Critique de film

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Du Plomb dans la Tête

"Bullet to the Head"
affiche du film

Un tueur à gages de la Nouvelle-Orléans et un jeune flic de New York sont contraints de faire équipe lorsqu’une série de meurtres fait se croiser leurs routes respectives. Leur enquête les conduira jusqu’aux arcanes du pouvoir à Washington DC.

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Trailer - Du Plomb dans la Tête (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Du plomb dans la tête - Escale à la Nouvelle Orléans
Par : Seb Lecocq

C’est une évidence aujourd’hui, 2013 est l’année du retour des dinosaures de l’action. Initiée par Sylvester Stallone avec les deux épisodes des Expendables, la vengeance des anciens tough guy de l’action américaine sent, au vu de la qualité mitigée des Die Hard 5 et de The Last Stand, plus l’eau de Cologne et les charentaises que le plomb fumant et la salle de sport. Mais Sly entendait bien remonter la cote des vieux et botter quelques jeunes culs grâce à Du Plomb dans la Tête. A la vision du film, il faut bien avouer que l’objectif n’est que partiellement atteint.

S’il n’est pas le meilleur métrage de la longue carrière de l’acteur, ni celui de son réalisateur d’ailleurs, Du Plomb dans la Tête est une très honnête série B velue, sévèrement burnée et qui fleure bon les saveurs old school des glorieuses années 80. On y suit un Stallone plus affûté que jamais déambuler, affublé d’un flic coréen, dans les rues de La Nouvelle Orléans afin de démêler les liens d’une sombre affaire de meurtre, de vengeance et de corruption. Un pitch qui rappelle plus un film noir donc, qui plus est situé à La Nouvelle Orléans, la ville la plus graphique cinématographiquement parlant des Etats-Unis. Malheureusement, Walter Hill n’exploite pas suffisamment les méandres de la ville et ses spécificités culturelles. L’intrigue, simple en apparence, se rend par moments inutilement complexe dans les relations internes entre les personnages quand la partie "enquête policière" ronronne gentiment et s’avère très routinière. Pourtant, l’intérêt du film décolle dès que Stallone apparaît à l’écran et hante les endroits mal famés de la ville. Indéniablement, la grande force de Du Plomb dans la Tête vient de ses personnages.

Stallone donc, plus monolithiquement cool que jamais, sec, noueux et adepte du « less is more ». Autrement dit : moins il en fait, plus il est bon. Il forme un sympathique tandem avec son acolyte Sung Kang, qui commence à se faire un petit nom dans le monde du cinéma d’action, basé sur le modèle de la tête et les jambes. La complémentarité des deux personnages donne lieu à quelques répliques racistes, mais toujours drôles, envers les asiatiques. Comme au bon vieux temps. Le film possède d’ailleurs quelques relents du Black Rain de Ridley Scott. Le film regorge aussi de vieilles trognes habituées de la série B qui viennent renforcer le côté ouvertement cinéma d’exploitation de l’œuvre. Outre la présence de Adewale Akinnuoye-Agbaje et de Jon Seda, tous deux découverts dans la série Oz, Du Plomb dans la Tête marque le grand retour de Christian Slater sur un écran de cinéma pour le bonheur des cinéphiles, surtout que Christian y est égal à lui-même, cabotin mais pas trop. Jason Momoa est lui aussi plus que crédible dans son rôle de bad guy monolithique qui, avec sa carrure et son catogan, rappelle étrangement le Schwarzenegger du « Contrat ». Tout le monde semble vraiment s’amuser à sa bagarrer et se flinguer à tout va, ce qui rajoute une bonne dose de fun à l’atmosphère globale d’un film pourtant pas chiche en violence.

Walter Hill emballe l’ensemble sans trop d’efforts ni conviction. Il se contente de cadrer juste et de filmer droit. On le sent toutefois plus à l’aise dans les parties plus orientées polar ou buddy movies où sa mise en scène se fait plus précise que dans les scènes d’actions qui s’avèrent, encore une fois, beaucoup trop découpées et cadrées aléatoirement, ce qui ôte une bonne partie de leur impact. On regrette vraiment cette absence de chorégraphies soignées qui vient foutre par terre un climax dantesque sur le papier : un combat à la hache entre Stallone et Momoa. Il va vraiment falloir penser à engager des monteurs à Hollywood.

Globalement, Du Plomb dans la Tête est une bonne petite série B du samedi soir qui compense son manque d’ambition par une atmosphère violente et décontractée, les headshots pleuvent, et des comédiens heureux d’être là entourant un très bon Sylvester Stallone. On n’est clairement pas face à un grand film, Du Plomb dans la Tête souffre de nombreux défauts, mais on ne s’ennuie jamais, on passe un bon moment et, comme pour The Last Stand, on peut voir ça comme une bonne préparation pour The Tomb, le film qui devrait réunir les deux monstres en fin d’année.


Commentaires sur le film

Lionel Haub

2 etoiles

Un petit film d’action tout au plus sympathique par le réalisateur de "The Warriors". A réserver aux amateurs de film d’action qui trouveront une film bien meilleur que le dernier "Die Hard".

21 mai 2013 à 17:05 | Par Lionel Haub

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