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EVENTS - Nuit Halloween Imagix

31 octobre 2012 | Par : Damien Taymans

Bilan mitigé

Les complexes Imagix de Tournai et de Mons offraient une double programmation en cette veillée funèbre d’Halloween. D’un côté, l’un à la queue de l’autre (passez-moi l’expression) les quatre volets de la saga Paranormal Activity, initiée par Oren Peli et chapeautée par... Oren Peli. L’autre alternative faisait bénéficier aux courageux (de 22h45 à l’aube, un soir de boulot, y faut en avoir sous le capot pour ne pas piquer du nez) de quatre avant-premières, parmi lesquelles figurait justement le dernier opus de la franchise susmentionnée.

Premier métrage à se dévoiler : The Possession d’Ole Bornedal (Le Veilleur de Nuit). Un film hautement attendu si l’on en croit les réactions post-trailer. Avec The Possession, Bornedal revient aux sources du Mal et abandonne le rollercoaster horrifique imposé par le nullâtre Devil inside qui compilait les séquences supposément terrifiantes en accentuant ses effets grâce à une bande-son sur-saturée. Il y a bien du Friedkin ou du Polanski dans cette Possession plus habile dans le décodage de la mythologie juive que le Unborn de David S. Goyer. Moins démonstrative que ce que la bande-annonce laissait présager, cette pellicule s’impose par la qualité de sa mise en scène, son sens du rythme et l’incroyable prestation de sa jeune héroïne (exceptionnelle Natasha Calis), première à donner le change à la désormais mythique Linda Blair. 3/5

Puis vint le tour de la surprise de la soirée : Sinister signé par Scott Derrickson (Le Jour à la Terre s’arrêta). Résolument effrayant, Sinister constitue sans nul doute l’une des plus belles surprises de cette année en matière d’épouvante. Avec Insidious et When the lights went out, le métrage de Derrickson montre que les maisons hantées (mais est-il bien question de cela ici ?) possèdent encore un formidable potentiel horrifique sous leurs planchers qui grincent... 4/5

Deux œuvres plus attrayantes que le reste de la programmation. En témoigne l’assistance qui s’assoupit timidement devant les coups de mâchoires des squales de Bait 3D, nanar en stéréoscopie capable de vous faire bâiller à vous en décrocher... ben la mâchoire justement. L’argument suffit à lui-même : un braquage raté, des bimbos, un flic raté, des employés et des malfrats se retrouvent bloqués au-dessus des rayonnages du centre commercial local complètement inondé par un gigantesque tsunami. Et pour la touche sensationnaliste, quelques ailerons viennent transpercer de temps à autre les flots bleus. Une 3D prétexte, de très rares attaques de squales (un comble !) enrobées dans des effets numériques de médiocre facture, Bait 3D ferait presque regretter les piranhas miteux de John Gulager. 1/5

Aux petites heures (vers 7h30-8h00, par là), la nouvelle facétie du tandem Joost-Schulman s’effeuillait tranquillement, comme le veut désormais la coutume. Paranormal activity 4 ne déroge pas à la règle : un rythme de sénateur, quelques timides moments de tension (je me gausse) soutenus par une bande-son saturée à l’excès et... une incursion calibrée djeunz de la Kinect pour faire apparaître ce qui n’est finalement visible que par le truchement d’une Xbox. Dit comme ça, ça fait peur, non ? Ben, tout le contraire de l’œuvre qui sonne encore une fois le glas d’une franchise qu’on pensait pourtant morte dans l’œuf... 1/5

L’avis de Paul Roman :

The possession

Un père aimant qui est écarté du cercle familial car il consacre trop de temps à son job de coach va tout faire pour sauver une de ses filles qui a malheureusement réveillé un démon. L’intrigue semble connue et n’offrira sans doute pas grand chose de neuf aux amateurs. Mais, pour moi qui ne suis pas un spécialiste du genre, j’ai apprécié le cheminement et la lente descente aux enfers de cette petite si souriante qui, dans la première partie du film, semble être la seule personne débordante de joie dans cette famille en plein trouble. Le sentiment d’impuissance des parents est communicatif et on se doute que la médecine ne pourra rien non plus pour elle. Dès lors, on se surprend à attendre avec impatience l’arrivée d’un exorciste pour sauver cette petite qui lutte contre cette chose qui la ronge de l’intérieur. Le final suit avec harmonie l’ensemble du film qui est à classer dans les bons films de "possédés". 3,5/5

Sinister

Ce film annonce la couleur d’entrée en nous mettant dès le départ très mal à l’aise avec la première vidéo de la famille de pendus... Les vidéos des crimes suivants visionnés plus tard dans le film par le héros seront à chaque fois accompagnées d’une musique et de séquences pour le moins dérangeantes. Malheureusement, les 20-30 premières minutes s’égrèneront très voire trop lentement. Passé cette partie soporifique (l’heure du visionnage aidant aussi sûrement), le film rebondit et reprend un rythme normal pour conclure finalement avec une chute que je n’avais pas imaginée. En conclusion, un film qui a un moment peu paraître lent mais qui réussit tout de même à créer l’angoisse et propose une fin réussie. 3/5

Bait 3D

Des films avec des requins qui vous attaquent dans la grande bleue, on connait et j’en ai apprécié plus d’un. Des requins qui se rebellent dans un parc ou un musée océanographique, ça devient déjà plus improbable mais bon admettons. Là où je commence à avoir du mal à accrocher, c’est quand votre voisin le tueur a jeté à votre insu un petit squale résistant au chlore dans votre piscine et qu’il l’a dressé pour vous tuer ou que des requins se retrouvent dans votre supermarché suite à un tsunami. Personnellement, je trouve donc le point de départ lourd et trop improbable. Ok, juste avant on nous amène bien la chose en nous montrant les récentes attaques de la région mais malgré tout, la sauce ne prend pas. Ce n’est pas non plus le braqueur reconverti en semi-héros et la petite histoire d’amour avec le personnage principal qui remonte la note du film. Quant à la 3D, une fois de plus, elle n’apporte pas grand chose. 0,5/5

Paranormal Activity 4

On se demandait bien ce qui pouvait encore arriver à Katie et surtout à ses proches quand on sait le sort qu’elle leur avait réservé dans les précédents opus... Et pourtant si, il y avait encore moyen de trouver un lien ! Passé cet élément du film qui n’est révélé qu’à la fin, PA4 n’offre pas grand chose de nouveau et c’est bien dommage. Je mentirais si je disais qu’aucune scène ne m’a fait sursauter mais ça sent le déjà vu et revu. Bref, quand on a gouté au premier on peut, sans regret, se passer des suivants et ce 4ème déroge encore moins à cette règle. 1/5

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