Critique de film

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Dreamcatcher

"Dreamcatcher"
affiche du film

Dans une petite ville du Maine, les gamins Jonesy, Beaver, Pete et Henry sauvent le petit handicapé Duddits de ceux qui le martyrisent. En remerciement, ils acquièrent des dons paranormaux de télépathie et de transmission de pensée. Devenus adultes, les quatre amis se retrouvent pour une fin de semaine en forêt. Survient alors un chasseur blessé et délirant qui expulse des créatures extraterrestres de son organisme. Deux d'entre elles tuent Beaver et Pete, tandis qu'une autre prend possession du corps de Jonesy. Henry part aussitôt chercher Duddits, espérant que les pouvoirs du handicapé sauront libérer Jonesy de cette entité maléfique. Pendant ce temps, le colonel de l'armée américaine Abraham Curtis prend les grands moyens pour combattre les menaçants envahisseurs.

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Trailer - Dreamcatcher (2003)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dreamcatcher - Quand Kasdan s’y casse les dents...
Par : Quentin Meignant
Tags : Stephen King, Extra-terrestres

Lawrence Kasdan est un réalisateur très apprécicé à Hollywood. Auteur de peu de films, ce dernier a néanmoins su tirer le meilleur des budgets qui lui étaient alloués avec des oeuvres telles que Silverado, Big Chill, Mumford ou Paris Match (Oui, comme le magazine !)...

Et le fantastique dans tout ça ? Eh bien, il n’y en a pas dans la filmographie de Kasdan ! Aussi, ce fut une grande surprise quand il annonça son projet d’adapter Dreamcatcher, oeuvre du grand Stephen King, au cinéma !

Doté d’un budget de 68 millions de dollars (!!!), le film de Kasdan avait donc tout pour faire un malheur et nous proposer un spectacle de qualité supérieure. Mais voilà, le cinéma fantastique, ça se maîtrise et la Castle Rock Entertainment aurait dû s’en souvenir avant d’embaucher quelqu’un sans aucune expérience dans le domaine...

Le film commence en tout cas de manière bien molle et sans trop de sens, nous présentant séparément un groupe d’amis dotés d’un même pouvoir : celui de voir dans l’esprit des gens. Tourné un peu à la manière d’un soap hollywoodien, cette entame ne présente que fort peu d’intérêt et laisse le spectateur indifférent...

Voir quatre fois la même scène, qui de plus ne sert à rien, c’est un peu lourd et Kasdan s’échine visiblement à faire passer ces lourdeurs avec quelques doses d’un humour pas vraiment très adroit. C’est alors qu’il nous présente Duddits, véritable pierre angulaire du film, un petit handicapé aussi sympathique que mystérieux.

Dans un flash-back rappelant étrangement ceux de Ca (en bien moins stressant évidemment !), nous découvrons donc cet être étrange que l’on soupçonne d’emblée de ne pas être humain ! Duddits nous rend alors un peu le sourire et donne un peu de tonus à l’ensemble.

Cette énergie nouvelle est encore renforcée par l’entrée en scène des premiers événements horrifiques majeurs du film : de mystérieux promeneurs visiblement malades font la rencontre de nos héros en rotant et en pétant...

Le manque d’ambiance sonore (hormis les pets bien entendu) nuit néanmoins à ces séquences mais la mise en scène est pour une fois à la hauteur. La fuite des animaux donne alors le ton : Kasdan nous prépare quelque chose d’effrayant qui ne saurait tarder...

Et comme de fait, la seule vraie scène bien gore survient alors avec une véritable boucherie dans les toilettes du chalet ! Sans être transcendante, cette scène a au moins le mérite de donner un petit peu d’impulsion.... Cette nouvelle source d’énergie est malheureusement bien vite gâchée par l’apparition d’une sorte de monstre extraterrestre totalement affligeant !

Ce dernier prend possession d’un des héros et fait tout pour le faire sortir de la forêt pour aller contaminer le monde entier. S’engage alors une lutte entre le « possédé » et l’un de ses amis, dernier survivant de ce massacre forestier...

Ce combat entre le bien et le mal est appuyé par l’armée, déchirée entre un véritable fou (Morgan Freeman) et un homme censé représenter l’archétype du héros américain moderne. Ces oppositions donnent lieu à des dialogues et des mises en scènes on ne peut plus ridicules et, hormis un Morgan Freeman en forme comme à son habitude, on se demande clairement qui de Kasdan ou de ses acteurs est le plus mauvais...

Une lutte finale s’engage alors entre le méchant extra-terrestre et notre ami Duddits, mortellement malade et qu’on est venu rechercher pour la bonne cause ! Cette lutte inégale en apparence, arrosée d’effets spéciaux pas terribles (comme quoi, l’argent ne fait pas notre bonheur !), donne lieu à un happy end hyper-convenu qui rappelle bien des daubes du même genre !

Kasdan s’est donc bien cassé les dents sur King et la Castle Rock peut retourner à ses études. En nous livrant un film bâclé et de bien piètre qualité, Hollywood a une fois de plus prouvé qu’argent ne veut pas dire qualité ! Un film ennuyeux à éviter comme la peste !

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