Critique de film

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Diary of the dead

"Diary of the dead"
affiche du film

Des étudiants en cinéma décident de tourner, dans une forêt, un film d'horreur à petit budget. Tombant de manière assez impromptue sur un soulèvement de morts-vivants, ils sont témoins de massacres, de destructions et du chaos ambiant. Ils choisissent alors de braquer leurs caméras sur les zombies et les horreurs bien réelles auxquels ils sont confrontés. Ils tentent de rendre ainsi compte de la situation apocalyptique et de l'appétit féroce des revenants dans un style " cinéma-vérité " documentaire à la première personne.

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Trailer - Diary of the dead (2007)
Par : Damien Taymans


Diary Of The Dead : Bande-annonce 01 VOSTFR par baryla

Les critiques à propos de ce film

Critique de Diary of the Dead - Alléluia, Romero is back !
Par : Gore Sliclez
Tags : Zombies, Type documentaire

Deux ans après son grand retour aux affaires, Romero nous revient donc avec ce (forcément) très attendu Diary of the Dead, l’occasion pour celui-ci de reprendre son thème de prédilection qui aura fait de lui le pape du zombie movie.

Une équipe de tournage d’un film d’horreur se retrouve plongé loin de tout dans une invasion de zombies. Oubliant le film, ils décident de rentrer chez eux le plus vite possible, prendre des nouvelles de leurs proches. Mais leur voyage du retour s’annonce extrêmement périlleux…

Ce qu’il y a de formidable chez Romero, c’est qu’on sait d’avance à quoi s’attendre avant d’entrer dans la salle de cinoche et qu’on en ressort toujours malgré tout en ayant l’impression d’avoir vu le mythe du mort-vivant revisité et innové. Dès lors, détaillons un peu ces fameux codes récurrents un à un pour ce film-ci…

La satire sociale ? Après la société de consommation, l’antimilitarisme voici l’ultramédiatisation de notre civilisation moderne. La course à l’image et à l’info prend paradoxalement tout son sens dans cette vision apocalyptique et zombiesque. Romero utilise la caméra à l’épaule de son héros pour filmer dans un réalisme effrayant les évènements qui se déroulent autour de lui. Chaque caméra trouvée durant leur périple en terre infectée permet le relais d’information entre les membres de l’expédition ne laissant que peu de répit au spectateur et de place aux ellipses forcées. Les images ou films trouvés sur Internet et les quelques bribes d’informations radio entretiennent cette vision du Chaos planétaire. Mais l’information est-elle toujours exacte ou est-elle manipulée au profit de certains ? Voilà la question centrale du film où le caméraman vedette devient témoin de l’horreur au profit de l’unique vérité au péril de sa vie. Un twist pertinent ou quand l’information agressive et omniprésente redevient enfin témoin de l’innommable dans un but humanitaire et non mercantile.

L’humour ? Romero nous avait habitué à un humour visionnaire et de circonstance. Ici l’humour est partout dans le film et surtout il fait mouche à chaque fois. Des situations hilarantes dans une mise en scène que le maître ne nous avait pas jusqu’à présent offert à ce point. Jubilatoire à souhait…

Le gore ? Reprenant une partie de l’équipe déjà présente sur Land of the Dead mais aussi, et surtout, de Dawn of the Dead (2004) de Snyder pour les maquillages, Romero nous offre une fois encore des scènes d’un gore jouissif et toujours très visuel et parfait. Cependant, force est de constater qu’ici point d’orgie carnivore marquante comme si le réal voulait, pour une fois, s’attarder plus sur une intrigue très bien écrite et une vision d’angoisse très réaliste. Ah oui et les zombies… ben… à la Romero tout simplement !

Le casting ? Ou ce souhait répétitif de ne jamais, ou presque, prendre des acteurs connus (ben oui c’est évidement moins cher) comme pour augmenter le côté réaliste du récit et nous permettre de s’identifier plus facilement à des personnages lambda. On retiendra la sobriété d’un flegmatique Scott Wentworth (Andrew Maxwell) ou la beauté renversante de Michelle Morgan (Debra) tout simplement convaincante. Ah et elle a de beaux yeux aussi…

L’Homme ? Dans ce qu’il a de plus courageux, de plus émouvant mais aussi de plus cruel. À l’instar de cette scène où des rednecks s’amusent comme dans Dawn of the Dead (1978) au tir aux pipes avec des zombies. Une déshumanisation qui dérange et fait dire à Debra cette phrase déjà entendue : « nous sommes eux et ils sont nous »…

Diary of the Dead sonne non seulement le grand retour du génial Romero mais aussi la continuité du genre à travers une œuvre terriblement angoissante et innovante. Mais au-delà de tout ça le film est complet, solide, parfait et nous rappelle la fortune que Maître George a légué au cinéma d’horreur depuis maintenant quarante ans… Diable que c’est bon !


Critique de Diary of the dead - Comme un cadeau au pied du sapin...
Par : Quentin Meignant

Un nouveau Romero, c’est un peu comme un cadeau sous le sapin : vous avez envie de le découvrir le plus vite possible, avant même l’heure, l’attente est insupportable et pourtant, vous savez le bonheur intense tout proche.

Le réalisateur phare s’était pourtant fait plus rare en matière de morts-vivants après le fabuleux Jour des morts-vivants (1985), vision post-apocalyptique d’une Amérique en cendres, et n’était revenu aux affaires zombiesques qu’en 2005 avec le génialissime Territoire des morts. C’est tout requinqué par le succès de ce dernier que le roi des zombies s’est lancé dans le projet Diary of the dead, attendu par ses fans comme LE film de l’année.

L’idée de ce film avait germé dans la tête de ce cher George bien avant de réaliser Le territoire des morts. C’est donc sûr de lui et motivé par un concept novateur que le réalisateur donna de l’envergure à un projet comme d’habitude quasi ignoré par des producteurs américains ignares. Ainsi, Romero produisit en grande partie son film, par l’entremise de sa maison de production Romero-Grunwald Productions, créée pour financer Land of the dead.

Le début de l’histoire ressemble un peu à ce que Romero avait fait avec ses premiers zombies dans La nuit des morts-vivants. Contrairement à ses œuvres ultérieures, le réalisateur situe son action dans un monde qui n’est pas encore bien au courant de la menace qui pèse sur lui. A l’inverse des films apocalyptiques ou post-apocalyptiques comme Zombie ou Le jour des morts-vivants, nous nous retrouvons donc face à un groupe d’ados en train de tourner un film et qui tombe des nues en voyant les premiers morts déambuler.

Et là, comme à l’habitude, tout s’accélère : crash de zombies, morts-vivants carbonisés et électrocutés, suicides d’êtres humains qui ne tardent pas à se réincarner en mangeurs d’hommes, rien ne nous est épargné et, comme toujours, on en redemande !

La chair appelant la chair, Romero nous livre un gore réellement exquis et travaillé. Quelques-unes des scènes sont follement sanglantes et inventives. Le maître incontesté du genre prouve qu’il n’a rien perdu de sa verve en soumettant à notre regard des mises à mort toujours plus crues et peu ragoûtantes les unes que les autres. Ainsi, quelques scènes se détachent du lot. Par exemple, ce mort sur la table d’opération qui, en se levant, laisse tomber toutes ses tripes sur un carrelage d’un blanc immaculé, ou encore cette morte-vivante à qui l’on fait griller le cerveau à coups d’électrochocs et dont les yeux sautent à cause de la chaleur de l’engin.

Le métrage est truffé de ce genre de scènes que les amateurs du genre n’hésiteront pas à encenser et à rapporter à l’énucléation effroyable de Zombi 2 et autres réjouissances du genre. Le maître a donc une nouvelle fois excellé de ce point de vue-là.

Il s’est même permis une immense innovation par rapport à ses autres œuvres. Là où Le jour des morts-vivants, La nuit des morts-vivants ou encore Zombie étaient très sérieux, voire tragiques, et devaient donc se lire avant tout comme des films d’action, le réalisateur intronise ici beaucoup d’humour.

Chose peu commune dans la filmographie du Romero, Diary of the dead est aussi un film qui fait…. rire ! Ainsi, la présentation du Amish vaut tout simplement de l’or en barre et c’est dans un grand éclat de rire que l’on accueille ce nouveau venu bien éphémère.

La critique des médias est, bien sûr, au centre des préoccupations d’un Romero pour qui la satire sociale de la société américaine est toujours une obsession. C’est très finement que ce message nous est une fois de plus distillé. L’emploi de la caméra subjective, nous englobant dans l’action, rappelle on ne peut plus la télé-réalité et nous place donc en voyeur de faits affreusement ignobles.

Malgré toutes ces qualités, Romero n’a pas signé avec Diary of the dead son meilleur film. En effet, un peu trop de temps morts sont observés à certains moments afin de privilégier les discussions entre les protagonistes. Sans doute est-ce là un souci du réalisateur de donner la profondeur sociologique nécessaire à son œuvre, mais trop de séquences de dialogues assez répétitifs viennent parfois engluer une action pourtant bien sentie le reste du temps.

C’est assez dommageable pour un film que l’on aurait préféré du même rythme que Le jour des morts-vivants, véritable bombe au point de vue action. Romero signe néanmoins un nouveau chef-d’œuvre que vous devez découvrir au plus vite. Empreint du style du réalisateur, ce métrage vous comblera à coup sûr !


Critique de Diary of the Dead - Media Zombies
Par : Samuel Tubez

Le maître absolu du film de zombies revient à la production indépendante (et à une totale liberté artistique) pour cette nouvelle incursion au pays des morts…et des vivants. Si l’on trépigne d’envie de le revoir aux manettes d’un film ne mettant pas en scène des revenants putréfiés, on ne peut toutefois pas s’empêcher de dissimuler notre joie face à ce nouveau « zombie flick ». Et comme Romero fait toujours bien les choses, Diary of the Dead n’est pas qu’un film gore mais bel et bien une nouvelle métaphore sur notre société. Let’s go Georgie, shoot the Dead again !

Une bande d’étudiants partent tourner un petit film d’horreur dans les bois tandis que la nouvelle se répand dans tous les médias : partout dans le pays, des morts reviennent à la vie. Témoins du chaos qui est en train de naître, ils décident de filmer cette horrible invasion afin de laisser un témoignage bien tangible des évènements horribles qui sont en train de se produire.

Depuis cette scène sur le plateau télévisé vue dans Zombie, on devait bien se douter qu’un jour Romero s’attaquerait aux médias. A l’époque où les vidéos éclatent sur le Net et où tout un chacun peut s’improviser réalisateur, Diary of the Dead tombe donc comme une évidence. C’est donc avec une logique à toute épreuve (et non par désir d’être à la mode) que le film est tourné en numérique, caméra au poing. Maîtrisant parfaitement l’accessoire, le cinéaste nous régale par une mise en scène et un montage mûrement réfléchi (voir les scènes où les deux caméras shootent en même temps l’action). Techniquement, le film est irréprochable. Sur le fond, Romero pointe donc du doigt l’omniprésence et l’urgence des médias ainsi que les horreurs qu’ils nous balancent à la tronche à longueur de journée. Si la forme rejoint le fond de façon remarquable, le sujet est quant à lui démontré de façon beaucoup moins subtile que sur ces précédents films, n’arrivant pas au niveau du cultissime Zombie et sa société de consommation. Pas trop grave cependant car Diary of the Dead offre beaucoup plus encore…

Romero ose cette fois l’humour non dissimulé. Sans toutefois tomber dans la comédie (le film demeure par moments très angoissant), il nous assène des moments franchement désopilants comme l’apparition du fermier. Le cinéaste l’a toujours dit, son but est avant tout de nous divertir et sur son dernier film il semble s’être amusé comme un petit fou, nous offrant même quelques idées fraîches comme les zombies dans la piscine ou encore des façons originales (et gores) de se débarrasser des morts-vivants (l’acide, les électrochocs,…).

Toujours au top, Romero parvient à encore nous étonner dans le registre du zombie movie. Diary of the Dead prouve que l’on peut encore innover dans ce domaine, le cinéaste rappelant ainsi qu’il est encore et toujours le maître du trépassé récalcitrant. Et si on émet une petite réserve à ne pas parler immédiatement de chef-d’œuvre, c’est pour mieux lui attribuer ce statut dans quelques années, où, avec le recul, il rejoindra ses autres œuvres au panthéon des classiques du cinéma d’épouvante.


Critique de Diary of the Dead - Romero n’a pas dit son dernier mot !
Par : Romain Mollet

Infatigable, papy Romero (pardon) ! Ca fait 40 ans tout juste qu’il s’amuse à traumatiser nos esprits avec ses films mettant en avant des cannibales censés être décédés, vous savez, des "zombies". 40 ans, une saga de 5 opus... et que d’excellents films ! Même si on pouvait nourrir une certaine crainte à l’égard de ce dernier opus, il n’en est finalement rien, car il s’agit sûrement d’un de ses films les plus jouissifs.

On aurait pu penser que Romero n’aurait plus rien à dire sur notre société, alors qu’il dénonçait la surconsommation dans Zombie ou le pouvoir de la science et de l’armée dans Le Jour des Morts-Vivants et la paranoia terroriste dans Land of the Dead... et on s’est lourdement trompé, George se servant de cet épisode pour faire une synthèse de tout ça, et dénoncer, intelligemment, le pouvoir des médias à notre époque.

Différents médias touchant un public épars, moins dupe qu’avant grâce à Internet et autres téléphones portables aux connexions WAP bien définies, ayant servi à montrer la réalité des choses lors d’un certain 11 Septembre (dont le traumatisme se ressent réellement désormais dans un grand nombre de films) tandis que la télévision continue à véhiculer nombre de mensonges au nom de la soi-disant information..
Car c’est sous la forme d’un long documentaire (fictif, bien sûr) que Romero nous donne à voir cette réalité, et ce en adoptant un style réaliste qui fait assez fureur en ce moment : la première personne. Déjà utilisée par Le Projet Blair Witch, Cloverfield et Rec, on aurait pensé que ce film n’apporterait rien au genre... Curieusement, il semble le développer dans le sens où il combine plusieurs supports divers (caméscopes, téléphones portables, webcams et cameras de surveillance entre autres) tout en gardant un véritable aspect de mise en scène. On sent la patte de l’auteur dans chacune des scènes, même si la méthode est différente... C’est ce qu’on appelle un retour réussi dans le genre.

D’autant plus que ses zombies auront rarement été aussi vraisemblables, grâce au talent du fidèle Greg Nicotero, et que certaines scènes se révèlent réellement jouissives, Romero trouvant toujours des moyens inédits pour décimer ses créations (notons surtout l’arc dans cet épisode). Autre étape, le métrage joue cette fois plus sur la peur que sur le gore, et on se surprend parfois à sursauter lors de certaines scènes ou à éclater de rire (sadique) aux moments les moins propices. Doté d’une excellente interprétation, le métrage est rempli d’acteurs qui s’investissent à fond dans leurs rôles et nous offre une pléiade de personnages savoureux, entre le cinéaste amateur/geek qui ne peut lâcher sa caméra, ou la battante (Michelle Morgan) qui va elle aussi se faire contaminer... par l’envie de montrer la réalité à travers sa vision des faits.

Chroniques des Morts-Vivants est bien plus qu’un retour aux sources pour Romero, c’est une véritable nouvelle étape dans son cinéma... mais assurément aussi dans le genre de l’Horreur, même si son métrage n’est pas toujours parfait. Mais qu’est-ce qu’on s’en fout, vu l’excellent moment passé en salles, on en re-demenderait bien !


Critique de Diary of the Dead - Zombies TV
Par : Chroniqueurs
Tags : Found footage

Par Frank Black

Le cinéma caméra à l’épaule est devenu, au fil du temps, un genre en soi, et ce d’autant plus que rares sont les films qui ont su tirer parti de cette forme hybride, entre cinéma et télévision. Qu’il s’agisse de Le Projet Blair Witch, Cloverfield, aucun n’a réellement su dépasser la simple utilisation de leur format, le rétrogradant à un simple artifice esthétique. George A. Romero, le cinéaste contestataire de la saga des morts-vivants, est, on le sait, tout sauf un réalisateur formaliste. Qu’attendre alors de lui avec ce parti-pris visuel ?

Après le brulôt politique, l’anti-consummériste, l’anti-miltariste, Ro­me­ro s’in­ter­roge ici sur le pou­voir des images et de son uti­li­sa­tion (comprendre manipulation) dans l’in­for­ma­tion, bran­dis­sant comme un éten­dard une réplique re­don­dante : "ce qui n’est pas filmé n’existe pas". Les per­son­nages de Diary of the Dead sont des êtres dés­in­car­nés, dépendants des pe­tites vi­déos qu’ils pro­duisent et qu’ils ingurgitent. Des vi­déos qui se pro­pagent à une vitesse ex­po­nen­tielle, conta­mi­nant (comme les morsures) peu à peu les pro­ta­go­nistes dont les ca­mé­ras de­viennent des ap­pen­dices na­tu­rels. "On dirait que tu as une caméra greffée au visage" lance Debrah à Jason, lequel avouera fréquemment ne pas pouvoir s’empêcher de filmer. Mise en garde ou pam­phlet contre la gé­né­ra­tion "you­tube" ? Pendant ce premier segment du métrage, Romero semble absent, comme effacé derrière cette caméra que manipule un de ses personnages. D’abord en pilotage automatique, la réalisation se fait progressivement plus personnelle pour devenir plus nerveuse, jouant sur la multiplication des points de vue, le montage et les hors-champs. Au fur et à mesure que l’intrigue avance, finalement assez éloignée d’un classique film de zombies, le réalisateur semble reprendre le film en main, et parvient finalement à faire passer son message. Comme la bande à Poelvoorde (C’est arrivé près de chez vous) auparavant, il a compris que ce qui est montré est autant important que la manière de le montrer.

Préférant jouer avec le support médiatique, sur le fond comme la forme, le réalisateur délaisse les effets gore, qu’il distille avec une retenue inédite, leur préférant un apport humoristique bienvenu. En effet, jamais l’humour n’a été aussi présent dans la saga des morts-vivants. Pourtant, cet opus est certainement le plus sombre de la saga. L’hu­main tré­passe, les ins­ti­tu­tions s’ébranlent, les va­leurs s’ef­fondrent... rien que du très clas­sique pour le réalisateur, qui a tou­jours mis l’homme, son com­por­te­ment et sa bar­ba­rie au centre de son oeuvre, les zombies révélant au grand jour ses travers. Avait-​il ce­pen­dant déjà abor­dé la chose de façon aussi si­nistre ? Alors, quand il mêle habilement l’humour à l’horreur pure, le film devient carrément jouissif, Notamment lorsqu’il décide de décortiquer les codes du cinéma d’horreur, quand le tournage de la scène interrompue par les évènements devient réalité ou lorsqu’il disserte sur la vitesse de course du zombie (clin d’oeil à Ack Sbyder et son remake de Zombie). Certaines séquences sont un délice, comme le court passage chez un amish dynamiteur ou encore celui de l’hôpital, avec à la clé une utilisation inédite des défibrilateurs !

Comme toujours imprégné de ses réflexes de cinéaste bis, Romero explicite parfois lourdement sa critique de l’omnipotence médiatique. Sa chronique des morts-vivants devient par moments bancale, emplie de cet humour grandguignol, mais malgré cela, la sauce prend. Loin d’être parfait, Diary of the dead perd peut être en efficacité ce qu’il gagne en intelligence. Romero signe un film dans la lignée de son oeuvre, parfois imparfaite certes, mais toujours stimulante.


L’interview de George A. Romero (réalisateur)

Commentaires sur le film

Romero’s Revenge

2 etoiles

C’est l’histoire d’un icône qui "inventa" le film de zombie et qui ne connut plus le même succès depuis. Un jour, il découvre que le revival du genre est en plein essor, des remakes officiels de ces films (Zombie) à d’autres officieux (28 jours plus tard), il n’y a finalement que lui que n’en profite pas. Il prétexte donc une saga non clôturée pour fournir un quatrième opus qui ne fera pas l’unanimité Romero fait la gueule quand il voit que de leurs côtés les autres films marchent mieux

Il a donc une idée, il copie les autres au lieux de se copier lui même, un juste renvoie d’ascenseur un peu roublard tout de même qui donne ce Diary of the dead récupérant les idées les plus funs (Montage, mise en scène) juste pour la forme tout en livrant un discours grossier et pathétique. Dommage ça reste sympa par moment.

19 octobre 2008 à 09:10 | Par ISokilla
Fin comme un Romero

1 etoiles

daube Daube !

Je ne peux qu’être d’accord avec le commentaire précédant. L’idée de base de Romero est excellente, mais ce pauvre homme n’a aucune notion de finesse. Son message est battu et rebattu dans des répliques ampoulées et directement adressées au public par des personnages sans profondeurs voire carrément cliché. La palme revenant ex-equo au personnage principal, sorte de caméra sur patte décérébrée et au professeur "alcoolique-qui a tout compris et qui a perdu ses illusions" affreusement pédant et prétentieux (un avatar de Romero himself ?).

Que dire d’autre, c’est mou, c’est froid, et Romero est tellement insistant et maladroit avec le message de son film, message dénué de toute originalité autant dans le propos que dans la forme, qu’on en vient à penser, après 30 minutes de métrage, "oui, on a compris et maintenant ?

16 février 2009 à 14:02 | Par MadMarx
ROMERO, où est-tu mon ROMERO ?

2 etoiles

daube Daube !

Dans la famille des films de zombie, je demande DIARY OF THE DEAD. Tourné façon documentaire, l’énième film de zombies du grand Romero est preuve que le marché du zombie est en chute libre, sans parler de son " Survival of the Dead ",qui s’enfonce encore + ! Le pitch : tout le monde est canné et une bande d’étudiants survivants de l’apocalypse, sous l’égide de leur prof, tournent un film sur l’invasion des zombies, à croire qu’ils veulent un Oscar ! Sans déconner, bien que le film dispose de quelques scènes jouissives et gores histoire de sauver la mise, persiste une question co : si tout le monde est mort, qui regardera le film ? Affaire à suivre !

28 avril 2010 à 22:04 | Par Cinémaniac
Romero is dead ?

1 etoiles

Personnellement pas fan du tout de Diary auquel je préfère Survival (et oui, faut de tout pour faire un monde)... Fun et enjoué même si complètement lourdingue, Survival prouve que papy Romero peut encore faire des films de djeunz et s’affranchir du classicisme ronflant de ses dernières pellicules

28 avril 2010 à 23:04 | Par Damien
Dans l’antre du zombie.

0 etoiles

La métaphore des morts vivants a décidément la vie dure. Mais à force de se servir de l’inertie de ses monstres pour dénoncer l’inertie de nos préjugés, de nos atavismes grégaires, de nos formes de conditionnements et d’aliénations socio-politiques, Romero n’a-t’il pas fini par conduire sa métaphore dans les affres d’une autre forme d’inertie : celle de la créativité qui radote ? Enfin bref, on a compris que le monde était plein de morts vivants. Mais c’est à se demander si celui qui nous le rabâche n’en est pas lui-même devenu un ?

5 avril 2012 à 15:04 | Par Fred Bau

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