Critique de film

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Dracula 3D

"Dracula 3D"
affiche du film

Transylvanie, 1893. Une photo de Mina et Jonathan prise le jour de leur mariage déclenche l’irrésistible convoitise du comte Dracula, qui voit en Mina la réincarnation de sa bien-aimée morte quatre cents ans plus tôt. Avec la promesse d’un emploi en qualité de bibliothécaire pour Jonathan, le comte parvient à faire venir le couple dans son château situé dans le village de Passburg. Confronté à la personnalité mystérieuse de son hôte, Jonathan ne tarde pas à découvrir la véritable nature du comte et le danger qu’il représente, notamment pour sa femme. Alors que les morts violentes s’accumulent, seul Abraham Van Helsing, qui a déjà croisé la route de Dracula, semble à même de pouvoir l’empêcher de poursuivre son sinistre dessein…

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Trailer - Dracula 3D (2012)
Par : Damien Taymans


Dracula 3D (Dario Argento's Dracula) -... par PureCine

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dracula 3D - Dents de lait
Par : Seb Lecocq

Autant le dire tout de suite, plus personne n’attend quoi que ce soit d’un film de Dario Argento. Dès lors, on est en passe de craindre le pire lorsque celui–ci décide de s’attaquer à ce qui est la plus grande icône de la littérature et du cinéma d’épouvante : le comte Dracula. Le tout en 3D. Oui, dit comme ça, ça ne fait pas rêver. Dans les faits non plus. Et pourtant...

Pourtant, même si la qualité global du film ne dépasse pas la cadre du très moyen direct to dvd, on a l’impression que, contrairement à ses derniers projets, Dario fait preuve d’un minimum d’implication et avait, par intermittence, quelque considération pour ce film qui paraissait lui tenir à cœur. Pas assez pour signer un bon film mais tout de même suffisant pour le voir shooter quelques plans fort bien chiadés et mettre en œuvre d’amples mouvements de caméra. La scène d’introduction par exemple, passé le générique horrible et illisible, est très réussie et montre le maestro partir sur un long plan de grue filant à travers le petit village des Carpates. Assurément le plan le plus frais et le plus vivant concocté par le transalpin depuis un bon moment. Ce plan fera éphémèrement miroiter un retour en force du signataire de Suspiria avant que ce dernier ne retombe dans ses travers désormais habituels. Comme souvent, il se contente de filmer platement une action tout aussi plate et une intrigue bavarde à souhait. Cadrant mollement des comédiens en plein centre d’un enchainement de plans moyens sans aucun rythme, sans aucune audace visuelle ou narrative. Toutefois, par à-coups toujours, Argento met en scène quelques jolies séquences avant d’immédiatement replonger dans ses travers.

Sur l’écran, il se paie même le luxe de ressasser certaines de ses anciennes obsessions comme cette fascination pour les insectes, omniprésents tout au long de l’œuvre. L’Italien fou renoue aussi avec le gore via quelques effets très sanguinolents dont une très sympathique décapitation. En outre, Dracula marque des points grâce à une ambiance old school parfois un peu datée mais pas foncièrement désagréable car le film semble parfois réellement sortir des seventies. Outre le gore, Dracula 3D dégage un érotisme suranné (Argento filme de jolies paires de boobs en trouadé) pas inintéressant. Bref l’entreprise possède de sérieux relents made in Hammer. Mais de la Hammer bon marché, de la Hammer de chez Lidl.

Esthétiquement, le film oscille entre le chaud et le froid. Si les extérieurs sont horribles malgré de jolis décors naturels, les intérieurs ne sont pas dégueulasses et Tovolli, chef opérateur historique de Dario, se permet même quelques belles compositions, dans une église notamment, mais toujours par intermittences, la majorité du métrage restant de qualité très médiocre. Autre petite satisfaction, le score de Simonetti est très réussi par moments, même si trop envahissant, mais complètement foiré à d’autres. Chacun dans son rôle offre donc l’une ou l’autre fulgurance surgissant brutalement au milieu d’un océan de nullité. Pour résumer, Dracula 3D ressemble à un banal film de Ricadro Freda ou d’Antonio Margheriti. Et encore pas le meilleur de ces deux artisans du bis italien. Le cachet "film d’époque" jouant un rôle de cache-misère non négligeable via une jolie reconstitution et sauve un peu les meubles.

A l’autre extrême, l’énumération se transforme en litanie en ce qui concerne les très nombreux défauts de ce Dracula 3D. Mais ce serait aussi ennuyeux à lire et écrire que de regarder le film qui n’est pas révoltant par sa nullité crasse comme pouvaient l’être certaines de ses dernières œuvres (Giallo...hum hum). Ici on se contente de suivre l’histoire, qu’on connait tous déjà par cœur, avec un ennui poli parfois troublé par une sourire gêné ou un début d’excitation très ponctuelle car il faut bien l’avouer, l’heure quarante que dure le film semble parfois fort longue. Ces longueurs viennent en partie d’un scénario rachitique complètement à la ramasse, hyper-déséquilibré et d’une indigence rarement atteinte. C’est le cas de beaucoup de ses films, Argento, n’ayant jamais été un formidable scénariste, comblait ces lacunes par un génie visuelle et un fourmillement d’idées de mise en scène ininterrompu, ce qui n’est plus le cas depuis longtemps, plongeant depuis son œuvre dans un long ennui.

Les comédiens, quant à eux, semblent peu concernés et quand ils ne jouent pas façon Au Théatre ce soir, ils sont unanimement à chier avec une mention spéciale de la nullité pour Asia Argento et l’acteur incarnant un Jonathan Harker plus mièvre et transparent que jamais. Les deux seuls à prétendre tirer leur épingle du jeu sont Rutger Hauer qui campe un Van Helsing classique mais solide et Thomas Kretchmann se la joue Lugosi mais avec le gueule de Liam Neeson et le côté naturellement iconique et grandiloquent du grand Bela. L’impression de théâtralité est encore renforcée par le statisme des acteurs et de la mise en scène d’un film qui, passé les quelques fulgurances évoquées plus haut, possède un look télévisuel rappelant les fictions historique de France 3 Corrèze. Mais avec un scope tout aussi inutile que la trois dimension dont Argento ne se sert que pour accentuer quelque peu la profondeur d’un champ de toute façon bien vide et terne.

Dracula 3D n’est pas un bon film à proprement parler mais il fait tout de même figure de petite lumière au bout d’un tunnel fort sombre dans lequel était tombé son auteur. Car Argento semble de nouveau croire en son cinéma, et par instants, retrouve quelque peu ses sensations. Comme un malade sortant d’un long coma qui doit réapprendre à marcher et à parler. On est encore très loin du compte mais c’est encourageant et beaucoup plus fréquentable que tout ce qu’il a pu faire ses dix dernières années, rallumant ainsi la flamme dans les yeux du fan de toujours que je suis. Rien que pour ça, Dario mérite des encouragements.


Critique de Dracula 3D - La vie privée des animaux...
Par : Quentin Meignant
Tags : BIFFF 2013

Film qui avait créé le buzz au moment où il avait été projeté en séance de minuit à Cannes en 2012, le Dracula 3D de Dario Argento avait laissé la critique plutôt circonspecte, cette dernière ne sachant pas trop comment se positionner face à un film d’un tel acabit. Il faut dire que la descente aux enfers du Maître ne semblait alors pas connaître de limites... Dracula 3D suit Jonathan Harker, un jeune documentaliste qui rejoint le château du Comte Dracula pour y travailler. Le village reculé est en proie à de graves événements qui semblent ne pas être étrangers au Comte.

Après des ratages comme Giallo ou La Mère des Larmes, voir Dario Argento s’attaquer au mythe créé par Bram Stoker avait quelque chose de formidablement excitant mais aussi de particulièrement inquiétant. Et apprendre que le Maître allait, de surcroît, s’atteler à la 3D, finissait par entériner ce sentiment mitigé... C’est exactement le goût amer que laisse Dracula 3D dès son générique avec une courte séquence tridimensionnelle plus ou moins animée à peine digne de figurer dans la cinématique d’un mauvais jeu d’une console 64 bits.

Imbuvable dès ses premières images en forçant le trait sur une 3D ridicule, le film de Dario Argento s’enfonce par la suite au gré d’un scénario atroce ne respectant en rien l’oeuvre de Bram Stoker et abondant en fautes de goût. Déjà victime de quelques productions peu inspirée, le Comte Dracula souffre ici d’un traitement à peine croyable, infligé à grands coups de rebondissements et de transformations qui peuvent paraître cocasse. Visiblement représentant de la gent animalière au grand complet, le personnage prend place dans une sorte de fable aux images particulièrement amatrices et à l’action proche du néant. Si après une demi-heure la messe semble déjà dite, Argento a, en plus, la mauvaise idée de faire durer ce supplice pendant près de 106 minutes... Une éternité même pour Dracula !

Si vous croyiez que Dario Argento avait récemment touché le fond, vous remarquerez avec ce Dracula 3D que le grand Maître creuse encore. Le film, qui ne peut s’appuyer que sur le physique d’Asia Argento et Marta Gastini pour tenir le spectateur en éveil, est un ratage complet, à l’image de la filmographie récente de ce qui a été un génie du cinéma de genre transalpin.


Commentaires sur le film

Dracula 3D

2 etoiles

Ce qui m’a le plus gêné après la vision du film, ce sont les trous béants dans l’histoire. Des personnages auquel ont pourrait s’attacher disparaissent et réapparaissent sans que l’on sache ce qu’ils sont devenus. reste la plastique impeccable d’Asia Argento et son interprétation tout en minauderie qui valent le détour ;

L’acteur qui incarne Jonathan Harker s’appelle Unax Ugalde. Il a , entre autres, joué dans des séries comme Gran Reserva ou Cuentame como paso.

14 avril 2013 à 11:04 | Par Ricardo Anton

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