Critique de film

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Eega

"Eega"
affiche du film

Assassiné pour avoir désiré une femme convoitée, Nani se réincarne en mouche et décide de se venger de celui qui a provoqué sa perte en commettant des meurtres de sang-froid.

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Trailer - Eega (2012)
Par : Damien Taymans


Eega - Trailer [VO] par Filmosphere

Les critiques à propos de ce film

Critique de Eega - Les Dents de la mouche
Par : Seb Lecocq

Pendant qu’Hollywood, en pleine déconfiture, produit des remakes à la pelle et des séquelles, suites, préquelles et suites en deux parties afin de traire les vaches à lait que sont les spectateurs, pendant que les blockbusters venus d’Asie cherchent désespérément leur second souffle, depuis deux ou trois ans, les blockbusters venus d’Inde se sont imposés comme les films les plus dingues qu’on puisse voir dans le genre « grand spectacle (relativement) pété de thunes ». Après Ra-One, projeté lors du dernier Bifff, et le dantesque Endhiran faisant passer Transformers pour une aimable plaisanterie, voici donc le petit nouveau : Eega. Et kesako ? C’est simplement l’histoire d’un homme réincarné en grosse mouche verte bien décidé à se venger de l’homme responsable de tous ses tourments. Si par la même occasion, il peut reconquérir sa bien-aimée, il ne va pas se priver. On a beau être une mouche, on n’en reste pas moins un homme et quand on voit sa belle, on comprend aisément qu’il n’ait pas envie de la laisser filer.

Le film prend son temps pour poser une intrigue, un univers. Il démarre calmement par trente bonnes minutes de love story à l’indienne avec une jolie fille, un gentil benêt et un vilain bad guy arrogant et beau comme un camion, le tout entrecoupé de scènes de comédie assez drôles qui aident à poser les personnages. Tout ça est plutôt bien emballé et se laisse suivre très gentiment.

Mais, bien vite, Eega emprunte une autre direction lorsque, frustré par le choix de la belle, qui a choisi le gentil benêt, le méchant va purement et simplement décider de l’éliminer de l’équation afin de s’assurer d’être le seul à bénéficier de ses charmes. Sauf que, pas de bol, le gentil revient à la vie dans le corps d’une mouche vengeresse. Et après cette longue mais fort plaisante et rythmée introduction commence le vrai film. Soit deux heures d’action-comédie à la mode film de super-héros au schéma classique : vie normale, trauma fondateur (ici la mort, soit le pire trauma possible), accès à la nouvelle vie, maîtrise de ses "pouvoirs" et passage à l’action. Du pur délire, du « nawak total » puissance 1000. Citons par exemple ces admirables séquences dans lesquelles on peut voir une mouche faire de la musculation avec une ampoule électrique et un cure-dents, une mouche qui danse, qui porte des lunettes à la Riddick et des armes de poing, écrire sur le sol avec des larmes, se bagarrer contre deux oiseaux démoniaques (ils sont vraiment sataniques), pourrir la vie d’un méchant.

Pendant 1h30, la mouche est pratiquement de tous les plans, les effets spéciaux de masse, présents dans toutes les scènes passé cette rupture, s’avèrent d’ailleurs vraiment convaincants. La naissance de la mouche est vraiment incroyable et plus iconique que l’ensemble de The Dark Knight Rises par exemple. L’ensemble est érigé dans un crescendo infernal qui voit les méchants commencer par essayer de faire rendre gorge à la mouche armés d’une tapette et de Baygon avant d’y aller au fusil à pompe et à la mitrailleuse. Le tout a l’air d’être shooté par un Timur Bekmambetov indien et la scène finale rappelle le gunfight de True Romance ou la scène d’assaut de la villa cubaine dans Bad Boys II. Niveau mise en scène, c’est frime à tous les étages, la caméra virevolte, réalise des mouvements impossibles et de nombreux plans sont numériquement et informatiquement assistés mais le tout a l’immense mérite de rester toujours lisible. Pas de la grande mise en scène mais la réalisation est toute entière tournée vers l’efficacité et le show off, ce qui sied parfaitement au projet.

Eega est un cran en-dessous d’Endhiran dans le WTF mais il possède un gros potentiel de fun, de sympathie et de folie. Sur 2h25, le postulat de base montre ses limites, tout n’est pas parfait et ça tourne un poil en rond en milieu de métrage mais les scènes d’action sont tellement réussies, la touche d’humour présente et le rythme débridé que ça passe vraiment tout seul.


Critique d’Eega - Le film fait mouche !
Par : Seb Brunclair

Sourire Colgate, beau garçon, le jeune Nani n’a d’yeux que pour la magnifique Bindu. Quand celle-ci daigne enfin montrer de l’intérêt à ses avances, place aux feux d’artifices, à la chansonnette et au numéro de danse improvisé. Le bonheur est de courte durée : le brutal Sudeep, riche patron et criminel à ses heures, n’a pas l’habitude qu’une jolie femme lui dise non, et ne supporte pas le rateau qui lui est infligé par Bindu. Le pauvre Nani subit son courroux et trépasse, mais l’impensable se produit : le voilà qui se réincarne…en mouche ! L’heure de la vengeance a sonné…

Partant d’un pitch totalement barré, S.S. Rajamouli nous pond un divertissement incroyable dont seuls les Indiens semblent avoir le secret. Issu de l’industrie Tollywood (à ne pas confondre avec Bollywood), Eega est un plaisir de tous les instants. Tous les ingrédients d’un bon blockbuster sont réunis, cuisinés à la sauce locale : le film est ainsi ponctué de chansons et même d’une (seule, dommage) scène de danse. Mais c’est lorsqu’il met en scène les stratagèmes utilisés par sa mouche pour mettre en place sa vengeance qu’il devient radicalement jouissif.

Digne d’un super-héros, mimiques victorieuses à l’appui, la bestiole va en faire voir de toutes les couleurs à son ennemi juré, l’occasion pour le réalisateur de faire pleuvoir les séquences les plus folles. Généreux, le film va jusqu’au bout de son concept et tire tout ce qu’on pouvait espérer d’un tel point de départ, l’apogée étant atteinte lors d’un final d’anthologie opposant Sudeep (incarné par l’acteur du même nom de manière magistrale, tout en regards assassins) armé jusqu’aux dents à la réincarnation de Nani. Malgré des effets spéciaux parfois datés, cette séquence, comme le reste du métrage, est un condensé de fun et de maîtrise visuelle qui met au tapis bon nombre de grosses productions hollywoodiennes sans âme.

Durant ses 2H25 filant comme l’éclair, Eega ne bat jamais de l’aile et fait mouche à tous les étages. Drôle, rythmé, généreux, on est face à un divertissement de haute volée, qui colle instantanément un sourire idiot au spectateur réceptif à ce genre de délires sauce curry. Une suite, vite !

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