis géantes (1977)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de L’empire des fourmis géantes - It’s not fourmi...
Par : Damien Taymans
Tags : Animaux-tueurs, Insectes

Horreur et stupéfaction, des polluards déversent sans vergogne et en toute impunité des containers radioactifs dans la mer en bord de côte. Les fourmis, attirées par le contenu de ces barils qui s’est peu à peu déversé sur le sable, viennent goûter ces résidus chimiques. Quelques temps après, sur cette même grève, des brassées de promoteurs friqués viennent explorer les environs à la recherche de nouveaux terrains à exploiter. Rapidement, ils se font attaquer par des fourmis gigantesques…

L’Américain Bert I. Gordon, spécialiste en gigantisme et nanisme en tous genres, compte à son palmarès force méfaits cinématographiques mettant en scène des oppositions démesurées entre colosses omnipotents et lilliputiens asservis. Le fantastique homme colosse (1957) et sa revanche (1958), son Eatrh vs. The Spider (1958), son Village of the Giants (1965) et, plus récemment, Soudain les monstres (autre adaptation de H.G. Wells) en 1976 suffisent à étayer la thèse des admirations gargantuesques du réalisateur. Face à la pluralité du bestiaire de son précédent opus, Gordon convoque les seules fourmis pour le présent métrage, faisant à nouveau appel aux écrits du romancier H.G. Wells, indécrottable visionnaire science-fictionnel préoccupé par les potentielles croissances animalières que provoqueront des avancées scientifiques possiblement néfastes.

Entreprise encourageante de la part de Gordon, désireux de dépoussiérer le classique afin de le transposer sur écran dans la lignée de sa filmographie propre. Mais, L’empire des fourmis géantes souffre incontestablement de son époque largement gavée depuis une bonne vingtaine d’années par ces élucubrations scientophobes exploitées en long et large dans tous les domaines (végétaux, animaux et humains). D’autant que les prémisses écologistes de l’œuvre (les barils qui sont jetés à l’eau comblant une intro longue et redondante) rappellent allègrement les discours pompeux des contestataires inflexibles qui pointent du doigt la première entreprise aux motivations financières douteuses harguant haut et fort que Tchernobyl est partout !. Las, le spectateur suit médusé cette bisserie naphtalinée au contexte peu réactualisé qui se limite à une caractérisation grossière des personnages (le vieux loup de mer, la vendeuse intéressée, le playboy cocufiant, la jeune brebis apeurée, le héros qu’il a plein de courage et qu’il a peur de rien, …) et, plus grave, à des effets spéciaux antédiluviens sanctifiés par une surexposition de caches mal ajustée. Pour brouiller les pistes et calfeutrer les brèches de ses effets ratés, Gordon recourt à des situations d’attaque rendues illisibles par le truchement d’une mise en scène, à la limite de la shakycam, plus gerbante qu’impressionnante. Maigre consolation, final de Wells oblige, le dénouement plus transgressif effectue un parallèle pessimiste entre le monde des humains et celui des fourmis qui emploient les méthodes des premiers (religion de la peur, lobotomisation, pensée unique) pour les dominer.

Le fabuliste Wells surclasse, une fois n’est pas coutume, le réalisateur Gordon, incapable de fournir un spectacle digne de ce nom, préférant recourir à une narration arythmique gonflante et contrebalançant le tout à coups de sursauts dignes d’un mauvais slasher (élimination progressive des membres du groupe par les insectes). Loin d’être fourmidable… (comme aurait seriné Aznavour s’il s’était chargé de la bande-son de Antz).

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