Critique de film

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Die, Monster, Die!

"Die, Monster, Die!"
affiche du film

Le jeune Stephen Reinhart rend visite à sa bonne amie dans sa demeure familiale. Il se rend vite compte qu'un mystère plane sur le manoir et que Nahum Witley, père de la jeune fille, cache un terrible secret.

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Trailer - Die, monster, die ! (1965)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Die Monster Die ! - Die Gothic Die !
Par : Quentin Meignant
Tags : Monstres, Lovecraft

Roger Corman et sa firme AIP passaient à l’époque pour être spécialisés dans l’œuvre d’Edgar Allan Poe, redoublant d’efforts dès qu’une adaptation du grand écrivain se faisait jour. Souvent prises en charge par la bon Roger, ces adaptations assez fauchées mais aussi assez fidèles démontraient un profond respect pour l’horreur et l’œuvre originale. Par contre, lorsqu’il s’agit d’adapter l’immense H.P. Lovecraft, Corman préfère faire appel à un débutant, dont les exigences (mais aussi le talent) sont moindres. Directeur artistique de formation (toujours pour l’AIP), Daniel Haller fut dès lors bombardé metteur en scène de Die Monster Die dont le scénario est tiré de la magnifique nouvelle La couleur tombée du ciel. Les bases de la nouvelle étant jugées trop simplistes par Corman et Jerry Sohl, scénariste, celles-ci furent transformées, rendant presque méconnaissable la provenance lovecraftienne du récit. D’un humble paysan trouvant une météorite qui s’est écrasée dans sa ferme, semant mort et pourriture dans la région, Die Monster Die narre l’histoire Stephen Reinhardt, un étudiant américain, qui se rend à Arkham pour rendre visite à sa petite amie, Susan Witley. Celle-ci vit dans un sinistre manoir avec sa mère, très malade, et son père, un vieillard au comportement insolite. Près de la demeure, Stephen découvre un vaste terrain complètement noirci et stérile, comme si un étrange incendie y avait sévi...

Si la fidélité au récit d’origine paraît s’être éclipsé au profit d’une certaine rentabilité scénaristique (et économique, Haller ne montrant nullement la chute d’une quelconque météorite), l’entame de Die Monster Die offre, par une mise en forme neutre associée à une bande originale gothique, une ambiance délicieusement troublante. Une touche humoristique est aussi ajoutée, par le biais des divergences entre Anglais et Américains présentées par une suite de quiproquos délirants. Sans pour autant être un monument de drôlerie, le métrage enchaîne les séquences amusantes jusqu’à son entrée dans un univers gothique poussé à l’extrême : château sombre, paysage environnant dépouillé, cet aspect « solide et compact » dans le genre, s’il n’est pas totalement de mauvais goût, paraît néanmoins trop tranché que pour vraiment séduire.

Néanmoins, la puissance dégagée par la demeure et le jeu de Boris Karloff aident l’intrigue à décoller malgré les énormes lenteurs qui se font très vite jour. Mystérieuse dans sa première partie, l’intrigue se laisse admirablement suivra avant, malheureusement, de tomber dans une certaine monotonie, la faute à une mise en scène molle et à une tension peu conséquente. En effet, si Haller est parvenu à poser chacun des éléments de son intrigue, le cinéaste ne parvient pas à les goupiller et à les faire évoluer de manière vive et intéressante. Dès lors, de pseudo-révélations en facilitations scénaristiques, le métrage se dirige tout droit vers un final simpliste et décevant. Bâclé et à moitié narratif, ce dernier laisse froid, à l’image d’une deuxième moitié de film pauvre et inutile.

Cette dépréciation au fil du temps est fortement dommageable à un ensemble dont l’entame était pourtant excellent. Malgré l’excellente prestation d’un Boris Karloff pourtant vieillissant, Die Monster Die ne demeure guère plus qu’une curiosité gothique qui se situe bien en deçà des nombreuses productions de l’époque.

Commentaires sur le film

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

C’est le genre de film qui joue sur l’ambiance, le suspens et le jeu des acteurs. Les photographies sont superbes et la mise en scène très limpide. Le mystère règne à tous moments et le film en lui-même ne mise pas sur le côté tapageur des productions actuelles truffées d’hémoglobines parfois ridicules et d’actions à tout va pour camoufler un scénario puéril ou bancal.

18 octobre 2011 à 19:10 | Par Tristan

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