Critique de film

pub

Echap

"Echap"
affiche du film

Un lendemain de beuverie, 5 copines en week-end d'enterrement de vie de jeune fille se lancent dans une séance de spiritisme. En tombant sur un ancien camarade de classe aussi décédé que collant, les jeunes femmes vont vite s'apercevoir que dans le monde du cyber-spiritisme, on ne bloque pas un esprit aussi facilement qu'un contact Msn. Dans certains cas, la touche Echap ne sert plus à rien..

pub


Trailer - Echap (2010)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Echap - Où est la touche ?
Par : Damien Taymans

Cinq filles se réveillent, dans le coaltar, au lendemain d’un enterrement de vie de jeune fille. L’arrivée d’un mannequin Dim en calbut dans le salon sonne l’alarme : aucune ne se rappelle la soirée de la veille. Est-on sorties en boîte ? Quelles folies avons-nous fait avec notre corps ? Quand est-ce qu’on mange ? Les interrogations fusent, le doute s’installe, l’ambiance est à la suspicion. Echap, un Very bad trip frenchie ? Pas vraiment, non. Le ton n’est pas à la gaudriole. Armé d’un budget de 1500 euros, le tandem composé de Christophe Trent Berthemin et Dist de Kaerth se donne comme mission de composer une œuvre dérangeante, à la lisière du fantastique en s’appuyant sur une atmosphère "strange" plutôt que sur des effets sanguinolents et sexy. En la matière, les réals avaient pourtant mis tous les atouts de leur côté en engageant quelques plantureuses créatures dont certaines dévoyant sans encombres des registres X au Z (notamment Anna Polina, égérie de l’écurie Dorcel qui la joue soft).

Y a pas d’avance, avec un budget trop court pour un court, les réalisateurs créent un long trop ... long, malgré ses 78 minutes. Echap, rien que par son intitulé, livre la corde pour se faire pendre. Trop typé "amateur", trop branché nouvelles technologies (le récit débouche sur une histoire de poltergeist se manifestant par le biais de Facebook ou de MMS), pourra au mieux paraître kitsch d’ici deux décennies mais ne soutient actuellement pas la distance face à des concurrents tout aussi mal lotis mais nettement plus inventifs (8th wonderland ou Blackaria, tous deux édités par Emylia également). Indulgent, le spectateur s’amusera des multiples références à l’argot du web (un scrabble avec MDR et LOL, du jamais vu) et aux technologies invasives de notre quotidien (portable, réseaux sociaux, Chatroulette) et de la teinte rock distillée par l’ex-icône de la téléréalité Lussi.

Nouvel exemple du cinéma Do-it-yourself, dépendant du système D et du bénévolat, Echap contient en lui tous les défauts et les qualités de ce nouveau cinéma indépendant. Sans aucun doute, plus adaptable en format court, l’idée de départ (un mort communique avec les vivants via une planche de ouija et divers canaux branchés) poussée à son paroxysme finit par lasser et l’effet de surprise par mourir avec elle.


Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Galerie photos

photo 36035 photo 36034 photo 36036
Voir la galerie complète

Récentes critiques

affiche du film
Jessie
2017
affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage