Scream queen

Elissa Dowling

19 février 2009 | Par : Gore Sliclez

Elissa Dowling fait partie de ces scream queens qui donnent l’envie de les connaître au-delà de cette interview. Véritable touche-à-tout artistique, la jolie brune cumule les qualités : beauté, humour, très beau timbre de voix et un certain talent d’actrice que l’on peut découvrir depuis trois ans maintenant. Faisant partie désormais de ces scream queen qui font la pluie et le beau temps dans le cinéma indie, Elissa regorge de projets autant que de cordes à son arc. Vaginal Holocaust, Amateur Porn Star KIller 3D, Absloute Evil... autant de fleurons du cinéma B dans lesquels vous pourrez découvrir l’italo-americano-hongroise qui sous son apparence fragile, cache en fait un tempérament bien affirmé et une assurance à toute épreuve. En route donc avec Elissa Dowling, coup de cœur de la rédaction CinemaFantastique...

- Vous êtes d’origine moitié italienne et moitié hongroise, quel beau mix...

Vous me draguez là ? Parce que si c’est le cas ça fonctionne bien (rire). Oui j’aime penser qu’en effet c’est un beau mélange. Mon côté italien vient du Nord, on m’a donné un prénom italien car ma grand-mère s’appelait Elisa. Elle a grandit à Florence. Elle avait une peau diaphane, des yeux verts et une très belle chevelure rousse. Elle était la septième enfant... d’un septième enfant. Elle est née un jour d’Halloween à minuit. Fantasmagorique non (rire) ? J’ai eu de la chance de la connaître durant mes dix premières années et malgré le fait que j’étais incapable de parler italien on se débrouillait pour communiquer. Enfin, mon côté hongrois vient de mon père dont j’ai « hérité » heureusement de ses yeux sinon je serai en prison à l’heure actuelle (rires). Le père de mon père était docteur et un combattant de la liberté en Hongrie. Bref j’ai du sang plutôt sympa qui coule dans mes veines...

- Êtes-vous déjà venue en Europe ? Connaissez-vous la France ?

Je ne suis jamais allée en France mais j’aimerai tellement y voyager une fois. J’étais à Londres dernièrement pour le tournage d’une nouvelle de Clive Barker intitulée « Dread ». J’ai du mal à choisir mes mots pour décrire cette expérience incroyable et j’espère vraiment pouvoir y retourner dans le futur. Un autre film que j’ai fait, “Absolute Evil” a été réalisé pour le Festival de Berlin. J’espère pouvoir aller en Allemagne pour voir la première mais c’est peu probable...

- Vous êtes née avec des parents admirateurs de Lugosi et Fulci c’est vrai ça ?

Mon père ressemble très fort à Lugosi, c’en est surnaturel ! En raison de cela, du fait qu’il soit lui aussi Hongrois et enfin très passionné de cinéma, je fus forcement baignée dans la filmographie de Lugosi dans mon enfance. Heureusement, mes parents ne m’ont réellement jamais trop censuré le cinéma. Quand vous êtes enfant et confronté à un certain cinéma vous absorbez forcément plus de choses que les grands et donc ce cinéma m’a beaucoup influencé.

- Vous êtes devenue artiste très tôt dans votre vie. Pouvez-vous nous en parler un peu de ces balbutiements artistiques ?

Quand j’étais enfant j’étais un de ces gosses qui n’arrivent pas à s’arrêter sur un projet tant que celui-ci soit complètement terminé. Peu importait le sujet du travail, si c’était une histoire ou un dessin par exemple, ce qui ennuyait fortement mes professeurs qui m’ont fait doubler une année pour cela. Sans cette qualité je n’aurai pas pu progresser et continuer. J’ai donc grandi en faisant du théâtre d’improvisation ou musical, en dansant pour le ballet NYC. Au lycée j’ai gagné quelques récompense pour mes travaux aux Beaux-Arts ce qui m’a permis de recevoir ma bourse pour l’université des arts à Philadelphie. Et puis dernièrement, j’ai barboté un peu dans la musique et quelques chansons se trouvent d’ailleurs sur mon site www.myspace.com/elissadowlingsmusicpage (ndlr : que nous vous conseillons d’écouter franchement)

- Quand avez-vous commencé à faire des films d’horreur ?

Mon premier film s’intitulait « Dracula’s Curse ». Croyez-le ou non, c’était une petite annonce que j’ai découvert dans une revue pour un petit rôle de figuration. Une fille et moi même devions simplement paraître effrayées dans une scène. Celle-ci était prévue pour midi mais nous n’avions pas commencé avant 2h du matin ! L’autre fille s’est barrée et moi je suis restée en me disant qu’il faut parfois prendre chaque opportunité qui passe. Le réalisateur a apprécié et il a été super cool. Il m’a demandé à 2h du mat’ de pleurer et je l’ai fais sans savoir franchement que je serai capable de le faire. C’était une grande sensation et je me suis surprise moi-même. C’est là que j’ai voulu continuer à tourner...

- Vous avez tourné quelques films avec Ulli Lommel. Pourquoi cette fidélité ?

Ullli m’a pris sous son aile très tôt dans ma carrière et pour cela je lui serai toujours reconnaissante. D’une certaine façon, c’est lui qui m’a façonnée et m’a encouragée dans mes qualités d’improvisation. Ulli, Nola, Christian, Rachel, en fait chaque membre de cette société de production sont un peu comme ma famille.

- Pas trop impressionnant d’être maquillée en zombie ?

Mon expérience dans la sculpture m’a permis de supporter les saletés et les nombreuses heures d’attente à rester fixe pour le maquillage. Je suis plutôt patiente et j’adore regarder les effets spéciaux. J’aimerais d’ailleurs un jour y travailler...

- Comment est la compétition entre les scream queens ?

Je suis la première à aider quelqu’un au cours d’une audition si nous répétons le même rôle parce que justement je ne suis pas dans un processus de compétition. Je suppose que je suis un peu surnaturelle, mais je suis ma propre. Jusque-là je ne vais pas m’inquiéter. Elles me voudront ou pas. Vous devez vraiment être élastique et ne pas permettre à ce genre de truc de vous arriver. Pour l’instant je n’ai pas eu de problème.

- Comment était votre rencontre avec David Carradine dans Absolute Evil ?

J’ai plus appris avec cette brève rencontre que durant mes années de formation. Il savait exactement comme appréhender chaque situation avec grâce et il a cette qualité innée de s’exprimer qui ne peut pas être enseignée. Ce n’était pas difficile de jouer avec lui, je n’ai pas été prise de fascination. Au-delà de tout, il a une forte et belle âme qu’il projette dans son travail, que ce soit dans le cinéma ou dans la musique. Je pense que c’est cette qualité qui le distingue encore aujourd’hui.

Vous pouvez nous parler un peu du documentaire His Name Was Jason : 30 Years of Friday the 13th ?

J’ai tellement poussé de cris dans mes films que j’ai fini par être prise pour un tournage avec le gourou des effets spéciaux Tom Savini. C’était mon premier vrai rôle de scream queen. Auparavant, j’interprétais des rôles de méchantes, séductrices ou des personnages excentriques. Je suis parvenue à jeter un coup d’œil sur le résultat et de ce que j’ai vu ça parraît très intéressant.

- Que pensez-vous du prochain Jason version Nispel ?

Pour moi, c’est le physique du personnage qui fait tout. Je veux dire, que c’est pas le plus futé l’ami Jason, il n’a pas toutes les frites dans le même sachet hein. Personnellement, je suis plus attirée par les films d’horreur plus psychologiques mais je suis très intéressée de savoir comment Nispel va s’y prendre.

- Quels sont vos goûts dans le cinéma d’horreur ?

J’adore le Dracula avec Bela Lugosi, “The Shining”, “Carrie”, “28 Days Later”, “Death Become Her” et tout ce qui a été fait par Tim Burton.

- Quels sont vos projets en 2009 ?

Les films dont je suis certain pour 2009 sont : “His name was Jason : 30 years of Friday the 13tth “, “Dread”, “Nightstalker”, Gnome Killer 2 (un court réalisé sur base de “Dark Reel”), “Thirsty” et enfin “Absolute Evil”.

- Quelques mots pour vos fans français ?

(Ndlr : on ne va vous faire l’affront de traduire..) Well the only thing I know in French is “Voulez-vous coucher avec moi, ce soir” but it hasn’t failed me yet (rire) (rendlr : ça peut s’arranger...) !

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