Séances

EVENTS - Birdemic II à Panic ! Cinéma

5 mai 2013 | Par : Seb Lecocq

Ou comment j’ai passé 12heures (ou un peu moins) avec James N’Guyen

Après la projection dantesque de Birdemic premier du nom, l’équipe de Panic ! Cinéma avait remis le couvert cette année. Mais attention le beau couvert en porcelaine de mémé, avec argenterie, couteau à poisson, verre en cristal et rince-doigts. Birdemic II : The Ressurection était donc présenté au Nouveau Latina, antre des soirées Panic !, en présence de l’équipe du film. Le réalisateur, Master Of The Romantic Thrille James N’Guyen, le producteur Jeff Gross ainsi que les deux acteurs principaux Alan Bagh, vedette du premier épisode et Thomas Favaloro. Du très beau monde pour une projection à l’image du film : pleine de passion et d’amour. Samedi 04 mars chez Panic ! C’était que de l’amour. Mais commençons par le commencement.

Samedi matin, l’équipe de Panic ! m’avait organisé une entrevue avec toute l’équipe du film. Quarante minutes, nous nous quittons bons amis avec l’impression mutuelle d’avoir passé un très bon moment. Cette interview confirme ce que je pensais de James N’guyen à la vision de son œuvre : s’il n’est pas le plus rigoureux des réalisateurs, il est bien le plus passionné. Encouragé et aidé par ses acolytes, il va raconter son amour du cinéma, sa soif de films et tout un tas de choses sur Birdemic, les oiseaux, ses fans et le réchauffement climatique, un chose qu’il prend véritablement à cœur. Il y a des rencontres qui ne s’oublient pas et celle-là en fait assurément partie. D’autant que les quelques informations que Jeff Gross a dévoilées sur le film me donne maintenant VRAIMENT envie de le voir. Mais la projection, ce sera pour ce soir.

La projection débutera vers 22h mais beaucoup de monde était venu en avance pour discuter, boire des coups mais aussi et surtout, rencontrer l’équipe du film, se faire photographier un cintre à la main, acheter des goodies à l’effigie du film et ensuite se les faire dédicacer. Le tout dans une ambiance détendue, primesautière et bon enfant C’est aussi ça l’esprit Panic ! Après une courte présentation, une distribution d’oisouilles en papier et de cintres, James N’Guyen déboule sur scène pour chauffer le public à blanc en baragouinant quelques phrases dans un français quelques peu douteux. L’effort est à saluer, James aime gâter son public. Et que dire… à défaut de ne pouvoir dire mieux, je citerais la célèbre critique d’un journaliste de Fangoria : « Who needs talent when you have this much passion ? » Le monde des suites se divise en deux catégories, celles qui sont meilleures que le premier épisode et celles qui sont pires. Birdemic II se classe sans hésitation dans la première catégorie. On remarque que, malgré un budget un poil plus conséquent, le cahier des charges est parfaitement rempli : rythme balbutiant, approximations techniques, prise de son aléatoire, mise en scène en congé payé, étalonnage fluctuant…Tout est là mais on remarque cependant quelques améliorations esthétiques de-ci de-la. Bref, malgré le budget en hausse, le style N’Guyen se reconnaît dès le premier plan : la marque des grands auteurs.

Birdemic II suit parfaitement le schéma du « romantic thriller », à savoir une première partie axée sur la romance avant le déferlement de volatiles enragés. Même si la partie « romance » n’est pas dénuée d’intérêt comme le prouve cette incroyable scène de danse ou cette attaque de méduses, on ne va pas se mentir, on est venu pour voir des oiseaux béqueter des humains armés de cintres et de flingues en plastoc. Et là, on peut dire que la team Birdemic a fait péter le score à tous les niveaux. Sans trop déflorer l’intrigue, je peux vous dire qu’en plus des traditionnels moineaux, mouettes et autres aigles, James N’Guyen nous offre une pluie de sang qui ramène des oiseaux à la vie, des zombies, des nichons et des hommes préhistoriques. Tout ça à cause du réchauffement climatique bien entendu car Birdemic II est aussi un film qui dénonce. Et toujours avec un esprit proche de l’art naïf, du dada et du surréalisme le plus pur. Si avec ça, vous n’avez pas envie de courir voir le film, je ne peux plus rien pour vous.

Les années 50 ont eu Ed Wood, les années 80 ont eu Bruno Matteï, les années 90 ont eu Jean-Jacques Rousseau, les années 2010 possèdent leur icône : James N’Guyen. Il fait définitivement partie de cette race de réalisateurs. Soyons clair, que vous aimiez ses films ou non, une fois que vous avez rencontré N’Guyen, vous ne pouvez que l’aimer. Les lumières se rallument, le film se termine sur le plan de fin le plus long du monde et une session de questions/réponses débute toujours dans la joie et le plaisir. Les questions affluent, les comédiens et le réalisateur font le show puis, toutes les bonnes choses ont une fin mais pas bégueule, James N’Guyen, me l’a promis, et je prends pour témoin toutes les personnes présentes dans la salle hier soir, il viendra nous montrer Birdemic III : Sea Eagles (les anglophones auront noté l’astucieux jeu de mots) en 3D. Le cœur léger, on continue la discussion sur le trottoir, devant la salle, on salue une dernière fois l’équipe du film, on se fait dédicacer ses affiches, on se serre la main, on prend une dernière photo, on jure de rester en contact et de se revoir. En fait, cette séance c’est plus que du cinéma, c’est un amour de vacances. Alors pour ça merci Panic ! Cinéma. Merci Jeff. Merci Alan. Merci Thomas. Merci James. Putain, on vous aime.

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