Critique de film

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Dylan Dog

"Dylan Dog: Dead of Night"
affiche du film

La Nouvelle Orléans abrite un secret : la ville est aux mains de communautés de monstres qui vivent cachés parmi nous. Loups Garous, Vampires, Zombies partagent clandestinement notre quotidien. Vêtu de sa mythique chemise rouge, et armé de son arsenal à balles d’argent, Dylan Dog est le gardien de ces forces obscures et veille à maintenir l’équilibre entre les communautés. Jusqu’au jour où une série de meurtres ensanglante la ville et menace de déclencher une guerre des monstres...

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Trailer - Dylan Dog : Dead of night (2011)
Par : Damien Taymans


Dylan Dog : Dead of Night - Official Trailer par anteprimacinema

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dylan Dog - Danny the Dog
Par : Seb Lecocq
Tags : BIFFF 2012

Dylan Dog, voilà un projet fort intéressant mais au fort potentiel casse-gueule. Pourquoi ? Parce que Dylan Dog est une véritable légende en Italie, le fumetti (équivalent transalpin du comic book) le plus lu et vendu : 292 volumes depuis 1986, série en cours. Les histoires de Tiziano Sclavi mixent allègrement horreur, film noir et poésie macabre, le tout dans une atmosphère désabusée et cynique. Casse-gueule car tout le monde a encore en mémoire le fabuleux Dellamorte Dellamore, adaptation officieuse du fumetti réalisée par Michele Soavi en étroite collaboration avec son auteur. Mais qu’à cela ne tienne, le jeune réalisateur Kevin Munroe, réalisateur de la version 2007 des Tortues Ninja, tente de relever le pari, se remonte les manches et se lance dans l’aventure.

La Nouvelle Orléans abrite un secret : la ville est aux mains de communautés de monstres qui vivent cachés parmi nous. Loups-garous, vampires, zombies partagent clandestinement notre quotidien. Vêtu de sa mythique chemise rouge et armé de son arsenal à balles d’argent, Dylan Dog est le gardien de ces forces obscures et veille à maintenir l’équilibre entre les communautés. Jusqu’au jour où une série de meurtres ensanglante la ville et menace de déclencher une guerre des monstres...

A la lecture du synopsis, point de révolution donc et une histoire qui, sur le papier, respecte l’œuvre de Sclavi. A l’écran, la réalité est tout autre... Exit Rupert Everett, qui prête ses traits au personnage papier, bonjour Brandon Routh, le fadasse interprète du Superman version Singer. Inutile de dire que ce brave Brandon, sans pour autant livrer une prestation honteuse, ne parvient pas à faire oublier le dandy anglais. Moins de classe, moins de charisme, moins de bagout, ce Dylan 2.0 est un beau gosse vaguement ténébreux comme on en trouve par paquets de douze dans n’importe quelle série télévisée américaine. Et de fait, Dylan Dog a plus la gueule d’un épisode de Supernatural ou d’Angel que du film noir qu’il est censé être.

La mise en scène ne génère aucune idée digne de ce nom et se contente de cadrer platement les péripéties mollassonnes d’un détective qui l’est tout autant. L’affubler d’un side-kick marrant pendant dix minutes, lourd pendant tout le reste du métrage, n’arrange rien. Les tentatives d’humour tombent désespérément à plat et ne font qu’allonger encore davantage un film déjà bien longuet. Outre ce duo on retrouve au casting un Peter Stormare (Fargo, Bad Boys II, Les Frères Grimm) plus cabotin que jamais, Taye Diggs (Equilibrium, Private Practice) en méchant insipide, le catcheur Kurt Angle (Warrior) en lycanthrope gros bras et Anita Briem (Elevator, Voyage Au Centre de La Terre 3D) en plante verte. Le tout sous la houlette des producteurs de Ghost Rider II et des scénaristes du dernier Conan. Ouais, ça ne sent pas très bon tout ça…

On peut toutefois saluer la volonté du réalisateur d’utiliser des maquillages et effets spéciaux physiques et de ne pas céder à la mode du tout CGI même si ceux-ci sont bien présents. Effets physiques pas forcément de qualité d’ailleurs car quand on voit la tronche de Belial on se dit que finalement, les CGI n’auraient pu être de plus mauvaise facture. On voit malgré tout que le réalisateur tente de s’impliquer en glissant quelques références et clins d’yeux appuyés à la bande dessinée d’origine (un des vampires notamment se nomme Sclavi). C’est sympathique mais ça ne sauve pas le film. Sans être irregardable, Dylan Dog se voit les yeux mi-clos et les neurones au repos.


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