Festival Offscreen

EVENTS - OFFSCREEN 2013

Eega

Sourire Colgate, beau garçon, le jeune Nani n’a d’yeux que pour la magnifique Bindu. Quand celle-ci daigne enfin montrer de l’intérêt à ses avances, place aux feux d’artifices, à la chansonnette et au numéro de danse improvisé. Le bonheur est de courte durée : le brutal Sudeep, riche patron et criminel à ses heures, n’a pas l’habitude qu’une jolie femme lui dise non, et ne supporte pas le rateau qui lui est infligé par Bindu. Le pauvre Nani subit son courroux et trépasse, mais l’impensable se produit : le voilà qui se réincarne…en mouche ! L’heure de la vengeance a sonné…

Partant d’un pitch totalement barré, S.S. Rajamouli nous pond un divertissement incroyable dont seuls les Indiens semblent avoir le secret. Issu de l’industrie Tollywood (à ne pas confondre avec Bollywood), Eega est un plaisir de tous les instants. Tous les ingrédients d’un bon blockbuster sont réunis, cuisinés à la sauce locale : le film est ainsi ponctué de chansons et même d’une (seule, dommage) scène de danse. Mais c’est lorsqu’il met en scène les stratagèmes utilisés par sa mouche pour mettre en place sa vengeance qu’il devient radicalement jouissif.

Digne d’un super-héros, mimiques victorieuses à l’appui, la bestiole va en faire voir de toutes les couleurs à son ennemi juré, l’occasion pour le réalisateur de faire pleuvoir les séquences les plus folles. Généreux, le film va jusqu’au bout de son concept et tire tout ce qu’on pouvait espérer d’un tel point de départ, l’apogée étant atteinte lors d’un final d’anthologie opposant Sudeep (incarné par l’acteur du même nom de manière magistrale, tout en regards assassins) armé jusqu’aux dents à la réincarnation de Nani. Malgré des effets spéciaux parfois datés, cette séquence, comme le reste du métrage, est un condensé de fun et de maîtrise visuelle qui met au tapis bon nombre de grosses productions hollywoodiennes sans âme.

Durant ses 2H25 filant comme l’éclair, Eega ne bat jamais de l’aile et fait mouche à tous les étages. Drôle, rythmé, généreux, on est face à un divertissement de haute volée, qui colle instantanément un sourire idiot au spectateur réceptif à ce genre de délires sauce curry. Une suite, vite !

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