Critique de film

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Eel girl

"Eel girl"
affiche du film

Une étrange femme-anguille attise la convoitise d'un chercheur...

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Trailer - Eel girl (2008)
Par : Damien Taymans


Eel Girl first 2 minutes


Eel Girl | Myspace Video

Les critiques à propos de ce film

Critique de Eel girl - Anguille sous roche
Par : Damien Taymans

Grand Prix du festival Court Métrange de Rennes et consacré aussi bien aux Etats-Unis qu’en Australie, le court Eel girl est la deuxième collaboration du réalisateur anglais Paul Campion et de sa productrice Elisabeth Pinto. Court métrage mêlant habilement les genres science-fictionnel et horrifique, Eel girl (la femme anguille, en français dans le texte) est un hommage à l’univers de Lovecraft dont il reprend les composantes intrinsèques (le monstre, les lieux ténébreux et la dégénérescence humaine face aux forces maléfiques incontrôlables) pour les mettre au service de son intrigue certes simpliste mais diablement efficace. Car, en l’espace de cinq minutes, Campion brosse un tableau dérangeant qui entraîne le spectateur dans les profondeurs abyssales de l’âme humaine, tendance testostéronée ultradominée par ses soi-disant besoins de prédateur. "Je voulais montrer que, bien que le scientifique est celui qui semble être le prédateur sexuel, explique le cinéaste, c’est en fait la femelle qui a contrôle de la situation, et il est juste un idiot, aveuglé et manipulé par son désir. Une leçon à retenir à l’avenir, messieurs qui trainez votre libido partout comme un enfant le ferait d’un nouveau joujou.

Ne se limitant pas à cette seule allégorie raccourcie, le court se veut avant tout un étal jubilatoire des capacités de son réalisateur. Après avoir débuté en freelance dans la création de couvertures de livres pour des auteurs comme Wilbur Smith et Ben Elton et s’être fait la main sur les effets visuels de 30 jours de nuit, Sin city et Le seigneur des anneaux (rien que ça !), Campion fait montre d’une étonnante capacité à mettre en image, en adoptant une photo des plus soignée qui met admirablement en valeur les teintes verdâtres prédominantes renvoyant au travail des Caro et Jeunet des débuts. Epaulé par une équipe de professionnels confirmés (Gino Acevedo, responsable des fx du Seigneur des anneaux, et Richard Bluck, le directeur photo de Black sheep) et d’acteurs courageux (Julia Rose doit s’immerger dans une cuve remplie de lubrifiants, une sensation apparemment agréable d’après Paul), le cinéaste britannique signe une oeuvre dérangeante et amusante dans la parfaite lignée de son précédent Night of the Hell Hamsters, récit édifiant et sanglant à propos des dangers que représente le mélange de l’occulte avec de petites touffes de poils apparemment domestiquées, dont les filiations ne se résument pas uniquement à l’insertion d’un élément zoologique sur toile de fond horrifique.

Deuxième plaidoyer en faveur de l’extermination des animaux sous peine qu’ils ne deviennent des prédateurs indestructibles, Eel girl est avant tout une fable macabre, visuellement impressionnante, gorgée d’humour noir et profondément réaliste à propos de l’insatiable libido masculine. Un joyau ténébreux !

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